11.09.2009

Témoignage d’une mère

Drapeau États-Unis 11.jpgAux États-Unis, le 12 octobre 1998, Matthew Shepard, un jeune étudiant homosexuel de l'Université du Wyoming, décédait après avoir été attaché à une barrière et torturé par deux jeunes hommes parce qu’il était gay.
Matthew Shepard 4a.jpgMatthew Shepard avait 21 ans.
Ce crime de haine envers un homosexuel avait choqué l'Amérique, faisant de Matthew le symbole de la lutte contre l'homophobie.
Sa mère Judy, à travers sa fondation, s'est engagée de toutes ses forces dans ce combat contre la haine suite à l'assassinat de son fils.
The Meaning of Matthew, livre de Judy Shepard.jpgDans un livre témoignage, "The Meaning of Matthew", qui vient de paraître aux États-Unis chez Hudson Street Press, Judy Shepard raconte le moment où elle a appris la terrible agression homophobe dont venait d'être victime son fils, l'extraordinaire mobilisation des américains qui organisèrent des veillées à la chandelle à travers tout le pays, et comment, depuis ce jour, elle est devenue l'une des plus actives militantes des droits des gays.
À l'occasion de la sortie du livre, l'hebdomadaire Newsweek en a publié quelques extraits.
Aaron McKinney.jpgJudy Shepard raconte "On dit souvent que l'on voit une lumière blanche avant de mourir. Je me demande si c'est ce que Matt a vu cette nuit-là ou si la dernière chose qu'il a vue, fut le visage plein de haine d'Aaron McKinney.
Un coup de téléphone m'a réveillé en sursaut vers 5 heures ce jeudi 8 octobre 1998.
Judy et Dennis Shepard.jpgMon mari, Dennis, et moi vivions à Dhahran, en Arabie saoudite, où il travaillait comme directeur de la sécurité (...) J'ai supposé que l'appel venait de Matt, mon fils de 21 ans, qui vivait à Laramie, étudiant en sciences politiques et en relations internationales à l'Université du Wyoming. A cette heure-ci, c'était presque toujours lui (...) Matt semblait toujours vivre dans l'instant et voulait partager des choses avec quelqu'un immédiatement, peu importe l'heure qu'il était (...).
Mais ce jeudi matin, l'appel n'était pas de Matt. C'était à propos de Matt. Quand l'homme à l'autre bout de la ligne a dit qui il était, un médecin urgentiste de l'hôpital Ivinson Memorial à Laramie, cela m'a paralysée. Je ne me rappelle pas ce qu'il a dit ou ce que j'ai fait ensuite. Je ne sais pas si c'est la sonnerie du téléphone ou ma respiration qui fit sursauter Dennis encore endormi. Quoi qu'il en soit, il se réveilla, me prit le téléphone, et après un silence interminable émit un son, une sorte de gémissement impuissant et triste, que je n'avais jamais entendu avant et que je n'ai plus jamais entendu depuis (...).
Matthew Shepard 16a.jpgMatt avait été attaqué. Il avait subi des blessures à la tête d'une telle gravité, que ses chances de survie étaient quasi nulles.
Aussi court que fut l'appel, pas plus de cinq minutes, il fut assez long pour bouleverser toute notre vie (...).
Le reste de cette matinée est flou. Je me souviens avoir pensé : "Si je m'effondre maintenant, je ne me relèverais jamais". Dennis et moi étions sous le choc, comme en pilotage automatique, sachant qu'il y avait des choses à faire avant que la peur ne s'empare de nous…"
.
Quel magnifique courage que celui de cette mère qui a fait de son immense douleur une arme pour l’Amour et contre la haine. Qu’elle en soit remerciée.
Barack Obama et Judy Shepard.jpgRappelons qu'un projet de loi américain, élargissant la loi fédérale sur les crimes de haine pour y inclure les crimes homophobes, porte le nom de Matthew Shepard, et devrait enfin aboutir avec le soutien du Président américain Barack Obama qui en a fait une de ses priorités.
L’article de Newsweek : http://www.newsweek.com/id/214820/page/1
Seigneur, protège les gays de la haine.

13.05.2009

Innommable barbarie

Drapeau France 9.jpgEn France, s’est ouvert le 29 avril 2009, le procès des membres du "gang des barbares" qui pendant 24 jours ont torturé à mort Ilan Halimi, jeune Juif de 23 ans.
La peine infligée à ces bourreaux doit être exemplaire.
Ilan Halimi 1.jpgIlan Halimi, avait été enlevé le 20 janvier 2006 à Sceaux dans les Hauts-de-Seine, où il avait été attiré dans un guet-apens par une jeune fille servant d'"appât".
Après de vaines négociations avec sa famille très modeste, pour une rançon de 450 000 € et une séquestration très violente de trois semaines, Ilan avait été retrouvé nu, menotté, baillonné et agonisant le 13 février 2006, le long d’une voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
Pendant sa séquestration d’abord dans un appartement puis dans une cave d'immeuble de Bagneux, Ilan a subit de monstrueuses tortures.
Son corps était couvert de brulures faites par des cigarettes, d’innombrables hématomes et contusions à la suite de coups répétés, le visage était tailladé avec un cutter, il avait des plaies à la gorge et un coup dans le ventre, faits au couteau. Il avait des brûlures sur
80 % du corps
, les tortionnaires l’ayant aspergé d’essence et ayant mis le feu.
D’après le médecin légiste, les violences étaient faites pour ne pas donner la mort et que les tortures puissent se poursuivre. C’est l’accumulation de ces violences et les brûlures qui ont fini par tuer Ilan.
Ilan Halimi est décédé lors de son transfert à l'hôpital.
Mémoire 2.jpgIlan est pour toute la communauté juive un symbole de cet ignoble antisémitisme qui de nouveau renaît et essaye de se justifier.
Au premier jour du procès, il n’y eu aucun signe du plus petit remords du chef du gang, Youssouf Fofana.
Youssouf Fofana 1.jpgYoussouf Fofana est jugé avec vingt-six comparses qui ont tous à un degré ou à un autre participé au calvaire d’Ilan, comme rabatteur, gardien, tortionnaire…
La motivation du "gang des barbares" était l’argent et Ilan Halimi a été tué parce qu'il était juif, et parce que "les Juifs ont de l'argent et qu'ils sont solidaires".
Ces préjugés antisémites sont enracinés au plus profond de l'inconscient de Youssouf Fofana et de ses complices.
Étoile jaune.jpgSelon les deux experts psychiatres, Michel Dubec et Franz Prosper, qui ont procédé à de nombreux entretiens avec l’accusé et l’ont déclaré responsable de ses actes, l’antisémitisme de Youssouf Fofana est devenu obsessionnel depuis qu’il est en prison.
Les psychiatres ont déclaré, "Il est explicitement inquiet de nos accointances ou liens de subordination avec la communauté juive qui souhaiterait le tuer".
Dans ses lettres, il appelle les "djihadistes" à la mort d’Israël et se qualifie de "moudjahidin".
Le journal Le Parisien relève notamment que Youssouf Fofana a envoyé une lettre à l’avocat de la famille Ilan Halimi, Maitre Francis Szpiner, dans laquelle il écrit "Le sang d’un Juif vivant doit être coté en Bourse et son cadavre encore plus (…) A mort le 36, quai des orfèvres et l’État français. A mort Israël, à mort les Juifs".
Avec Ilan Halimi, "le gang des barbares" n'en était pas à son premier essai.
En 2005, des médecins et des notaires juifs avaient fait l'objet de tentative de racket.
Puis, le "gang des barbares" était passé à la vitesse supérieure. Marc K., Michael et Jimmy D., Olivier Z., Jacob G., tous juifs échapperont de justesse à un enlèvement.
Dès son entrée dans le box vitré de la Cour d’assises des mineurs de Paris, Youssouf Fofana invoque Allah, l’index pointé vers le ciel.
Quand la présidente du Tribunal lui demande son nom et sa date de naissance, il déclare "Mon nom est ARABS, mon prénom : African-Révolte-Army-Barbare-Salafiste. Je suis né le 13 février 2006 à Sainte-Geneviève-des-Bois".
La date de naissance qu’il donne, le sourire aux lèvres, n’est autre que celle de la mort d’Ilan. Le lieu est celui où Ilan fut retrouvé agonisant.
Ruth Halimi.jpgRuth Halimi, la maman d’Ilan, l'observe, se balançant doucement comme dans une prière intérieure.
Par la voix de son avocat, Maitre Francis Szpiner, elle réclame avec obstination la publicité de l’audience, gage d'un procès pour l’exemple.
Mais deux des accusés étant mineurs au moment des faits, le huis clos est de droit. Il sera obtenu.
Le procès durera jusqu’au 10 juillet.
Les tortionnaires d’Ilan ne peuvent même pas être qualifiés d’animaux. Aucun d’eux, ne fait cela.
Les bourreaux d’Ilan sont le Mal.
Cela nous renvoie à la barbarie naziedes hommes ordinaires influencés par un chef pervers et inhumain sont devenus des monstres.
Dieudonné 2.jpgEt quoi d’étonnant à de tels actes quand d'ignobles personnages comme Dieudonné continuent de déverser leur haine du peuple juif?
Espérons que les sanctions infligées à la barbarie, seront exemplaires.
Dépuille d'Ilan Halimi à Jérusalem en février 2007.jpgIlan Halimi repose en paix dans le cimetière de Guivat Shaoul à Jérusalem où il a été inhumé en février 2007 lors d'une cérémonie à laquelle assistait Joseph Sitruk, à l’époque grand rabbin de France.
Ruth a transféré la dépouille de son fils, ne pouvant imaginer qu'il trouve la paix sur la terre où il a été torturé. Par peur aussi, qu'une fois libres, ses bourreaux "aillent cracher sur sa tombe".
Comme en hébreu, "ilan" signifie "arbre", sa famille en a planté plusieurs en sa mémoire, dans une forêt près de Jérusalem, avec l'espoir qu'ils donnent des "fruits".
Et puis, il y a l'histoire de cette jeune musulmane. Elle a, comme des milliers d'autres, envoyé une lettre de soutien à Ruth Halimi. Enceinte durant l'affaire, elle a choisi d'appeler son fils Ilan.
Seigneur, protège-nous du Mal.

21.04.2009

Yom HaShoah

Drapeau Israël 7.jpgEn Israël et partout dans le monde, aujourd’hui 27 Nissan 5769, 21 avril 2009, nous commémorons comme chaque année, la mémoire de tous nos frères juifs et sœurs juives qui furent victimes de la barbarie nazie.
Yom HaShoah 3.jpgComme tous les ans, le 27 Nissan est le Yom HaShoah, journée de la commémoration universelle de la Shoah.
Y sont associés toutes les victimes de la barbarie nazie.
En Israël, les sirènes vont retentir pendant deux minutes à 10h du matin et tous les Israéliens s’immobiliseront en souvenir pour les martyrs.
Les voitures, les bus s'arrêtent et les passagers en sortent. Les piétons s'arrêtent également.
Pendant ce jour les lieux de loisirs et la plupart des établissements publics sont fermés.
Les chaînes de télévision et de radio diffusent essentiellement des programmes documentaires à propos de l'Holocauste et des interviews et reportages sur les commémorations. Aucune publicité n'est diffusée.
Tous les drapeaux du pays sont en berne.
Des commémorations ont également lieu dans les lycées, où les étudiants écoutent les témoignages des derniers survivants et discutent de cette période en classe.
Shoah 15.jpgÀ Auschwitz, des milliers de lycéens israéliens commémorent ce jour par la "Marche des Vivants" par opposition aux "Marches de la mort" de l'Holocauste.
En effet lorsque les Alliés se rapprochaient trop des camps de concentration et d'extermination allemands, les SS firent évacuer ces camps à l’Est dont Auschwitz, pour transférer les déportés et poursuivre le processus d’extermination en Allemagne.
Durant ces longues marches de très nombreux déportés moururent d’épuisement et de faim.
Des cérémonies se déroulent partout en Europe et aux États-Unis.
En France, des cérémonies vont se dérouler ainsi que des offices religieux dans les synagogues.
Il est d’ailleurs triste de constater qu’aucune Église chrétienne ne s’associera à ce jour de mémoire.
Mémorial de la Shoah, Paris 1.jpgMémorial de la Shoah, Paris 3.jpgAu Mémorial de la Shoah, à Paris, des 76 000 noms inscrits sur le Mur, seront lus les noms des personnes déportées par les convois n° 73 à n° 24 (lecture des derniers convois et reprise au convoi n° 1).
Cette année, la manifestation de Yom HaShoah honorera tout particulièrement la mémoire des enfants raflés en juillet 1944 dans les maisons d’enfants de la région parisienne.
Yom HaShoah 1.jpgEn France, des 76 000 Juifs, dont 11 000 enfants, qui ont été déportés vers les camps de la mort, seulement
2 600 d'entre eux survécurent.

Ne laissons pas les morts enterrer les morts.
N’oublions jamais pour que plus jamais cela puisse se reproduire.
Le site Internet du Mémorial de la Shoah à Paris : http://www.memorialdelashoah.org/
Seigneur, protège-nous de la barbarie.

20.04.2009

Résistance désespérée

Drapeau Pologne 4.jpgEn Pologne, le 19 avril 1943, lorsque les troupes allemandes pénètrent dans le ghetto de Varsovie pour liquider les Juifs qui y résident encore, les groupes de combattants de la résistance juive ouvrent le feu. L’insurrection se poursuivra jusqu’au 16 mai 1943.
Hier, c’était le 66ième anniversaire de cet ultime acte de lutte des Juifs du ghetto de Varsovie, contre la barbarie et pour la sauvegarde de la dignité humaine.
Cette résistance a inspiré d’autres actions contre la barbarie nazie.
Déportation 7.jpgEn janvier 1943, sur les 450 000 Juifs habitant le ghetto à ses débuts, il reste 71 000 personnes qui n’ont pas été tuées ou envoyées vers les camps de la mort. Pour eux la déportation semblait inéluctable.
Zydowska Organizacja Bojowa - ZOB.jpgC’est alors que plusieurs organisations juives créèrent une unité de défense armée, l'Organisation juive de combat (OJC ou Zydowska Organizacja Bojowa - ŻOB).
Zydowski Zwiazek Wojskowy - ZZW.jpgLe Parti révisionniste, des sionistes de droite, fonda une autre organisation de résistance, l'Union combattante juive (Zydowski Zwiazek Wojskowy - ZZW).
Bien qu'au départ il existât certaines tensions entre ces deux organisations, elles décidèrent de s’unir et de combattre ensemble pour s’opposer à de nouvelles déportations.
Les Allemands tentèrent de reprendre les déportations des Juifs du ghetto en janvier 1943.
Un groupe de combattants juifs s'infiltra dans un groupe de Juifs que l'on dirigeait vers l'Umschlagplatz, le point de rassemblement pour le départ vers les camps, et à un signal donné, se jeta sur les gardes allemands.
Après avoir encore déportés entre 5 000 et 6 500 habitants du ghetto, les Allemands interrompirent les déportations.
Les organisations combattantes prennent le contrôle du ghetto.
Encouragés par le succès apparent de la résistance avec cet arrêt des déportations, les habitants du ghetto commencèrent à bâtir des abris souterrains, qu'ils nommèrent "bunkers", en préparation d'une révolte, au cas où les Allemands entameraient la liquidation du ghetto, la déportation finale.
Les Allemands avaient en effet l'intention de commencer à déporter les Juifs restants dans le ghetto de Varsovie, le 19 avril 1943, le soir de Pessa’h, la Pâque juive.
Lorsqu'ils entrèrent ce jour-là dans le ghetto, les rues étaient vides.
Cette entrée des troupes allemandes fut le signal de la révolte armée.
Marek Edelman, seul commandant survivant de l'insurrection armée organisée, donne un nombre de combattants restreint, âgés de 13 à 22 ans, "Je me souviens tous d'eux, des garçons et des filles, 220 au total".
Mordechai Anielewicz, chef de la Zydowska Organizacja Bojowa - ZOB.jpgMarek Edelman, chef de la résistance du ghetto.jpgAprès la mort le 8 mai, du commandant de la ŻOB, Mordechaï Anielewicz qui dirigeait les forces de l’insurrection, c’est Marek Edelman qui lui succéda.
Bien que les troupes allemandes soient rapidement venus à bout de la résistance militaire, des individuels et de petits groupes continuèrent à se cacher et à combattre jusqu'au 16 mai 1943.
Jürgen Stroop, général SS.jpgLe troisième jour de la révolte, des forces blindées commandées par le général SS Jürgen Stroop commencèrent à incendier le ghetto, un immeuble après l'autre, pour faire sortir les habitants de leurs cachettes.
Les combattants juifs effectuaient des raids sporadiques, mais les troupes allemandes réduisirent systématiquement le ghetto en ruines. Le 16 mai 1943, Jürgen Stroop ordonna la destruction de la Grande synagogue de la rue Tlomacki, pour symboliser la victoire allemande.
Ruines du ghetto.jpgDu ghetto il ne restait que des ruines.
Jürgen Stroop rapporta avoir capturé 56 065 Juifs et détruit 631 abris.
Il estima que ses unités avaient tué 7 000 Juifs durant la révolte, et que 6 000 avaient été brûlés vifs ou gazés durant la destruction totale du quartier.
Déportation 4.jpgEnviron 7 000 autres furent déportés à Treblinka, où ils furent exterminés.
Les autres Juifs survivants furent déportés dans les camps de travail de Poniatowa, de Trawniki et de Maïdanek.
Arie Wilner, un soldat de la ŻOB dira "Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d'ici. Nous voulons sauver la dignité humaine".
Les nazis avaient prévu de liquider le ghetto de Varsovie en trois jours mais les combattants juifs réussirent à tenir plus d'un mois.
Seigneur, plus jamais ça.

22.07.2008

Le Vatican et les Oustachis

f05eff28d0e5800b31f4ea4dae7876b1.jpgLe Royaume de Yougoslavie est envahit pat les troupes nazies en avril 1941.
Un fanatique catholique, Ante Pavelic, nationaliste bien connu pour ses campagnes terroristes en Yougoslavie peu avant la guerre et exilé en Italie après sa condamnation, organise avec la protection de Mussolini et la bénédiction d'un ecclésiastique, le père Krunoslav Draganovich, les célèbres Oustachis, groupes para-militaires d’une extrême violence.
604e8a9d52e41f416c672acfa5c57a0f.jpgAnte Pavelic proclame l'indépendance de la Croatie, avec le but avoué d'en faire un état catholique modèle, selon l'enseignement de l'Église catholique romaine.


dc2768b522fa0808e502f183c726695d.jpgIl reçoit immédiatement la bénédiction de l'archevêque de Zagreb, Monseigneur Alojzije Stepinac.
Pendant toute la guerre, Ante Palevic enverra des rapports réguliers au Pape Pie XII sur la progression de la catholicisation de la Croatie.
Les chiffres sur les conversions, plus de
300 000 au cours de la guerre, obtenues de gré ou de force
, que l'on trouve dans ces rapports au Saint Siège, sont fournis par Monseigneur Alojzije Stepinac qui sera béatifié par Jean-Paul II à la fin des guerres de Yougoslavie des années 1990.
Dans les semaines qui suivent son arrivée au pouvoir, Ante Palevic fait ouvrir des camps de concentration pour les orthodoxes.
Beaucoup des gardiens et des bourreaux des camps de concentrations seront des frères franciscains.
Les moines franciscains vont jusqu’à crucifier des "hérétiques".
bfb00f0476a73aa94990c5ea671d23d1.jpgL'un d'eux, Frère Mirosav Filipovic, sera même le commandant du camp de Jasenovac où plus de 40 000 hommes, femmes et enfants trouvent la mort, des façons les plus horribles.
Dans toute la Croatie, des conversions forcées de masse ont lieu.
Quelquefois, les prélats et les Oustachis célèbrent ces "conversions" avec le sang au lieu de l'eau, pour reprendre un bon mot Oustachi.
2e250e7e3a900725b1f23d8904149bdd.jpgLe clergé participe activement aussi à ces tueries.
Par exemple, le Père Ivan Raguz lance un appel public demandant de tuer tous les Serbes orthodoxes, y compris les enfants, "afin que même la semence de ces bêtes ne reste".
3d23e1be7ddc1dd586f77b36a6350ae6.jpgLe génocide d'orthodoxes par le régime théocratique des Oustachis tue environ
400 000 personnes
.
La Guerre Sainte s'organise sur les bases d’une idéologie nationaliste et ouvertement raciste, mêlée avec des messes, l'Évangile, la Croix et des cantiques, en une véritable Inquisition.
La terreur catholico-nationaliste qui se développe en Croatie est tellement brutale que d'après des sources de l'époque, même les soldats nazis, les soldats fascistes et les SS se disaient eux-mêmes choqués, écoeurés par les méthodes de torture, les assassinats massifs et autres cruautés en vigueur.
Après dix mois de terreur ouverte, le régime des Oustachis recevra la bénédiction de l'Église Catholique, Apostolique et Romaine.
Le représentant du Vatican est au premier rang lors de la cérémonie d'inauguration officielle du Parlement oustachi.
b83324cd9afdfbd2c6385ac8f7416020.jpg809281484f177f73a4f125eefbe7975d.jpgLe pape Pie XII reçoit Ante Pavelich à deux reprises.
Monseigneur Giovanni Battista Montini, qui est alors secrétaire du Vatican et qui deviendra bientôt le pape Paul VI, en remerciements des services ecclésiastiques rendus, reçoit également Ante Pavelich.
Une fois la guerre terminée, le Vatican offre asile, obtient visas et passeports pour qu’Ante Pavelich et les Oustachis se réfugient en Argentine où Juan Peron, grand admirateur de Mussolini, les accueille à bras ouverts.
Juan Peron nomme Ante Pavelich conseiller à la sécurité et lui remet quelques 35.000 visas pour que les tortionnaires Oustachis viennent s'installer en Argentine et créent une force de choc "contre le communisme".
Voilà ce qu’ils ont fait de l’enseignement de Jésus.
Seigneur, aies pitié de ton Église

12.03.2008

Triangles roses

898b1e5e415ee3e2cf6e48bfcc1bc73d.jpgEn France et dans les pays occidentaux, nos luttes semblent porter leurs fruits et l’on nous concède des droits en égalité avec la majorité hétérosexuelle.
Il y a pourtant bien des réticences et même les oppositions se durcissent, comme si notre existence de gays ne pouvait pas être, comme si cette simple égalité que nous demandons n’était pas justifiée.
Les politiciens de droite, les Églises, refuge du conservatisme, nous stigmatisent et nient même notre existence.
Une grande partie de la population nous tolère juste.

Il me semble que ce que nous avons acquis est très fragile et demanderait si peu pour que de nouveau nous soyons des parias, les boucs émissaires devant une vindicte populaire manipulée.
Je me rappelle la situation des homosexuels en Allemagne, pendant la République de Weimar. L’acceptation de l’homosexualité d’une société cultivée et ouverte sur le monde, existait. De nombreuses associations homosexuelles se créent dans toute l’Allemagne.
Et puis il a suffit de si peu, de la crise économique et de la venue au pouvoir d’un "sauveur", Adolf Hitler pour que nous basculions dans l’horreur et la pire des barbaries.
0e34b182d5df82ff70c0ceea575bc610.jpgDes milliers d’homosexuels furent arrêtés dans l’indifférence des gens "normaux", pourtant leurs voisins, leurs collègues de travail…, et déportés vers des camps de rééducation, en fait des camps d’extermination.
2fc4a3d3f7bad799067d70a5752b5759.jpgDans les camps, les homosexuels étaient au plus bas de l’échelle des déportés et ont subis les pires traitements et étaient ceux qui mourraient le plus rapidement. Ils étaient même haïs des autres déportés. Si peu sont revenus.
Et quand ils sont revenus, ils ont du se taire, cacher ce qu’ils avaient subis. Pour les vainqueurs, ce que les homosexuels avaient vécus était normal. Aucune réparation et même compassion!
Dans son poème La guenille consacré à la déportation des homosexuels, André Sarcq écrit "Chaque assassinat d’un homosexuel par un nazi s’est doublé d’un assassinat de sa mémoire par les familles, les politiques et l’histoire officielle. Il y a eu pour chaque homme deux meurtres. Et je suis incapable de distinguer lequel l’emporte dans l’ignoble".
Qui nous défendraient aujourd’hui? On sonne à votre porte, on vous emmène. Vos voisins interviendraient ils? Non, notre vie, nos préférences justifieront forcement cette arrestation. Et l’on vous oubliera bien vite.
N’oublions jamais cela, on nous tolère, c’est tout.
Les gens n’aiment pas la différence.
La norme est tellement rassurante et comme elle est majoritaire, c’est forcement comme cela que l’on doit être.
d2f2e554cebb7f5a99aa16d8fb9cc21c.jpgJe m’interroge comme Jean Cayrol dans ce texte pour le film "Nuit et Brouillard" d’Alain Resnais :
"Qui de nous veille de cet étrange observatoire pour nous avertir de la venue des nouveaux bourreaux?
Ont-ils vraiment un autre visage que le nôtre?...
Quelque part, parmi nous, il reste des kapos chanceux, des chefs récupérés, des dénonciateurs inconnus.
Il y a tous ceux qui n'y croyaient pas ou seulement de temps en temps.
Il y a nous qui regardons sincèrement ces ruines comme si le vieux monstre concentrationnaire était mort sous les décombres, nous qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s'éloigne, comme si on guérissait de la peste concentrationnaire, nous qui feignons de croire que tout cela est d'un seul temps et d'un seul pays, qui ne pensons pas à regarder autour de nous et qui n'entendons pas qu'on crie sans fin"
.
Seigneur, ne nous abandonne pas.

18.02.2008

Mémoire des persécutés

d842bc06a459b84d1affc9ff042eb649.jpgEn France, le Président Nicolas Sarkozy commet une injustice discriminatoire en voulant imposer à chaque enfant de France le souvenir exclusif d’un enfant juif victime du régime nazi.
Les victimes de toutes origines, de toutes entreprises exterminatrices et génocidaires ne sont-elles pas également dignes de mémoire ?
Pourquoi susciter de façon si évidente, le sentiment qu’il n’y aurait de compassion et qu’il ne devrait y avoir de souvenir que pour la souffrance du peuple juif ?
3a302192eb5d6330b70e0440c7d743d8.jpgQue l’on se souvienne, pour que cela ne se reproduise jamais, des enfants juifs déportés et morts dans les camps de concentration nazis est légitime, mais pourquoi se souvenir uniquement des enfants de la Shoah ?

6083bb92ac4be2a1f70be8792fb9b349.jpgNicolas Sarkozy ne fait il pas là de la discrimination à la mémoire ?
Doit-on oublier tous les autres enfants et adultes persécutés de l’Histoire du monde ?


Où est la mémoire des enfants tziganes également déportés et morts dans les camps de concentrations nazis?
Où est la mémoire des enfants arméniens victimes du nettoyage ethnique perpétré par les Turcs ?
Où est la mémoire des enfants russes et des pays de l'Est morts de faim sous le régime de Staline ?
Où est la mémoire des enfants violés, torturés, égorgés par les deux camps pendant la guerre d’Algérie ?
Où est la mémoire des enfants vietnamiens morts, mutilés par les mines ou brulés au napalm ?
Où est la mémoire des enfants cambodgiens victimes des Khmers rouges et du génocide qui fit un million de morts ?
Où est la mémoire des enfants rwandais massacrés à la machette ?
Où est la mémoire des enfants algériens égorgés par le GIA ?
Où est la mémoire des enfants kurdes victimes des régimes turcs ou irakiens ?
Où est la mémoire des enfants bosniaques de Srebrenica et d’autres villes, massacrés pendant la guerre de Bosnie?
Où est la mémoire des enfants palestiniens victimes de la haine et qui n’ont à opposer aux armes lourdes que des pierres ?
Où est la mémoire des enfants irakiens, morts sous les frappes des bombes américaines ou victimes du terrorisme aveugle ?
Où est la mémoire des enfants d'Afrique qui sont morts et meurent encore de faim au Biafra, au Sahel, au Darfour...?
Où est la mémoire des adolescents gays iraniens qui sont exécutés au nom de la religion?
b47b01ddeb78a736dadddd23469c718a.jpg24c4fb59bdad08aff480f8e8a7a334b5.jpg







Doit-on oublier toutes ces victimes?
En France vivent des personnes réfugiés ayant fuit ces massacres commis dans leur pays. Doit-on oublier leurs souffrances et leur exil?
Pourquoi ce racisme dans la mémoire ?
Ne serait il pas mieux que la France reste un pays d’accueil pour tous les persécutés de notre monde, à l’heure où la politique du gouvernement actuel renvoie par milliers des personnes venus trouver ici un peu de paix, de sécurité et de bien être ?
Seigneur, fait que l’on oublie aucune victime de la haine et aide ceux qui aujourd’hui encore sont persécutés.

31.12.2007

Les fleurs de l’éternité

55bf48d94c8f4685f5b402f919b62796.jpgAujourd’hui je voudrai vous faire partager mon émotion à l’hommage qu’a écrit et que chante Harlem pour Grégory Lemarchal, décédé de la mucoviscidose, le 30 avril 2007.
Il parle de cette absence que je connais tellement depuis que la maladie t’a aussi emporté, mon Stanislas.
C’est aussi un appel à la vie et à faire le don total de soi en permettant le prélèvement de nos organes si nous décédons. Pensons y et donnons jusqu’au bout.
La chanson de Harlem : http://www.association-gregorylemarchal.com/mp3/harlem.html
Seigneur, merci pour l’Amour que nous partageons.

09.11.2007

Déportation gay

17c4f28d49d8a7fa98af620ae6e81f04.jpgEn France, le Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH) a rendu public le 7 novembre les résultats des derniers travaux conduits par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) sur la déportation pour motif d’homosexualité depuis la France pendant la Seconde Guerre Mondiale.
8aab1de2af01f1615d65645323e0c231.jpgLe Mémorial de la Déportation Homosexuelle a publié des données inédites et tout à fait passionnantes d'un point de vue historique.
C'est une équipe basée au Mémorial de Caen qui a travaillé sur la déportation depuis la France d'un certain nombre d'homosexuels dont elle a pu retracer le parcours. Ces recherches font suite à un précédent rapport de 2001, évoquant une première liste de 210 victimes de déportation pour homosexualité.
Le Mémorial explique "Nous avions accueilli ce rapport comme une base de départ, c’est pourquoi nous avions plaidé pour une nécessaire poursuite des recherches sur les archives".
Les conclusions rendues évoquent le sort de 63 victimes dont la déportation pour motif d’homosexualité (depuis la France) est désormais prouvée grâce à des éléments probants (identité des personnes ; date et lieu d’arrestation ; motif de condamnation et date du jugement ; date de remise aux forces allemandes ; date et lieu de départ en convoi ; date et nom du camp d’internement ; date de décès ou de libération ; motif de libération : décès, fin de la peine, enrôlement de force dans l’armée allemande sur le front de l’est, ou libération des camps par les forces alliées).
Si les nouvelles recherches écartent volontairement certains cas pourtant recensés dans le rapport de 2001, c’est pour s’attacher à mettre à jour des parcours complets et donc irréfutables.
8f088364b9c0c566660cebd442f31630.jpgAujourd’hui il est clairement établi que même si elle était marginale (1%), la déportation depuis la France pour motif d’homosexualité est une réalité historique incontestable.
Sur les 63 cas recensés par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD), on apprend que 22 ont été arrêtés en Alsace-Moselle (territoires annexés au Reich), 35 au sein du Reich même et 6 en zones occupées (notamment Paris).
La plupart d'entre eux ont été internés dans des camps, les autres dans des prisons allemandes. L'enquête atteste qu'au moins 11 de ces homosexuels trouvèrent la mort en déportation dont 9 dans un camp de concentration ou un commando extérieur.
Les nouvelles recherches livrent d'autres informations sur des aspects peu connus de la déportation d'homosexuels depuis la France occupée et notamment Paris.
Parmi les 6 cas recensés, on trouve celui d'un artiste dramatique arrêté en 1944 à Paris car il entretenait une liaison avec un Allemand.
Celui encore d'un danseur d’opéra fréquentant les bals homosexuels clandestins de Paris. Arrêté, emprisonné puis remis à la Brigade Mondaine de Paris qui le livre aux forces allemandes en vue de sa déportation.
On découvre aussi l’existence de cas de déportation pour homosexualité de Français travaillant dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO) en Allemagne. Ainsi, sur 15 Français déportés au camp de Natzweiler au titre du Paragraphe 175, 8 moururent en déportation, 4 restèrent en vie, le destin des 3 derniers reste méconnu.
Le rapport mentionne aussi l’existence d’un Strasbourgeois déporté pour homosexualité ayant tenté de faire valoir ses droits à une pension. En 1964, il sollicite une pension de la Commission Départementale chargée d’indemniser les victimes. Ayant essuyé un refus, il forme un recours et saisit la Commission Nationale qui confirme le refus. Il décide alors de saisir le Tribunal Administratif de sa ville. Il meut le 9 février 1965 à l’âge de 68 ans. N’ayant ni descendant, ni héritier, la plainte disparaît avec lui. Pour le Mémorial de la Déportation Homosexuelle, "les nouveaux résultats révélés viennent valider a posteriori les convictions défendues par le MDH depuis sa création en 1989. Les décennies qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre Mondiale ont été marquées du sceau du tabou, du silence, de l’occultation et même de la négation de la déportation pour motif d’homosexualité".
a7aee7d506cdc6d1669536890b18981e.jpgHussein Bourgi, le président du Mémorial de la Déportation Homosexuelle se félicite que "Grâce à Pierre Seel (premier français à avoir témoigné de sa déportation pour motif d’homosexualité), grâce à l’engagement du journaliste militant Jean Le Bitoux, grâce à la persévérance du MDH, et plus récemment grâce aux travaux des historiens et des universitaires, nous arrivons progressivement à faire la lumière sur cette sombre page de l’Histoire de France".
Il poursuit "Il reste des dizaines de cas mis à jour et dont l’itinéraire reste à reconstituer. C'est pourquoi le MDH demande au Ministre de la Défense et au Secrétaire d'État à la Défense d’inclure la poursuite des recherches sur la déportation pour motif d’homosexualité depuis la France dans la convention triennale (2008-2011) qui sera signée prochainement avec la Fondation pour la Mémoire de la Déportation".
Nous devons nous souvenir de ces gays que l'on a voulu éliminer du seul fait qu'ils aimaient différemment.
Il est important que ces faits soient connus pour que plus jamais une telle horreur puisse revenir.
Seigneur, protège les gays persécutés.

24.03.2006

Hommage à Pierre Seel, déporté homosexuel

De nombreux homosexuels, portant le triangle rose, sont morts dans les camps de concentration nazis où ils étaient les déportés souvent les plus mal traités.
Même après la Libération, les déportés homosexuels ont eu beaucoup de mal et mis de nombreuses années à être reconnu comme des victimes. Comme si ce qu’ils avaient subi comme sévices et humiliations, et même souvent de la part des autres déportés, était normal.
En France, Pierre Seel est le seul déporté homosexuel qui a été officiellement reconnu. Il fût déporté en 1941 au camp de Schirmeck en Alsace, ainsi que son ami Jo, comme lui âgé de dix huit ans. Comble de l’horreur, Jo ce garçon qu’il aimait, fût devant ses yeux, livré nu aux chiens qui l’ont dévoré vivant, la tête coincée dans un seau qui amplifiait ses cris.
Ensuite libéré, Pierre Seel fût en tant qu’alsacien, enrôlé de force dans l’armée allemande.
Après la Libération, il se tût et garda sa douleur pendant quarante ans. Il se maria même et eu des enfants pour essayer d’oublier et rentrer dans la norme. Sa famille ne savait rien de son passé de douleur.
A cinquante neuf ans, en 1982, il se décida, pour témoigner, à révéler ce passé qui lui pesait tant, en en parlant et en publiant un livre en 1994 : Moi Pierre Seel, déporté homosexuel chez Calmann Lévy.
Il mit de nombreuses années à être reconnu officiellement comme déporté.
Pierre Seel est décédé le 25 novembre 2005 et est allé rejoindre, auprès de notre Seigneur, son ami Jo.
Une cérémonie en hommage à Pierre Seel, se déroulera à Paris, le 31 mars à l’Arc de Triomphe, à l’initiative de l’association "Les oubliés de la Mémoire" et en présence de la chorale gay Mélo’men.
La cérémonie prendra place dans le cadre du "ravivage de la Flamme" à 18h30 (rendez-vous des participants à 17h45 à l'angle de l'avenue de Friedland et des Champs-Elysées). Le groupe Mélo’Men interprètera, à l’issue du dépôt de gerbes sur la Tombe du Soldat Inconnu, le "Chant des Marais", hymne européen de la déportation, créé en 1933 dans le camp de concentration nazi de Boergermoor.

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