08.11.2009
Confiance totale en D.ieu
L’Évangile de ce trente-deuxième dimanche du Temps ordinaire est l’épisode de la pauvre veuve (Marc 12, 38-44).
Le texte se situe juste avant la Passion de Jésus. Jésus donne ses derniers conseils à ses disciples. Quelques versets après il dira "Prenez garde que personne ne vous égare" (Marc 13, 5).
Ici, il dit aux disciples "Méfiez-vous ...".
Il prend pour exemple certains scribes qu’il voit au Temple.
Jésus parle dans un style prophétique et dans un langage ferme qui fut celui des Prophètes pour stigmatiser certaines attitudes.
Les scribes jouissaient d'une grande considération au temps de Jésus, et elle était généralement justifiée.
Ils étaient des laïcs qui avaient étudié la Loi de Moïse dans des écoles spécialisées, des "docteurs en théologie".
Ils avaient le droit de commenter l'Écriture et de prêcher.
Ils siégeaient au Sanhédrin, le tribunal permanent de Jérusalem qui se réunissait au Temple deux fois par semaine.
Les meilleurs d'entre eux étaient nommés "docteurs de la Loi". Le respect qu'on leur vouait était en réalité celui qu'on ressentait pour la Loi elle-même.
Le livre de Ben Sirac (ou Siracide) fait (Si 38, 34 à 39, 11) l'éloge du scribe, "celui qui s'applique à réfléchir sur la loi du Très-Haut, qui étudie la sagesse de tous les anciens, et consacre ses loisirs aux prophéties... Il étudie le sens caché des Proverbes, il passe sa vie parmi les énigmes des paraboles" (Si 39, 1-3).
Mais cette reconnaissance populaire pouvait bien monter à la tête de certains d’entre eux.
Dans les synagogues, ils avaient des places réservées dans les premiers rangs, et les mauvaises langues faisaient remarquer que ces places, curieusement, tournaient le dos aux Tables de la Loi et étaient situées face au public.
La remarque de Jésus à l’égard de ces scribes n'est qu'une réponse au harcèlement dont il a été l'objet de la part de certains d'entre eux, depuis le début de sa vie publique.
La méfiance et la jalousie des scribes contre Jésus, seront grandissantes.
On le voit dans de nombreux épisodes racontés par Marc, dans la guérison du paralytique de Capharnaüm (Marc 2, 6-7), le repas chez Lévi (Marc 2, 16), les accusations d'être un suppôt du démon, ce qui expliquerait son pouvoir "Les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient : "Il a Béelzéboul en lui et : C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons" (Marc 3, 23). Ou encore la discussion sur le non-respect des traditions (Marc 7, 5).
Leur jalousie s'est peu à peu muée en haine et a fait naître en eux l'idée de le faire mourir.
Après qu'il eut chassé les marchands du Temple, Marc dit "Les grands prêtres et les scribes l'apprirent et ils cherchaient comment ils le feraient périr. Car ils le redoutaient, parce que la foule était frappée de son enseignement" (Marc 11, 18).
Jésus est bien conscient de la haine dont il est l'objet, mais ce n'est pas cela qu'il leur reproche mais de profiter de leur fonction.
Les scribes, donnant des consultations, les veuves leur demandaient probablement des conseils juridiques qu’ils faisaient payer très chers, "lls dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d'autant plus sévèrement condamnés".
Leur attitude de prière n'est pas une vraie prière puisque, ensuite, ils volent les pauvres gens.
Ils s'excluent ainsi du salut.
Alors une veuve se présente pour faire son offrande.
Elle est pauvre, Marc dit deux fois "pauvre veuve", une fois "indigence".
C'était malheureusement le cas général, car les veuves n'avaient pas droit à l'héritage de leur mari et leur sort dépendait en grande partie de la charité publique.
La veuve s'avance pour déposer deux piécettes, et c'est elle que Jésus donne en exemple à ses disciples, "Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre".
C’est cela que nous demande Jésus pour pouvoir entrer dans le Royaume, la confiance en D.ieu qui va jusqu'à prendre le maximum de risques dans un dépouillement complet.
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07.11.2009
Le Seul qui donne la paix
Aujourd’hui, jour de Shabbat, je voudrai vous faire entendre cette magnifique prière Oseh Shalom Bim’romav, chantée par The Shabbaton Choir et The Moriah Jewish Day School Choir.
Hashem, écoute notre prière et donne la paix au monde entier.
Oseh shalom bim’romav
Hi ya’aseh shalom aleinu
V’al kol Yisrael
V’imru imru Amen
Puisse le Seul qui donne la paix
Dans les cieux, donner la grande paix
À nous et à tout Israël
Et disons Amen.
Écoutons et chantons : http://www.youtube.com/watch?v=uYOIK-XdDik
Shabbat shalom à tous et à toutes
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01.11.2009
Heureux
L’Évangile de dimanche de la Toussaint est l’épisode des Béatitudes. (Matthieu 5, 1-12a).
Le mot "heureux", les auditeurs de Jésus le connaissaient bien car il était très habituel dans l'Ancien Testament.
C'est un encouragement à tenir bon. André Chouraqui le traduisait par "En marche", c'est-à-dire en marche vers le Royaume.
Adressée à des gens qui pleurent, cela veut dire qu’il ne faut pas se laissez décourager
Jésus dit dans la première Béatitude "Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux".
Cette béatitude contient toutes les autres.
Evidemment, ce n'est pas une idéalisation de la pauvreté matérielle.
La Bible présente toujours la pauvreté comme un mal à combattre.
Premièrement ceux qui suivaient Jésus n'étaient pas les gens socialement influents, importants et riches. Ils se reconnaissent parmi les pauvres.
Deuxièmement, le mot "pauvres" dans l'Ancien Testament n'a pas toujours un rapport avec la richesse matérielle.
Les "pauvres" au sens biblique, les "anawim", en hébreu "sing Anawah", sont ceux qui n'ont pas le cœur fier ou le regard hautain. Ce sont "les dos courbés" dont parlent les Psaumes, ce sont les petits, les humbles.
Ils ne sont pas repus, satisfaits, contents d'eux, il leur manque quelque chose. Alors l’Éternel pourra les combler.
Cela vous ramène à la parabole du Pharisien et du Publicain.
Le Pharisien pourtant extrêmement vertueux ne pouvait plus accueillir le salut de D.ieu parce que son cœur était plein de lui-même.
Au contraire, le Publicain, notoirement pécheur, se tournait vers D.ieu et attendait de lui son salut, il était comblé.
La qualité dont il s'agit ici, c'est "l'esprit de pauvreté", c'est-à-dire la qualité de "celui qui a pour refuge le nom du Seigneur" comme dit Sophonie.
Il attend de l’Éternel et de lui seul tout ce dont il est question dans les autres Béatitudes.
Il faut que nous soyons capables de miséricorde, c'est-à-dire de pardon et de compassion.
Il faut que nous soyons artisans de paix, que nous soyons doux et non-violents.
Il faut que nous soyons affamés et assoiffés de justice.
La première Béatitude, c'est celle qui nous permet de recevoir toutes les autres.
Tous ceux qui attendent tout de l’Éternel, comme le Publicain, sont assurés que leur recherche sera exaucée parce que l’Éternel ne se dérobe pas à celui qui cherche.
Jésus dira dans ce même discours sur la Montagne, "Qui cherche trouve, à qui frappe, on ouvrira" (Matthieu 7, 8).
Ceux qui cherchent D.ieu de tout leur cœur, ce sont ceux-là que les prophètes appellent également les "purs", ceux qui ont un cœur qui ne cherche que D.ieu.
Alors, ces Béatitudes sont des bonnes nouvelles.
La bonne nouvelle c'est que le regard de D.ieu n'est pas celui des hommes.
Les hommes recherchent principalement le bonheur dans l'avoir, le pouvoir, le savoir.
Mais ceux qui cherchent D.ieu savent que ce n'est pas de ce côté-là qu'il faut chercher.
L’Éternel se révèle aux humbles, aux doux, aux miséricordieux, aux pacifiques.
Jésus disait à ses disciples "Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups" (Luc 10, 3).
De cette manière, Jésus nous apprend à poser sur les autres et sur nous-mêmes un autre regard.
Il nous fait regarder toutes choses avec les yeux du Seigneur lui-même et il nous apprend à nous émerveiller.
Il nous dit la présence du Royaume là ou nous ne l'attendions pas, dans la pauvreté du cœur, la douceur, les larmes, la faim et la soif de justice, la persécution...
Cette découverte humainement si paradoxale nous fait comprendre que c’est notre faiblesse et notre regard d’Amour sur notre prochain qui nous ouvrent les portes du Royaume.
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31.10.2009
Tfila (prière)
Aujourd’hui, jour de Shabbat, je voudrai vous faire entendre cette très belle chanson chantée par Elad Shaer.
Écoutons et chantons : http://www.youtube.com/watch?v=s3Zcj_wTRDA&feature=related
Shabbat shalom à toutes et à tous.
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25.10.2009
Croire
L’Évangile de ce trentième dimanche du Temps ordinaire est l’épisode où Jésus rend la vue à l’aveugle Bartimée (Marc 10, 46b-52).
Jésus et ses disciples quittent Jéricho, suivis par toute une foule.
Ils entament la dernière étape avant Jérusalem.
Et voilà que Bartimée, le mendiant aveugle se met à crier "Jésus, Fils de David, aie pitié de moi!"
Marc précise que beaucoup cherchent à le faire taire car en effet après ce que Jésus vient de leur dire, les disciples et l'entourage de Jésus pensent que ce n'est pas le moment d'attirer l'attention.
Mais rien ne fait taire les appels désespérés au secours de Bartimée, "Il criait de plus belle Fils de David, aie pitié de moi!"
On ne peut pas savoir ce que recouvre exactement sa demande "aie pitié de moi".
Car on employait la même expression que ce soit pour mendier ou pour prier.
Il est vrai que nos prières sont bien souvent des demandes d'aumône que nous adressons à D.ieu.
Jésus entend Bartimée et dit à son entourage "Appelez-le", car Jésus se moque de prendre des précautions, il voit simplement la souffrance autour de lui et l’aide qu’il peut apporter.
Alors cette fois, les proches de Jésus, au lieu de rabrouer Bartimée, l'encouragent "Confiance, lève-toi ; il t'appelle".
Bartimée se sent en confiance et ose demander à Jésus une chose très importante pour lui. Sa demande à Jésus est claire, "Rabbouni, que je retrouve la vue!"
Immédiatement, sans faire un geste, Jésus lui répond "Va, ta foi t'a sauvé".
Et aussitôt l'aveugle recouvra la vue.
Quelques jours plus tard, Jésus fera à ses disciples toute une leçon sur la foi, "Ayez foi en D.ieu. En vérité je vous le déclare, si quelqu'un dit à cette montagne : ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s'il ne doute pas en son cœur, mais croit que ce qu'il dit arrivera, cela lui sera accordé. C'est pourquoi je vous déclare : tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et cela vous sera accordé" (Marc 12, 22-24).
Et une autre fois, déjà, il avait dit "Tout est possible à celui qui croit" (Marc 9, 23).
Cette guérison miraculeuse d'un aveugle à ce moment précis résonne pour les disciples et pour nous comme une révélation de l'identité véritable de Jésus.
C'est un aveugle, qui, le premier, sait ouvrir les yeux et appelle Jésus "Fils de David", l'un des titres que l’on donnait au Messie.
De plus dans l'Évangile de Marc, cette guérison est suivie aussitôt de l'entrée triomphale à Jérusalem, où Jésus est acclamé comme le Messie.
Déjà le prophète Jérémie disait "Seigneur sauve ton peuple, le reste d'Israël... Il y a même parmi eux l'aveugle et le boiteux" (Jérémie 31, 7-8).
Ici Jésus ne cherche pas à garder secret ce miracle comme se fut le cas lorsque qu’il avait guéri un aveugle à Bethsaïde, en Galilée, juste avant la profession de foi de Pierre à Césarée.
Après cette guérison Marc précisait "Il leur commanda sévèrement de ne parler de lui à personne". Parce qu'à ce moment de sa vie, on risquait encore de se méprendre sur qui il était.
Aux portes de Jérusalem, Jésus accepte d'être reconnu.
Jésus lui-même s'est reconnu comme "Fils de l'homme" mais il a aussitôt précisé que ce serait à la manière d'un serviteur et non d'un maître.
Il accomplit ce que le prophète Isaïe disait du Serviteur de l’Éternel, "C'est moi le Seigneur, je t'ai appelé selon la justice, je t'ai tenu par la main, je t'ai mis en réserve et je t'ai destiné à être l'alliance du peuple, à être la lumière des nations, à ouvrir les yeux aveuglés, à tirer du cachot les prisonniers et de la maison d'arrêt, les habitants des ténèbres" (Isaïe 42, 6-7).
Le prophète Isaïe disait aussi "Alors, les yeux des aveugles verront et les oreilles des sourds s'ouvriront. Alors le boiteux bondira comme un cerf et la bouche du muet criera de joie" (Isaïe 35, 5-6), ou encore "En ce jour-là, les sourds entendront la lecture du Livre et, sortant de l'obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront. De plus en plus, les humbles se réjouiront dans le Seigneur et les pauvres gens exulteront à cause du Saint d'Israël" (Isaïe 29, 18-19).
L'aveugle s'est levé d'un bond pour venir près de Jésus. Et lui, le pauvre, le mendiant est le premier à se réjouir dans le Seigneur et à entrer avec lui dans Jérusalem.
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24.10.2009
Ne vous affligez pas
Aujourd’hui, jour de Shabbat, je voudrai vous faire entendre la chanson Al Te’atzeivu, passage de Nehemiah (Nehémie) 8, 10, chantée par The Miami Boys Choir.
Ichlu mashmanim
u’shsu mamtakim ;
v’shilchu manos
l’ein nachon lo.
Ki kadosh na-yom
l’Adoneinu V’al te’atzeivu
ki chedvas Hashem hi
ma’uzchem
Allez, mangez des viandes grasses et
buvez des liqueurs douces,
et envoyez des portions
à ceux qui n’ont rien,
Car ce jour est consacré à Adonaï,
ne vous affligez pas,
car la joie d’Hashem
sera votre force.
Écoutons et chantons : http://www.youtube.com/watch?v=y5cZZDNZFEU&feature=related
Shabbat shalom à toutes et à tous.
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18.10.2009
Être serviteur
L’Évangile de ce vingt-neuvième dimanche du Temps ordinaire est l’épisode où Jésus annonce que pour avoir le salut, il faut se faire serviteur. (Marc 10, 35-45).
Jésus vient, pour la troisième fois de leur annoncer sa passion, sa mort et sa résurrection, annonce qui ne fait que confirmer les craintes des disciples.
Marc dit un peu avant qu'ils sont sur la route qui monte à Jérusalem et que Jésus marche en avant du groupe, les disciples suivent sans empressement, parce qu'ils ont peur, et à juste titre, de ce qui les attend à Jérusalem.
Du groupe, deux hommes se détachent Jacques et Jean, les fils de Zébédée, ceux que Jésus a surnommés "les fils du tonnerre".
Alors, de cette troisième annonce qui confirme leurs pires craintes, ils préfèrent ne retenir que la fin et ils demandent à Jésus de les rassurer.
Ils se disent que comme ils vont affronter les difficultés à Jérusalem avec Jésus, ils auront ensuite une part à sa gloire.
Jésus leur répond "Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire? Recevoir le Baptême dans lequel je vais être plongé?"
Jésus leur dit qu’il ne peut pas éviter le chemin de souffrance et de mort sur lequel les hommes vont l'entraîner et leur demande si eux sont prêts à s’engager sur le même chemin.
Puis Jésus dit "Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi".
Chez le prophète Daniel (Daniel 7), le Fils de l'homme était celui qui devait être sacré roi de toute l'humanité. Mais être roi n’est pas forcement être puissant et glorieux matériellement.
Jésus se présente non comme un roi triomphant mais comme le serviteur d'Isaïe.
Jésus dit "Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie".
Le prophète Isaïe disait "Par lui s'accomplira la volonté du Seigneur. A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu'il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés" (Isaïe 53, 10-11).
Par Lui s’accomplira le salut de l'humanité.
Jésus sait que la non-violence, le pardon, le service, l'humilité sont le seul moyen de changer le cœur de l'homme.
Alors on comprend lorsqu’il dit "Les chefs des nations païennes commandent en maîtres... Il ne doit pas en être ainsi parmi vous".
Les disciples sont le départ d’une humanité nouvelle, à l'image du Fils de l'homme, ils doivent être des serviteurs.
Pour finir Jésus dit que le Fils de l’homme est venu "donner sa vie en rançon pour la multitude".
A l'époque de Jésus, le mot "rançon" signifiait la libération, le seul but important de notre vie.
Le mot grec qui a été traduit par rançon est dérivé d'un verbe qui signifie "délier, détacher, délivrer".
Jésus ne doit pas payer quelque chose pour nous. Croire le contraire est un contresens qui défigure complètement l'image de l’Éternel.
D’abord, la Bible raconte la longue entreprise de l’Éternel pour libérer d’abord Son peuple, le peuple d’Israël, et ensuite toute l'humanité, de tous ses esclavages de toute sorte.
D.ieu est le D.ieu libérateur.
D'autre part, tous les prophètes ont lutté de toutes leurs forces contre l'horrible pratique des sacrifices humains, dont ils disaient que c'est une abomination.
Donc, quand les disciples ont entendu Jésus leur dire "je dois donner ma vie en rançon pour la multitude", il ne leur est pas venu à l'idée une minute que l’Éternel pouvait exiger l'exécution de Jésus pour apaiser un quelconque courroux.
L’Éternel n'a pas de courroux contre l'humanité et ne veut pas de sacrifice humain.
En revanche, les disciples attendaient une libération, d’abord de l'occupant romain, et en tant que Juifs croyants, ils attendaient aussi la libération définitive de l'humanité de tout le mal qui la ronge, mal d'ordre physique, moral et spirituel.
Et Jésus leur dit qu’il doit consacrer sa vie à cette œuvre divine de libération de l'humanité.
Mais Jésus leur dit aussi que cette œuvre de libération de l'humanité passe d’abord par la conversion du cœur de l'homme, et cela va lui coûter la vie, il le sait.
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17.10.2009
Entre Tes mains
Aujourd’hui, jour de Shabbat, je voudrai vous faire entendre cette très belle chanson chantée par Elad Shaer.
Hashem, protège Ton peuple et toute l’humanité.
Écoutons et chantons : http://www.youtube.com/watch?v=A31DK9K4PQk&feature=related
Shabbat shalom à toutes et à tous.
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11.10.2009
Recevoir au centuple
L’Évangile de ce vingt-huitième dimanche du Temps ordinaire est l’épisode où Jésus annonce comment rentrer dans le Royaume. (Marc 10, 17-30).
La question que l’homme pose à Jésus est pleine de bonne volonté, "que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?"
Jésus, dans un premier temps, répond que pour avoir droit à la vie éternelle, il faut observer la Loi, les commandements de l’Éternel, "Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère".
Et l'homme lui répond "Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse".
L’homme attend de Jésus d’être félicité pour son mérite d’avoir pratiqué tous les Commandements depuis sa jeunesse.
Mais Jésus va lui faire comprendre qu'il ne doit pas se contenter d’observer la Loi en en attendant une récompense et en vivant dans la sécurité.
Jésus va lui dire qu’il faut qu’il se mette en danger en offrant tout de lui.
Il va lui falloir suivre Jésus dépouillé de son ancienne vie, car la vie éternelle n’est pas une récompense pour demain, elle commence aujourd’hui, tout de suite, dans notre quotidien, humblement, dans l’étude et le service du prochain.
Pour suivre l’enseignement de Jésus et s'intégrer au groupe des disciples, il faut être libre, "une seule chose te manque, va, vends tout ce que tu as".
L’homme va alors comprendre qu’il est enchainé, qu’il ne peut pas abandonner ses richesses.
Il s'en va tout triste, et sa tristesse résonne comme un aveu de son manque de confiance dans l’Éternel, de sa peur.
Jésus ne peut que constater, "Il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de D.ieu".
L’égoïsme, la peur du dénuement empêche l’homme de vivre l’Amour que l’Éternel nous demande.
Les disciples écoutant les réponses de Jésus, sont déconcertés.
Traditionnellement, les richesses étaient considérées comme un cadeau de l’Éternel. Mais pour en faire quoi?
Mais Jésus insiste "Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de D.ieu".
Cette image signifiant l’impossibilité, est en fait un dicton juif de la même époque que les Évangiles, et qui fut transcrit plus tard dans le Talmud de Babylone, et qui parlait d'un éléphant passant par le trou d'une aiguille.
Il sera en effet très difficile pour ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de D.ieu, parce que, trop souvent, ce sont nos richesses qui nous possèdent.
Et aussi parce qu'elles sont ce que nous n'avons pas partagé avec plus pauvre que nous.
Et aussi parce que nos richesses nous font croire que nous nous suffisons à nous-mêmes, et ne nous enseignent pas à être dans la position de celui qui demande et reçoit.
C’est incompréhensible pour les disciples, "Mais alors, qui peut être sauvé?"
Jésus répond "Pour les hommes, c'est impossible, mais pas pour D.ieu ; car tout est possible à D.ieu".
Jésus ne pas nous décourager, il veut seulement une prise de conscience.
A D.ieu, tout est possible, D.ieu a tous les moyens de nous sauver.
Lui seul peut et veut nous libérer.
La tristesse du riche est de bon augure, il est en train de prendre conscience.
Quand il cessera de "faire" pour "avoir", gagner son salut, il pourra enfin accueillir le salut que l’Éternel nous donne.
Mais pour recevoir le salut, il faut savoir quitter tout ce qui nous entrave.
Les disciples, eux aussi, étaient dans la logique du mérite, "Nous qui avons tout quitté".
Jésus leur annonce seulement la persécution comme récompense et il les met en garde.
Mais surtout, il leur promet bien plus qu'ils n'auront jamais sacrifié, le centuple de tout.
Et il leur promet également la vie éternelle comme un don de l’Éternel, pas comme une récompense.
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10.10.2009
Larmes
Aujourd’hui, jour de Shabbat, je voudrai vous faire entendre cette très belle chanson, Demoet chantée par Meydad Tasa.
Merci Hashem de nous inonder le cœur de larmes de joie et de reconnaissance à travers l’angélique voix de Meydad.
Aujourd’hui, nous fêtons aussi Shemini Atzeret, "le huitième (jour) de l'Assemblée", fête de la fin de Soukkot. Selon le Talmud, le huitième jour est une fête à part entière, consacrée à l'Amour de D.ieu.
Un passage de la Torah (Bamidbar (Nombres) 29, 35) fait référence à cette célébration, "Le huitième jour vous tiendrez une réunion solennelle ; vous vous abstiendrez de travailler".
En diaspora, la célébration dure deux jours, le deuxième jour étant désigné sous le nom de Sim’hat Torah, "se réjouir avec / de la Torah".
Le cycle annuel de lecture de la Torah se termine et commence à nouveau avec une lecture de la dernière section de Debarîm (Deutéronome) suivie de celle de la première section de Beréshit (Genèse) après un défilé de festival, avec chants et danses, des rouleaux de la Torah.
C’est un des jours les plus heureux du calendrier juif.
Écoutons et chantons avec Meydad : http://www.youtube.com/watch?v=eFsp75680rU&feature=related
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