16.06.2009
Condamnation de la terreur
En Irak, la situation des homosexuels est terrifiante.
Les États-Unis ont condamné mercredi 10 juin 2009, les violences dont les homosexuels sont victimes dans ce pays, indiquant que leur ambassade à Bagdad avait soulevé la question auprès de responsables du gouvernement irakien.
Ian Kelly, le porte-parole du département d'État déclare "Nous condamnons absolument les actes de violence et les violations des droits de l'homme commises en Irak contre des personnes en raison de leur orientation ou leur identité sexuelle".
Il a dit en réponse à une question sur les violences anti-gays en Irak, "C'est une question que nous suivons de très près depuis que nous sommes au courant de ces allégations".
Il a ajouté "Notre programme d'entraînement des forces de sécurité irakiennes comprend des instructions sur le strict respect des droits de l'Homme", expliquant que cela constituait "une part très importante de nos efforts et de ceux des autres donateurs internationaux pour bâtir une société civile" en Irak.
Il a encore ajouté "Et l'ambassade des États-Unis en Irak a soulevé la question, et continuera de le faire, auprès de hauts responsables du gouvernement irakien, à qui elle a demandé de réagir comme il convient à toutes les informations faisant état de violences contre les gays et lesbiennes en Irak".
Ian Kelly n'a pas directement commenté de récentes déclarations du leader chiite irakien, Moqtada al-Sadr, qui, selon son porte-parole, a jugé que la "dépravation" des homosexuels devait être éradiquée.
Hypocritement, Wadea al-Atabi, le porte-parole du mouvement sadriste à Sadr City, un bastion du dirigeant chiite radical, avait déclaré à l’AFP, fin mai, "Le seul moyen de stopper ce phénomène est le prêche et l'enseignement, il n'y a pas d'autre moyen d'y mettre fin. Moqtada Sadr rejette l'usage de la violence".
Il n’y a pourtant pas de doute que des éléments de l'Armée du Mahdi, la milice de Moqtada Sadr, kidnappent, torturent et assassinent les homosexuels irakiens. Ces allégations sont confirmées par la police et des habitants de Bagdad.
Le mouvement Sadr organise des réunions publiques dans l'est de la capitale irakienne pour inciter au rejet des homosexuels.
Wadea al-Atabi ajoute "Le but de ces réunions est de lutter contre cette perversion et d'appeler les habitants à rejeter ce phénomène".
Le 17 avril, les "Brigades de la vertu", une milice armée chiite, avaient lancé des menaces de mort à l'encontre des homosexuels sur des affiches placardées à Sadr City.
Les affiches signées par "les brigades de la vertu", disaient "Nous allons vous punir, dépravés", citant des noms de présumés homosexuels.
Auparavant, les corps criblés de balles de trois jeunes hommes avaient été retrouvés dans un terrain vague à la limite de Sadr City. Sur deux des corps, une feuille de papier était posée avec le mot "pervers".
Deux autres jeunes, présentés comme des homosexuels, avaient eu les jambes et les bras brisés.
Amnesty International a écrit au Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki en avril 2009 pour exhorter son gouvernement à protéger les homosexuels.
Amnesty International a recensé 25 cas d'hommes ou de jeunes garçons tués à Bagdad car ils étaient homosexuels ou soupçonnés de l'être. L'homosexualité est interdite par l'Islam et illégale dans de nombreux pays du Moyen-Orient.
Bien que la loi irakienne ne l'interdise pas, les autorités religieuses du pays la condamnent fortement, appelant à la haine.
Seigneur, délivre-nous du Mal.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gay et lesbienne



































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