30.10.2009
Contre la barbarie punitive
En Indonésie, après avoir été approuvée par le parlement local, le 14 septembre 2009, une loi instaurant notamment le bâton ou le fouet contre les homosexuels dans la province d'Aceh, bastion de l'orthodoxie musulmane suscite une forte contestation.
L'organisation Amnesty International avait réagi en se disant "préoccupée par des dispositions qui criminalisent l'adultère et l'homosexualité".
Elle avait déclaré "Les autorités indonésiennes doivent faire en sorte que ces dispositions sont abrogées en conformité avec le droit international et des normes relatives à l'intégrité physique et mentale et à l'égalité devant la loi".
Le gouvernement central indonésien s'était contenté d'indiquer que la loi contrevient à la Constitution du pays.
Depuis, un bras de fer a été engagé par Irwandi Yusuf, le gouverneur d'Aceh qui s'oppose à de tels châtiments, jusqu'à présent inconnus en Indonésie, le plus grand pays musulman au monde.
Abdul Hamid Zein, le porte parole du gouverneur a expliqué le 26 octobre 2009 "Le gouverneur a refusé de signer la loi sur la lapidation, qui s'apparente à la peine de mort".
Le nouveau texte est particulièrement sévère pour les délits et crimes contraires aux principes de l'Islam.


Outre l'infidélité qui est punie par la lapidation, il punit le viol d'un mineur de 400 coups de bâton ou de fouet, la relation sexuelle entre adultes non mariés de 100 coups, l'acte homosexuel de 100 coups et les jeux d'argent de 60 coups.
Autant dire que condamner une personne à 100 coups de bâton ou de fouet est comme la condamner à mort.
Cette loi barbare a été condamnée par les défenseurs des droits de l'Homme et désapprouvée par des partis nationaux à Jakarta.
L’organisation Human Rights Watch (HRW), basée à Washington a déclaré "La lapidation et la flagellation sont considérés comme des actes de torture dans toutes les circonstances".
Mais des personnalités et une partie de la presse ont relativisé la portée de la loi en raison du contexte.
Elle s'apparente en effet à un baroud d'honneur du parlement provincial sortant, au sein duquel les partis islamiques étaient influents.
Ce dernier a depuis laissé la place à une assemblée dominée par le Parti Acehnais, créé par l'ex-mouvement de rébellion ayant lutté pour l'indépendance de cette province du nord de l'île de Sumatra.
Hasbi Abdullah, le président du parlement a indiqué que les nouveaux députés sont "globalement" opposés aux châtiments corporels et prévoient de réviser la loi.
Peuplée de 4 millions d'habitants, Aceh dispose d'un statut d'autonomie spéciale.
A la fin du long conflit avec les rebelles séparatistes, Jakarta l'a autorisé à mettre progressivement en vigueur la charia, la loi islamique, avec notamment le port du jilbab, le voile et l'instauration d'une "police de la charia" comme en Iran.
De ce fait, les responsables religieux y sont plus intégristes que dans le reste de l'Indonésie, où l'Islam est pratiqué avec tolérance.
Comment des hommes peuvent ils croire que la torture et la violence contre leurs frères sont approuvées par D.ieu qui a créé tous les hommes. Une telle violence est une violence contre D.ieu.
Seigneur, où est l’Amour que tu nous demandes?
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gay ezt lesbienne



































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