28.10.2009

Église sans Amour

Drapeau Italie 2.jpgEn Italie, un prêtre catholique d'une paroisse de Florence a célébré dimanche 25 octobre 2009 le mariage de Sandra Alvino, 64 ans, transsexuel, homme devenu femme il y a plus de 30 ans, et son compagnon Fortunato Talotta, 58 ans, évidemment contre l'avis de la hiérarchie vaticane.
Sandra Alvino et Fortunato Talotta.jpgLes deux époux, déjà mariés civilement depuis 25 ans, n'ont pas prononcé le classique "oui je le veux" après les formules consacrées, mais ils ont procédé à l'échange des anneaux et ont été bénis par le père Alessandro Santoro à Piagge, dans la banlieue industrielle de la capitale de la Toscane.
Un bon nombre des 200 invités à la cérémonie ont pleuré pendant la longue homélie du prêtre.
Alessandro Santoro, prêtre de Piagge près de Forence.jpgLe père Alessandro Santoro a souligné que sa décision n'était "pas un acte de rébellion" envers l'Église mais que c'est "un acte de fidélité à l'égard de mes fidèles, de l'Évangile et envers les gens que j'aime".
Il a ajouté "C'était mon devoir".
Ennio Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille 2.jpg Il y a deux ans, ce mariage religieux avait été stoppé par l'archevêque de Florence de l'époque, aujourd’hui cardinal, Monseigneur Ennio Antonelli, et l’évêque titulaire actuel du poste, Monseigneur Giuseppe Betori avait demandé au père Alessandro Santoro de ne pas le célébrer.
Mariage gay 5.jpgSelon la discriminatoire Église catholique romaine, ce mariage n'est de toute façon pas valable car le droit canonique exige l'hétérosexualité des époux.
Quelle importance peut avoir le droit canonique d’une institution haineuse lorsqu’il s’agit de bénir l’Amour?
Avant la bénédiction finale, le père Alessandro Santoro s'est dit conscient comme les deux époux que "le sacrement célébré aujourd'hui sera annulé quand l'acte arrivera au diocèse". Il a déclaré "Mais il ne sera pas annulé pour nous, pour cette communauté, ni aux yeux de Dieu".
Il ajouté dans une allusion à la réaction de sa hiérarchie, "J'ai obéi jusqu'au bout à cette communauté comme j'obéirai à partir de demain à toute décision qui sera prise".
Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix 2.jpgMonseigneur Renato R. Martino, le cardinal qui occupait jusqu'à samedi 24 octobre le poste important de président du conseil pontifical Justice et Paix et avait été interrogé alors qu'il se trouvait à Florence, avait critiqué fortement la décision du père Alessandro Santoro.
Il avait estimé le cœur sec "Je ne comprends pas comment on peut faire une chose de ce genre. C'est contre nature et cela ne mènera à rien à l'intérieur de l'Église".
Il avait dénoncé sans aucun amour "La biologie, ce que Dieu a fait homme et femme, ne peut pas être changé par des subterfuges". Quelle bêtise!
Mais cela va encore plus loin.
Giuseppe Betori 2.jpgSuite à cette cérémonie, le père Alessandro Santoro a été relevé de ses fonctions de prêtre par Monseigneur Giuseppe Betori, archevêque de Florence.
En annonçant avoir "relevé" le prêtre de sa mission pastorale, l'archevêque l’a invité à "une période de réflexion et de prière".
Dans son communiqué, l'archevêque dénonce "la simulation d'un sacrement dans un acte dépourvu de valeur en raison de l'absence des éléments constitutifs au mariage religieux".
L’archevêque sans aucune humanité a déclaré que "L'acte est particulièrement grave car il est trompeur pour les deux personnes concernées" en estimant que la cérémonie a "déconcerté et suscité la confusion dans la communauté chrétienne et l'opinion publique qui peuvent penser que les conditions essentielles pour un mariage canonique ont changé pour l'Église" catholique romaine.
Jésus de Nazareth 10.jpgIl est sûr qu’il faudrait que cela change du coté des membres de cette hiérarchie indigne qui par leurs déclarations et leurs actions n’ont aucun droit de se déclarer les disciples de Jésus.
Encore une fois on voit l’ignoble inhumanité de cette institution indigne de notre Seigneur.
Merci au père Alessandro Santoro pour le bonheur qu’il a donné à ce couple et pour avoir mis en réalité l’Évangile d’Amour de Jésus.
Seigneur, bénis l’Amour, c’est sur cela que nous serons jugés.

Commentaires

C'est un cas très intéressant, ou l'Église aurait pu pencher dans l'autre sens sans renoncer à ses présupposés, qui veut pour les unir deux sexes différents. Ici, l'individu "devenu" femme autrefois était sans doute femme depuis sa naissance. Le tort de l'Église est clair : il consiste à prétendre que la définition des sexes est de droit divin, alors que c'est une question scientifique comme la rotation de la terre autour du soleil.
Merci pour les réflexions suivies que vous nous fournissez toujours. Amicalement

Ecrit par : Ephrem | 28.10.2009

Je ne suis pas catholique, mais j'approuve le fait que ce prêtre ait été relevé de ces fonctions !

Ecrit par : charly | 02.11.2009

Je ne me reconnait pas dans cette eglise qui pour tant preche l'amour enver sont prochain.Des que l'on parle des homosexuels qui forniquent pecher mortel.L'eglise ne donne a part le repantir aucun sacrement s'il affiche ouvertement sont homosexualité.Donc faut vivre dans l'hypocrisie pour plaire aux pontes vatican haineux.Dans leurs hierarchies n'en y a t'ils pas qui mette des robes?Et qui en sont.

Ecrit par : Benoit | 11.11.2009

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