31.07.2009
Homo-parents
En France, les couples homosexuels qui ont des enfants se partagent les tâches domestiques et éducatives de façon plus égalitaire que les couples hétérosexuels, même si leur fonctionnement n'est pas vraiment différent, selon une étude publiée par la Caisse nationale d'allocations familiales.
Martine Gross, sociologue auteur d’un article intitulé "Les familles homoparentales: entre conformité et innovations" parue dans le dernier numéro, N°154 - Le travail parental : représentations et pratiques, de la revue "Informations sociales", éditée par la Cnaf relève que "Les "homo-parents" ne mettent pas en place un fonctionnement familial très différent des familles les plus traditionnelles".
L’étude poursuit que globalement, "les familles homoparentales (...) se conforment à certaines normes et représentations sociales et elles en transgressent d'autres".
Notamment, "le désir de transmettre des valeurs est présent au sein de ces familles de la même manière que dans l'ensemble de la population".
Ainsi, "en ce qui concerne les pratiques éducatives, elles transmettent les mêmes valeurs et reproduisent les mêmes comportements".
La sociologue note encore par exemple, que "malgré la condamnation de l'homosexualité maintes fois exprimée par les institutions religieuses, les parents gays et lesbiens qui (ont) reçu une éducation religieuse tenaient à transmettre ce qu'ils (ont) reçu".
Toutefois, quelques menues différences apparaissent entre couples homosexuels et hétérosexuels.
Ainsi "la répartition des tâches domestiques et éducatives est beaucoup plus égalitaire dans les familles homoparentales, et en particulier lesbiennes, que dans les familles hétéro-parentales" avec cependant "une relative différence pour les soins aux enfants, que les mères biologiques semblent prendre davantage en charge".
Donc vraiment pas de quoi justifier la haine des associations familiales chrétiennes et des partis politiques qui les soutiennent, et leur combat fanatique contre l’égalité des droits des couples homosexuels avec les couples hétérosexuels.
Cette haine ne repose sur aucun fondement logique et n’est en fait qu’idéologique de la part de ces institutions religieuses et politiques, et des personnes qui refusent la diversité du monde et l’égalité.
Seigneur, merci pour la diversité de Ta création.
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30.07.2009
Jour de deuil
Aujourd’hui, en tant que Juifs, nous fêtons le 9 Av, en hébreu Tisha Be'av (תשעה באב).
Ce jour de jeûne du cinquième mois est, avec Yom Kippour, le seul jeûne à caractère obligatoire et durant 25 heures.
Contrairement au Yom Kippour, il ne s'agit pas un jeûne d'expiation mais d’un jeûne de deuil, ce jour étant considéré comme "le jour le plus triste dans l'histoire juive".
La Mishna énonce dans le traité Ta'anit 4, 6, cinq évènements ayant eu lieu le jour du 9 Av, qui justifient ce jeûne.
D’abord, le retour et la faute des explorateurs dépêchés par Moïse (Nombres 13 et 14).
Puis, la destruction du Premier Temple en l'an 3338 (-586 avant JC).
Ensuite, la destruction du Second Temple en l'an 3828 (68 après JC).
Puis, la fin de la révolte de Bar Kokhba, qui s'acheva sur la destruction de la forteresse de Betar en l'an 135 après JC
Enfin, la destruction de Jérusalem un an plus tard.
Poursuivant l'esprit de cette mishna, le midrash de la parashat Shla'h lekha (Nombres 13 et 14), qui relate l'épisode de la médisance des explorateurs, fait découler de cette seule calamité toutes les autres.
Lorsque les explorateurs revinrent de leur mission en Canaan avec leur rapport exagérément alarmiste, selon la Torah, c'était un 9 Av.
Les enfants d'Israël se mirent alors à se lamenter et à pleurer sur leur sort malheureux qui les avait conduits jusqu'ici, alors qu'ils étaient si bien en Égypte!
L’Éternel, déçu par un tel comportement de si peu de confiance a décidé de les éprouver, et décida de donner à leur postérité de véritables raisons de se lamenter et de réfléchir.
La Torah dit que la génération de Juifs, que Moïse avait conduits hors d'Égypte 16 mois plus tôt, fut condamnée à mourir dans le désert, et l'entrée en Terre d'Israël fut différée de 40 ans.
Selon Abravanel, qui s'appuie sur la parashat Devarim, cette condamnation s'étendait à Moïse lui-même, raison pour laquelle il ne put pénétrer en Terre promise.
Dans le commentaire talmudique de cette mishna, on objecte que la destruction du Second Temple n'eut pas lieu le jour précis du 9 Av, mais qu'elle est associée à ce jour de jeûne, car le feu qui consuma Jérusalem fut allumé ce jour, mais son œuvre se poursuivit jusqu'au jour suivant, et la destruction aurait donc réellement eu lieu le 10 Av.


Le 9 Av de l'an -586 avant JC, Nabuchodonosor II, 11 ans après avoir exilé le roi Joaiquin, marche sur Jérusalem, détruit la ville et le Premier Temple, exilant le peuple, ou une grande partie de celui-ci en Babylonie.
Le 9 Av, 656 ans plus tard, l’empereur romain Titus détruit le Second Temple, brûle Jérusalem, et exile les Juifs de Palestine.
Le 9 Av est à ces titres considéré comme le début des deux exils.
En ce jour survinrent d'autres grands malheurs pour le peuple juif, tels que la crémation "autodafé" du Talmud à Paris en place de Grève, ordonnée par le roi Louis IX, le 9 Av 5002 (1242 après JC), l'expulsion des Juifs d'Angleterre par le roi Édouard Ier, le 9 Av 5050 (1290 après JC) ou le décret de l'Alhambra, expulsant les Juifs d'Espagne, le 9 Av 5252 (1492 après JC).
D'après les historiens, la Seconde Guerre mondiale et la Shoah furent les conséquences de la Première Guerre mondiale. Celle-ci avait débuté le 9 Av.
Durant ce jour de jeûne complet, sans boisson, ni nourriture, allant du coucher du soleil la veille, jusqu’au coucher du soleil suivant, on observe aussi un certain nombre de restrictions en signe de deuil.
On ne se baigne pas pour le plaisir, les ablutions sont réduites au minimum.
On ne se rince pas la bouche jusqu'à la fin du jeûne.
On ne se maquille pas et on ne se parfume pas.
On ne porte pas de chaussures de cuir.
On s’abstient de relations sexuelles.
On évite les embrassades, les salutations cordiales, les sourires…
L'étude de la Torah qui "réjouit le cœur"
(Psaumes 19, 9), est donc déconseillée, à l'exception du Livre des Lamentations, ses commentaires midrashiques, le Livre de Job, les prophéties de Jérémie, les passages talmudiques liés à la destruction du Temple...
Le premier soir, chez soi, l'atmosphère doit est humble et dépouillée, l'éclairage réduit au minimum.
Le matin pour les prières, on ne revêt pas le talit et les tefilines du fait du deuil, on ne les mettra que l'après-midi.
Le lendemain, le 10 Av, le Second Temple ayant brûlé jusqu'à ce moment-là, on ne mangera pas de viande et on ne boira pas de vin, on ne se baignera pas pour le plaisir et on ne se rasera pas.
Ces destructions et cette tristesse doivent nous amener vers le renouveau et l’espoir.
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29.07.2009
Guérison chrétienne
Au Royaume Uni, des Églises chrétiennes pratiquent des "exorcismes" sur des gays et des lesbiennes pour les "guérir" de leur homosexualité, comme cela se pratiquait déjà aux États-Unis.
En effet, en juin 2009, la vidéo d'un adolescent américain de 16 ans "exorcisé" des ses "démons gay" avait été diffusée sur Internet, provoquant des demandes d'enquête policière.
Cette pratique apparaît désormais aussi en Grande-Bretagne.
La presse britannique rapporte qu’une Église pentecôtiste de nord-ouest de Londres propose à son tour un exorcisme de "guérison" pour les gays et lesbiennes.
Le Révérend John Ogbe-Ogbeide, qui dirige le United Pentecostal Ministry à Harrow, déclare pratiquer 4 ou 5 exorcismes par an sur des gays et se flatte du succès de ces interventions.
Il cite notamment le cas d'un jeune homme sur le point de se marier mais qui était amoureux d'un autre homme et sur lequel son "exorcisme" aurait fonctionné favorablement. Des organisations LGBT outre-Manche craignent surtout que ces pratiques soient imposées à des jeunes adolescents gay sur l'insistance de leurs familles ou de pasteurs chargés de leur éducation religieuse et morale.
Le militant gay Peter Tatchell, interrogé par le site Internet PinkNews, explique très justement que "ces exorcismes peuvent comporter des séquences traumatisantes sur le plan émotionnel".


Les "exorcismes" sont pratiqués, en effet, par un groupe qui hurle sur la personne à "guérir" pour chasser les "mauvais esprits" censés être en lui, tout en le secouant violemment.
Il ajoute "Quand ces pratiques sont faites sur des personnes de moins de 18 ans, c'est une forme d'abus sur mineur. Et la police devrait intervenir pour stopper ce genre de traitement".
Mais des adultes gays subissent aussi des pressions pour se faire exorciser de la part de leur entourage ou de leur communauté religieuse.
Peterson Toscano, un militant gay qui a suivi 17 années de thérapie pour "soigner" son homosexualité, a subi trois exorcismes au total.
Il explique au site gay PinkNews, "Je me sentais désespéré de l'échec de cette thérapie menée par tous les moyens possibles. Je ne comprenais pas pourquoi j'étais toujours gay après tous mes efforts et toutes les promesses qu'on m'avait faites".
Voilà les résultats de la culpabilité que propagent les Églises.
Il raconte qu’"Un jour, à New York, un exorciste et son équipe m'ont hurlé au visage pendant plus d'une heure, manipulant mon corps, me donnant des coups au niveau de l'intestin, scrutant mes yeux de façon inquiétante dans l'attente de l'expulsion des mauvais esprits. C'était si violent et hors de contrôle qu'un voisin a alerté la police qui a interrompu la séance".
Il ajoute "C'est une forme d'abus religieux et de violence spirituelle. Cette expérience m'a traumatisé".
A Londres, Peter Tatchell tente de sensibiliser le député de la circonscription ou ont lieu ces exorcismes.
La police, quant à elle, dit attendre des plaintes pour pouvoir agir.
Voilà encore une fois la réalité du fanatisme religieux. Ces pratiques d’exorcisme sont dignes des temps les plus obscurs.
Seigneur, protège la liberté d'aimer.
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28.07.2009
Croisade intégriste
En France, les catholiques réactionnaires prennent pour cible la dernière campagne de la Mairie de Paris pour l'usage du préservatif.
On retrouve sur ces sites, toujours les mêmes termes employés par ces catholiques, "Obscénité", "culture de mort", "antichrétien"…
Ces réactionnaires chrétiens proche de l’extrême droite et du catholicisme intégriste parte en croisade contre la nouvelle, et pourtant bien innocente, campagne de la mairie de Paris pour l'usage du préservatif cet été.
L'un de leurs blogs les plus influents, E-deo, s'énerve. On peut y lire "On ne le répètera jamais assez, le préservatif protège mal. Seule la chasteté protège à 100%".
La thèse pseudo-scientifique selon laquelle le préservatif ne protégerait pas totalement est un mensonge. Les scientifiques sérieux contredisent tous le fait que les préservatifs soient poreux.
Cette hypocrisie ferait sourire si elle n'avait pas tant d'écho, relayée par les représentants de l’Église catholique romaine partout dans le monde, notamment dans les pays les plus touchés par le virus du sida.
Sans honte, le site de propagande intégriste E-deo n'essaie même pas de dissimuler les arrière-pensées anti-gay de sa campagne, déclarant absurdement que "le comportement homosexuel contribue dramatiquement à la propagation du virus du sida et la Ville de Paris n'a de cesse d'en encourager et d'en banaliser la pratique".
Puis l’on retrouve les sempiternelles attaques personnelles contre le maire de Paris, Bertrand Delanoë et sur son homosexualité, surnommé Bertrand "De la No Way".
Ces intégristes ne supportent toujours pas que le maire de Paris participe chaque année à la Marche des Fiertés.
Ces catholiques lancent donc, à nouveau, l'une de ces campagnes d'action dont ils ont le secret, avec diffusion du numéro et des adresses mail de Sida Info Service afin de dire "avec fermeté et courtoisie" leur mécontentement. On doit comprendre dans cette consigne que les anti-gays doivent saturer les lignes et proférer insultes et menaces.
C’est un véritable travail de lobbying de la part de ceux qui sont toujours prompts à dénoncer les actions des associations homosexuelles comme antidémocratiques, travail de lobbying qui a déjà fait ses preuves.
Dernier exemple en date, la mobilisation contre une campagne de publicité pour les préservatifs à bas prix de la marque Be Love, qui faisait référence au pape.

Sur l’affiche de base on pouvait lire "Sida / Benoît XVI renforce la position de l’Église contre le préservatif".
Après le travail de lobbying des catholiques, la marque de préservatif Be Love qui a été inondé de mails de protestation, a du modifier son affiche où le slogan a été remplacé par le texte "More Love".
Du côté de l'Hôtel de Ville de Paris, où de nombreux mails de protestation ont été reçus dès le 21 juillet 2009, via le site Internet Paris.fr, on déclare avec raison et justesse que "chacun a le droit de s'exprimer, nous, on fait notre devoir. On sait que le préservatif est la solution la plus raisonnable et efficace contre les MST, qui évite tous les jours des centaines ou des milliers de contaminations".
Mais la mairie tiendra-t-elle le coup face aux protestations du lobby catholique intolérant?
On aura la réponse cet été dans les rues de la capitale.
Seigneur, protège-nous de l’intolérance criminelle.
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27.07.2009
Plaintes contre l’homophobie
En Suisse, les associations LGBT partent en guerre contre l'homophobie en politique.
Une série de plaintes pénale a été déposée contre un texte des jeunes UDC du Valais qualifiant l'homosexualité de "comportement déviant qui s’inscrit contre la famille et l’équilibre psychique et moral de la jeunesse".
Et bien sûr ce texte réaffirmait son attachement "au droit naturel et chrétien". Comme d’habitude, quand il y a discrimination homophobe, l’Église n'est pas loin.
Grégory Logean, le président des Jeunes UDC du Valais jouant l’habituel rôle des homophobes persécutés a déclaré au quotidien Le Matin, "On a l'habitude d'être le dernier rempart du bon sens et d'être seuls contre tous".
Oskar Freysinger, le président de l’UDC du Valais romand approuve le discours homophobe de Grégory Logean et essaye de le justifier.
Il déclare hypocritement "Il n’a rien d’insultant pour les homosexuels. Dans le dictionnaire, un "comportement déviant" signifie simplement qu’il s’écarte de la norme". Les gays se victimisent afin de créer une culpabilité générale leur permettant de faire passer leurs revendications".
Ces homophobes ne veulent pas d’égalité en terme de couples pour les gays et les lesbiennes et refusent l’information dans les écoles sur l’homosexualité comme manière de vivre sa sexualité, accusant les gays de vouloir "la propager".
Jean-Paul Guisan, secrétaire romand de l'organisation Pink Cross a déclaré à la presse, mercredi 15 juillet 2009, que 29 plaintes individuelles ont été déposées auprès du juge instructeur du Bas-Valais par des membres d'associations LGBT romandes et nationales contre le texte des jeunes UDC du Valais diffusé lors de la dernière Journée mondiale contre l'homophobie.
Ces propos ont été jugés injurieux et inacceptables par les plaignants qui sont prêts à faire entendre leur voix jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg.
Un membre du comité de l'association neuchâteloise Happy Gays estime dans la presse suisse, que "Le texte banalise l'homophobie. Il envoie un signal négatif aux jeunes homosexuels et contribue à exclure une partie de la population".
Il ajoute "Il est important de combattre le sentiment d'impunité qui autorise de tels agissements".
La plainte doit aussi servir d'exemple, comme le procès intenté en France au député UMP du Nord, Christian Vanneste.
La plainte en cours vise les auteurs du texte, pas le parti dont ils sont membres, et fait référence à la législation anti-raciste, aucun texte de loi ne sanctionnant explicitement les propos homophobes en Suisse. Mais l'avocat des plaignants estime que les mesures législatives contre la discrimination peuvent concerner d'autres groupes de personnes comme les homosexuels.
L'UDC dans sa globalité, plus par peur des conséquences politiques que par conviction, n'a pas approuvé les propos de Grégory Logean.
Thomas Fuchs, député bisexuel au Grand Conseil bernois, a remis en place son collègue de parti. Il a estimé dans le journal 20 Minutes que "Grégory Logean a un problème personnel" et lui conseille de changer de parti.
Grégory Logean cherchant visiblement la polémique, lui a rétorqué "Je suis très à l’aise à l’UDC" et ajoute "Nous avons une ligne directrice très claire. Nous condamnons la banalisation de l’homosexualité".
Claude-Alain Voiblet, le coordinateur romand de l’UDC a quant à lui déclaré "Ce discours est une spécialité valaisanne que je désapprouve. En général, notre parti ne base pas son programme sur des références religieuses".
L’important est que toutes personnes et d’autant plus des hommes publics ayant des propos discriminatoires soient fermement condamnés.
Rappelons, ce qu’ont oublié les juges dans l’affaire Christian Vanneste, que les propos discriminatoires et notamment homophobes ne sont pas une liberté d’expression mais un délit dont les auteurs doivent être sanctionnés.
Seigneur, accorde-nous la justice.
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26.07.2009
Pain de vie
L’Évangile de ce dix-septième dimanche du Temps ordinaire est l’épisode de la multiplication des pains et des poissons (Jean 6, 1-15).
En Palestine à l'époque de Jésus, on attendait le Messie avec impatience. Alors, quand on a vu Jésus guérir les malades, on s'est mis à le suivre, "Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades".
Jean dit "C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs". Cette fête de la libération de l'esclavage en Égypte préfigurait aux yeux de tous, la libération définitive qu'apporterait le Messie.
Puis Jean poursuit, "Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples". La montagne, ce sont les collines le long de la mer de Galilée.
L’heure du banquet messianique annoncé par le prophète Isaïe a sonné, "Le Seigneur, le Tout-Puissant, va donner sur cette montagne un festin pour tous les peuples, un festin de viandes grasses et de vins vieux, de viandes grasses succulentes et de vins vieux décantés" (Isaïe 25, 6).
En multipliant les pains, Jésus nous révèle que l’Éternel, notre D.ieu est attentif à la réalité de notre vie humaine ordinaire et quotidienne.
Déjà, Marc notait cette attention à nos sentiments et à nos réactions, "En voyant les foules comme des brebis qui n’ont pas de bergers, il en fut saisi de pitié et il se mit à les instruire longuement" (Marc 6. 34).
L’essentiel pour tout homme, c’est de trouver un jour ou l’autre, la réponse à son besoin profond de savoir, de connaître, pour donner un sens à sa vie, à toute vie.
Et par là, de s’assumer lui-même, "Il les instruisit longuement". Il ne les mène pas sans savoir, il les instruit.
Cela dure toute une journée au point qu’ils ne virent pas le temps passer et, quand vint le soir, il était trop tard pour aller dans les fermes et les villages.
Le texte s’ancre alors dans la réalité.
Jésus avait donné priorité à la Parole, à la nourriture spirituelle.
Il reconnaît aussi la situation concrète dans laquelle cette foule se trouve. Il prend lui-même l’initiative et non pas les apôtres, "Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger?"
Jean dit "Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire". Les apôtres ne comprennent pas que Jésus en appelle à leur foi.
Leur réponse est tout aussi réaliste et concrète, "Le salaire de deux cents journées ne suffiraient pas". Cela ne veut pas dire que Jésus soit impuissant à résoudre ce problème.
Jésus va nous révéler le vrai visage de l’Éternel en nourrissant la foule.
Mais l’Éternel ne peut pas agir sans la participation de l’homme. Il attend de nous une participation responsable.
Il a besoin des hommes, si minime soit l’apport. Il ne fait pas un miracle à partir de rien, "Un jeune garçon, cinq pains d’orge, deux poissons".
L’Éternel ne nous remplace pas, ne se substitue pas à nous. Il nous a confié la tâche de faire croître et multiplier ses propres dons qui deviennent ainsi les dons des hommes.
L’homme reconnaît ainsi ses limites humaines en même temps que la grandeur de cette "collaboration" de son travail uni à l’œuvre de l’Éternel.
Au lieu d’accuser l’Éternel de ne pas nous aider, louons-Le de mettre au cœur des hommes cette générosité qui les fait participer au grand commandement de D.ieu, même s’ils n’ont pas la foi.
Quand tout fut accompli, que les pains restant furent rassemblés, la foule, détendue, étonnée, réfléchit à ce qui vient de se passer et elle se mit à en discuter. Ce ne sont pas des réflexions mystiques sur le sens des douze corbeilles, du nombre des pains et de poissons. Elle voit l’immédiat, au niveau humain.
C’est alors que Jésus se retire. Il sait qu’ils veulent le prendre pour le retenir. Il se retire pour ne pas donner à cette multiplication des pains une signification matérielle et même spirituelle autre que la celle qui doit être la découverte du cœur de l’Éternel, notre D.ieu, de son Amour pour les hommes, "L’homme ne vit pas seulement de pain".
Ce fut la tentation du désert aux premiers jours de sa vie publique.
Il se retire seul. Il les attire ainsi à Lui.
Les autres évangélistes sont plus concrets puisqu’ils mentionnent les péripéties du départ des apôtres, quand Jésus les remet dans la barque.
Jésus n’est pas venu résoudre un manque de nourriture. C’est aux hommes de le faire. Il est venu rappeler l’essentiel, "Venez et voyez".
Ce n’est pas pour les pains multipliés gratuitement et les poissons distribués que nous devons le suivre. C’est pour la Parole qu’Il donne. Celle qu’Il leur a donnée, celle qu’il veut encore nous donner.
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25.07.2009
Jérusalem d’or
Aujourd’hui, jour de Shabbat, je voudrai vous faire entendre la chanson Yerushalayim Shel Zahav chantée dans le film d'Alexandre Arcady, Pour Sacha.
Cette chanson a été écrite par Naomi Shemer pour un festival de chansons à Jérusalem en avril 1967, à la demande de Teddy Kolek, alors maire de la ville. Peu après la réunification de Jérusalem, elle y a ajouté une nouvelle strophe qui évoque le retour des Juifs dans la Vieille Ville.
Elle est devenue l'hymne officieux de l'État d'Israël, l'officiel étant Hatikva.
אוויר הרים צלול כיין
וריח אורנים
נישא ברוח ערביים
עם קול פעמונים
ובתרדמת אילן ואבן
שבויה בחלומה
העיר אשר בדד יושבת
ובלבה חומה
ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
.הלא לכל שיריך אני כינור
חזרנו אל בורות המים
לשוק ולכיכר
שופר קורא בהר הבית
.בעיר העתיקה
ובמערות אשר בסלע
אלפי שמשות זורחות
ושוב נרד לים המלח
.בדרך יריחו
ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור
אך בבואי היום לשיר לך
ולך לקשור כתרים
קטונתי מצעיר בניך
.ומאחרון המשוררים
כי שמך צורב את השפתיים
כנשיקת שרף
אם אשכחך ירושלים
...אשר כולה זהב
ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור
Avir harim tsalùl kayaïn
wereyah ’oranim
Nisa’ berùah ‘arbayim
‘im qol pa‘amonim
ùvtardemat ’ilan wa’even
shvùya bahalomah
ha‘ir ’asher badad yoshevet
ùvelibah homah
Yerùshalayim shel zahav weshel nehoshet
weshel ’or
halo’ lekhol shirayikh ’ani kinor
Eïkha yavshù borot hamayim
kikar hashùq rekah
we’eïn poqed ’et har-habayit ba‘ir ha‘atikah
ùvame‘arot asher basela‘
meyalelot rùhot
we’eïn yored el-yam hammelah
bederekh yeriho
Yerùshalayim shel zahav…
Akh bevo’i hayyom lashir lakh
welakh liqshor ktarim
qatonti mitse‘ir banaïkh
ùme’ahron hamshorerim
ki shmekh tsorev et-hasfatayim
kineshiqat saraf
’im eshkahekh yerùshalayim
’asher kùlah zahav
Yerùshalayim shel zahav…
Hazarnù ’el borot hammayim
lashùq welakikar
shofar kore’ behar habayit
ba‘ir ha‘atiqah
ùvame‘arot ’asher basela‘
’alfey shmashot zorhot
nashùv nered le yam-hammelah
bederekh yeriho
Yerùshalayim shel zahav…
L’air des montagnes est limpide comme le vin
et l’odeur des pins est portée par le vent du soir
au son des clochettes.
Tandis que dorment l’arbre et la pierre
enfouie dans son rêve,
la ville qui reste solitaire
une muraille dans le cœur.
Jérusalem d’or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)
Comme ils sont à sec les puits !
La place du marché est vide.
Et nul œil ne guette la montagne du Temple
Dans la Vieille Ville.
Et dans les grottes des rochers
Hurlent les vents
Et nul ne descend vers la Mer Morte
Par la route de Jéricho.
Jérusalem d’or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)
Mais venue aujourd’hui chanter pour toi
Et te tresser des louanges
Je ne suis pas à la hauteur du moindre de tes enfants
ni du dernier des poètes.
Car ton nom brûle les lèvres
Comme le baiser d’un séraphin
Si je t’oublie Jérusalem...
Toi qui es toute d’or.
Jérusalem d’or... (bis)
Nous sommes revenus aux puits des eaux,
au marché et sur la place.
Un shofar appelle sur le Mont du Temple
dans la Vieille Ville.
Et dans les grottes des rochers
Des milliers de soleil rayonnent
Nous reviendrons et descendrons vers la Mer Morte
Par la route de Jéricho.
Jérusalem d’or... (bis)
Écoutons et chantons : http://www.youtube.com/watch?v=Xyr-nSW8mLo
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24.07.2009
L’homophobie, une maladie mentale
En France, dans une tribune, sous le titre "L'homophobie, un mal universel", parue le jeudi 16 juillet 2009, dans le journal Libération, le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez analyse les mécanismes à l'œuvre dans l'homophobie et souligne ce qui fait que l’homophobie s’intègre à la construction psychique des personnes.
Soulignant ainsi que l’homophobie est bien "un mal universel", le spécialiste ironise en déclarant "le problème est que si l'on suggère à notre ministre d'ajouter l'homophobie à la liste des affections psychiatriques de longue durée, c'est toute une humanité qui se soude depuis la nuit des temps autour de slogans du type "les pédés au bûcher" ou "arbitre enculé" qui pourrait bénéficier d'allocation de longue maladie".
Serge Hefez note alors "les déterminismes (...) au cœur même de la construction psychique de chacun" qui peuvent amener à l'homophobie, et notamment les concepts de "féminin" et de "masculin", "les notions les plus confuses du domaine scientifique..." , comme Freud le soulignait déjà en 1905.
Pourtant, il explique, "quoi de plus partagé, que cette définition du masculin qui s'appuie sur l'élégant "ni une gonzesse, ni une tapette", quoi de plus commun que la haine du pédé et la terreur de l'enculé?"
Le psychiatre remarque en effet que "si l'insulte suprême qu'un homme puisse adresser à un autre homme est "enculé!" cela signifie clairement que le masculin se doit d'être actif, et que la passivité est inférieure à l'activité, et par là même que les femmes sont inférieures aux hommes de par leur passivité pénétrée. (...) C'est le fondement des sociétés patriarcales, où les femmes, et les homosexuels n'ont aucune place de sujet".
La conclusion évidente est que la lutte contre l'homophobie a bien à voir avec la lutte contre le sexisme et le machisme.
On constate en effet que les fanatiques religieux du monde entier ont au moins un point commun, ils sont obsédés par la femme.
Alors que partout les femmes se battent pour préserver leur dignité et améliorer leurs conditions d’existence, des États comme l’Afghanistan élaborent des lois obligeant la femme à se donner à son mari.
Les talibans rêvent d’un monde où les femmes seraient cloîtrées, retirées du monde afin de pouvoir les posséder à l’infini et être les seuls à en jouir.
C’est le sens du projet de loi que le président Hamid Karzaï a voulu déposer, un projet qui rend légal le viol de l’épouse et interdit à celle-ci de sortir sans l’autorisation de son mari.
Les intégristes qu’ils soient catholiques, juifs ou musulmans, tremblent devant le corps de la femme, ont peur de son sexe et de sa jouissance au point de vouloir partout l’effacer de l’espace public.
A l’automne 2007, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s’exprimant devant 800 personnes à l’université Columbia de New York, disait "En Iran nous n’avons pas d’homosexuels comme dans votre pays. En Iran, nous n’avons pas ce phénomène" .
La salle avait éclaté d’un rire nerveux, chacun sachant que dans les faits, les homosexuels iraniens sont publiquement et jour après jour, traqués, suppliciés, condamnés à mort en toute légalité.
Cette tragique hilarité traduisait parfaitement un choc de cultures.
D’un côté un public cultivé, citoyen d’un État où la reconnaissance de l’homosexualité progresse, de l’autre un orateur d'une autre culture, président d’un pays qui fait de la violence homophobe une politique systématique.
Le problème de Mahmoud Ahmadinejad et de tous les homophobes est la terreur à l’égard de tout corps désirant, féminin ou efféminé, le refoulement de toute diversité sexuelle, forcément étrangère voire satanique.
En Lybie, le dictateur Mouammar Kadhafi avait traité les infirmières bulgares de "putains", de "dépravées" et les avait accusées d’avoir introduit le virus du sida dans le pays, termes et accusations que les homophobes appliquent aussi aux homosexuels.
Dans l’imaginaire intégriste, le corps coupable, c’est d’abord et toujours le corps "passif", vecteur de mauvaises "humeurs" et porteur de poison comme le corps des femmes en Afghanistan ou en Libye, ou celui des homosexuels en Egypte ou en Iran…
Voilà une réflexion que devraient avoir les représentants des religions, et notamment ceux de l’Église catholique romaine et son spécialiste en matière d’homosexualité, l’homophobe Monseigneur Tony Anatrella, qui devrait se faire soigner.
Seigneur, protège-nous des fanatiques homophobes.
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23.07.2009
Re-vivre
En France, la chaine de télévision Arte diffuse ce soir jeudi 23 juillet et demain vendredi 24 juillet 2009, un téléfilm en deux parties, Revivre, nous racontant une histoire se passant entre l’Europe, l’Afrique du Nord et la Palestine, en 1947 avant la naissance de l’État d’Israël.
C’est l’histoire du retour en Terre Promise de Juifs de la diaspora rêvant d’une terre enfin à eux.
En Pologne, Léa Goldenberg, juive rescapée d’un camp d’extermination a été contrainte par les SS, à assister à l’exécution de son jeune fils.
Elle a perdu la trace de sa fille Hannah et quand elle retrouve sa maison, ses anciens domestiques qui l’occupent l’en chassent. Elle décide de partir pour la Palestine.
En France, Antoine, un catholique de Caen qui a perdu sa femme et sa fille dans un bombardement allemand, se retrouve seul avec Marc, le fils d’un ami juif assassiné par les nazis. Il décide d’emmener Marc en Palestine.
Et c’est aussi une histoire vraie, celle d’Ashriel Bouzaglo, le père du réalisateur de ce téléfilm, Haim Bouzaglo.
Ce petit Juif marocain vit à Casablanca, et il n’est ni persécuté, ni pauvre.
Il décide pourtant de tout quitter et de partir avec sa sœur et tous ses amis, vers la Palestine.
Dov, un agent de la Haganah les a en effet convaincu que bientôt, il y aurait un État juif et que l’antique promesse de retour à Jérusalem serait tenue.
Ils partent en camion jusqu’à une plage d’Algérie où le Yehuda Halevi, un vieux cargo espagnol, loué à prix d’or par l’Agence Juive, va les conduire en France jusqu’à un petit port, Port-de-Bouc.
Là les attendent les rescapés des camps de la mort, venus de toute l'Europe.
Tous ces survivants vont partir et essayer de débarquer en Eretz Israël alors que la Royal Navy contrôle toute la Méditerranée et empêche tout navire d’approcher des côtes de Palestine.
On voit également dans ce film les dockers communistes, qui bloquent les ports français, s’incliner devant tant de détresse, ne pas obéir aux consignes et participer au chargement des soutes pour que le bateau clandestin puisse lever l’ancre.
On y voit des Séfarades bruyants mais magnifiés par leur foi inébranlable, des Ashkénazes pétrifiés de douleur après la Shoah.
Ils apprendront à surmonter les obstacles ensemble et à dépasser leurs différences.
C’est Bernard Campan qui joue toute en finesse, le rôle d’Antoine qui se révèle être un Juste.
A ses cotés on trouve Nadia Farès, Sara Forestier, Murray Head, Marie-France Pisier, Jocelyn Quivrin, Marc Rouchman, David Sarfati, Clément Sibony et de nombreux acteurs israéliens.
Cette réalisation a représenté un budget très important que la productrice, Nelly Kafsky a réussi à faire financer par Arte, FR3, la Première chaine israélienne et la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Elle a confié "Ces proscrits ont été mes proches, ma famille et mes amis. J’ai toujours eu envie de leur rendre hommage sans savoir comment. La rencontre avec Haim Bouzaglo, m’a décidée".
La vérité historique a été scrupuleusement respectée.

La Palestine y est montrée telle qu’elle était, une étendue en friche faite de collines arides et caillouteuses. Tout était à faire pour que l’État qui allait naitre soit un pays où coulent le lait et le miel.
Ce téléfilm, rappelle l’épisode de l’Exodus 1947, bateau qui transporta en juillet 1947, 4 500 immigrants juifs de Sète en France vers la Palestine et dont l’aventure débouchera sur la création de l’État d’Israël.
Dans cette immense Alyah, tous ces persécutés et ces errants de toujours, pleins d’espoir, veulent enfin connaitre la terre donnée par Hashem, une terre de paix et de prospérité.
L’avenir montrera vite qu’un tel rêve sera difficile à réaliser.
Le tournage du téléfilm : http://www.youtube.com/watch?v=WJ2J_zu566s
Seigneur, que tous les persécutés puissent trouver une terre de paix.
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22.07.2009
L’Église contre l’égalité
Au Venezuela, l’Église catholique montre une fois de plus son dogmatisme passéiste et discriminatoire en s’opposant à un projet de loi organique pour l’équité et l’égalité des genres qui doit être présenté et discuté par l’Assemblée Nationale.
Dans un communiqué diffusé au terme de l’Assemblée Plénière, dans lequel ils manifestent leur désir de participer au débat suscité par ce projet de loi, les évêques vénézuéliens affirment "L’avenir de notre société dépend du respect et de la protection qui est garantie au mariage et à la famille, aux institutions considérées fondamentales dans tous les pays".
Selon eux, leur participation à ce débat sociétal a pour but d’"illuminer le thème délicat des valeurs et des principes de la foi chrétienne".
Les évêques expliquent dans un double langage habituel et hypocrite, que si même, ce projet de loi "expose parmi ses objectifs, ceux de développer les principes d’égalité et de solidarité et de fortifier le respect des droits de l’Homme pour tous", il y a cependant des raisons pour affirmer qu’"on commet de graves violations et des dégâts irréparables à des droits et des structures fondamentaux de la société vénézuélienne, reconnus et garantis dans notre texte constitutionnel".
Selon eux, la proposition de loi constitue une attaque supplémentaire contre le mariage et la famille, qui souffrent déjà "à cause de la désorientation économique, sociale et morale et par l’impact d'une culture hédoniste qui attente à sa structure sociale et juridique".
Pour les évêques, le nouveau projet législatif "attente gravement aux droits gardés et protégés par notre Constitution Nationale (…) légitimant des unions entre deux personnes de même sexe, leur donnant les mêmes effets juridiques et patrimoniaux que ceux du mariage".
L’égalité est donc pour eux anormale et doit être combattue, alors qu’en même temps ils disent défendre cette égalité et les droits de l’Homme.
De plus, selon eux le projet de loi pour l’équité et l’égalité des genres "ignore la protection constitutionnelle au droit à l’inviolabilité de la vie humaine, autant avec les moyens contraceptifs qu’avec l’avortement".
Ils poursuivent "Quand l’institution du mariage et de la famille, qui sont les piliers d’une société, sont menacés par des institutions sociales, économiques, idéologiques ou juridiques, les différentes institutions de la société doivent se mettre en mouvement pour les défendre".
Ils incitent à la discrimination en affirmant dans leur communiqué, que "la réaction et le refus de la société est légitime quand est mise en danger la dignité de la personne humaine et les droits qui lui appartiennent, comme celui de jouir d’une structure familiale constituée d’un homme et d’une femme et de leurs enfants".
Et bien sûr tout ce qui ne rentre pas dans cette structure refusant la diversité doit être combattu et rejeté.
Et ils osent appeler une telle attitude, le respect de "la dignité de la personne humaine et les droits qui lui appartiennent".
En fait une fois de plus, ils veulent justifier leur croisade contre la liberté et l’égalité.
En fait rien de bien neuf de la part de ces évêques vénézuéliens qui appliquent le dogmatisme figé et intransigeant du Vatican.
Seigneur, libère-nous de la persécution.
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