31.03.2009
Horreur homophobe
En Afrique du Sud, selon un rapport de l'ONG ActionAid, des bandes d'hommes hétérosexuels violent des lesbiennes en prétendant ainsi les "guérir" de leur orientation sexuelle.
Selon l’ONG ActionAid, les lesbiennes d'Afrique du Sud courent de plus en plus de risques d'être agressées, violées et même parfois tuées, en particulier dans les townships de Johannesburg et du Cap.
Bien que l'Afrique du Sud soit un des pays les plus libéraux au monde en matière de défense des droits légaux des personnes homosexuelles, l'homosexualité y est toujours mal perçue par une majorité de la population, en particulier dans les populations les plus défavorisées, et les unions du même sexe y sont même décriées comme "non africaines" par certains courants homophobes.
Une lesbienne interrogée par ActionAid a déclaré "On est insultées tous les jours, battues quand on marche seules. On nous dit constamment qu'on mérite d'être violées".
Elle a ajouté "Ils nous crient : "si on vous viole, vous vous tiendrez bien, vous achèterez des jupes et vous commencerez à faire la cuisine, parce qu'on vous aura appris ce que c'est qu'une vraie femme"".
Ces derniers mois, les viols "correctifs" et les crimes de haine envers les homosexuels ont pris une importance considérable.
Rien qu'au Cap, une dizaine de cas de viols de lesbiennes se produiraient par semaine selon un groupe d'aide à la communauté homosexuelle et 31 meurtres ont été recensés en dix ans.
ActionAid souligne l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces viols.
Seuls deux cas ont donné lieu à un procès et un seul à une condamnation depuis 1998.
La justice ne distingue pas les crimes liés à l'orientation sexuelle.
La chef de la Commission pour les droits de l'Homme sud-africaine appelle en préambule du rapport de ActionAid à reconnaître et à agir contre ce type de crime.
Comment ces personnes peuvent elles à ce point refuser la différence et croire au bien-fondé de tels actes de barbarie?
Voilà à quoi mènent les déclarations discriminatoires des Églises et des gouvernements, notamment en Afrique.
Seigneur, sort le monde de l’obscurantisme criminel.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gay et lesbienne
30.03.2009
Offensive contre le préservatif
En France, l'évêque d'Orléans a laissé entendre que le préservatif n'était pas efficace pour empêcher la transmission du virus du sida, quelques jours après les déclarations du pape Benoît XVI qui ont soulevé de fortes polémiques.
Monseigneur André Fort a déclaré, au micro de la radio France Bleu Orléans, "Vous le savez très bien, tous les scientifiques le savent: la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde. La preuve est faite que le préservatif n'est pas une garantie à 100% contre le sida".
Il a ajouté "Il y a écrit sur les boîtes de cigarettes: "danger". On devrait mettre sur les boîtes de préservatifs: fiabilité incomplète".
Le docteur Philippe Arsac, du Réseau sida du Loiret a assuré "Le virus ne passe pas à travers la paroi du préservatif".
Il a ajouté que les propos de Monseigneur André Fort relèvent d'"un discours qu'on entend depuis longtemps mais qui ne s'appuie sur aucun raisonnement scientifique valable".
Il a souligné que "Les préservatifs vendus en France doivent avoir la norme NF. Leur qualité à été contrôlée".
L'association Act Up-Paris, suite aux déclarations sans fondement de cet évêque, se dit "affligée" d'avoir à répondre à de telles "bêtises".
Elle rappelle que "La fiabilité du préservatif est prouvée comme l'ont rappelé des représentants de Sidaction et des scientifiques", des références scientifiques incontestables.
Act Up-Paris ajoute que "Le manque de fiabilité d'un préservatif peut être lié à un problème de qualité, les normes sont donc indispensables. Il peut être aussi lié à un problème d'utilisation (utilisation de gel notamment)".
L’association conclut que l'évêque "n'a aucune compétence scientifique sur le sida".
Le Professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida (Anrs), a souligné de son côté que les propos de l'évêque d'Orléans étaient tout simplement "faux", réitérant que le préservatif n'est pas efficace, seulement si on ne l'utilise pas.
Mis en cause par les scientifiques, sur la fausseté de ses déclarations, Monseigneur André Fort est revenu sur ses propos dans un communiqué publié par son évêché, déclarant "André Fort admet avoir commis l'erreur de parler de questions posées dans des études antérieures sur la perméabilité du préservatif. Il prend acte des déclarations expertes des spécialistes qui attribuent ces échecs à d'autres causes".
Il déclare aussi que "dans la lutte en faveur de la nécessaire éradication du sida, compter sur le préservatif et sur la recherche scientifique ne suffit pas" et qu’il "milite en faveur d'une démarche active en vue de l'éducation du sens de la responsabilité dans la vie affective et sexuelle".
En fait Monseigneur André Fort continue de vouloir faire passer l’idée que les préservatifs ne sont pas efficaces.
Ce prélat de l’Église catholique romaine, proche de l’extrême droite, veut à tout prix, par des contre-vérités scientifiques, justifier les positions du pape Benoît XVI et de l’Église.
Au Royaume-Uni, la revue médicale The Lancet a accusé vendredi 27 mars 2009, le pape Benoît XVI d'avoir déformé la vérité scientifique dans ses propos sur l'utilisation du préservatif, exigeant qu'il revienne sur sa déclaration.
The Lancet écrit dans un éditorial "En disant que les préservatifs aggravent le problème du sida, le pape a publiquement déformé la preuve scientifique pour promouvoir la doctrine catholique sur cette question".
Elle ajoute "Que l'erreur du pape ait été due à l'ignorance, ou ait été une tentative délibérée de manipuler la science pour soutenir l'idéologie catholique est peu clair".
Aucune remise en cause des déclarations du pape Benoît XVI n’est à attendre du Vatican.
Le pape Benoît XVI voit sans doute avec une grande joie, faire front autour de lui les éléments les plus réactionnaires de l’Église catholique romaine qui soutiennent contre toute raison, ses positions rétrogrades et inhumaines.
Seigneur, pourquoi tant d’acharnement?
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs
29.03.2009
Attirés vers Lui
L’Évangile de ce cinquième dimanche de Carême est l’épisode où Jésus parle de sa mort prochaine (Jean 12, 20-33).
A Jérusalem ce sont les derniers jours avant la fête de la Pâque à Jérusalem.
Jésus a fait une entrée triomphale dans la ville, la foule le prend pour le Messie.
Des Grecs, c'est-à-dire des Juifs de la Diaspora se présentent juste à ce moment-là et s'adressent aux disciples de Jésus en leur disant "nous voudrions voir Jésus", c’est à dire le rencontrer, lui parler.
Ils "étaient montés à Jérusalem", et ils y sont venus en pèlerins pour "adorer D.ieu durant la Pâque".
Ils souhaitent approcher Jésus mais ne savent pas encore que c'est en rencontrant Jésus, qu'ils accompliront leur meilleure démarche d'adoration de D.ieu.
Jésus, lui, le sait et il répond "L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié", c'est à dire révélé comme D.ieu.
Le mot "glorifier" revient plusieurs fois dans ce texte.
Dans la Bible, la gloire de D.ieu, c'est sa Présence.
C'est une Présence rayonnante comme le feu du Buisson Ardent où l’Éternel s'est révélé à Moïse (Exode 3).
"Glorifier" D.ieu veut dire tout simplement révéler Sa présence.
Quand Jésus dit "Père, glorifie ton nom", Il demande à notre Père de se faire connaître, de se révéler tel qu’il est, D.ieu d'Amour.
Jésus s'est incarné pour cela.
Quelques jours plus tard, au cours de son interrogatoire par Ponce Pilate, il dira "Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité" (Jean 18, 37).
Jésus pour aller au bout de cette révélation a accepté de subir la Passion et la croix.
Les sentiments qui habitent Jésus sont à la fois l'angoisse, la confiance et la certitude de la victoire.
Il montre son angoisse en disant "Maintenant, je suis bouleversé", "Dirai-je Père, délivre-moi de cette heure?"
On voit déjà là les paroles qu’Il prononcera au jardin de Gethsémani, "Père, si tu veux, éloigne cette coupe loin de moi!", mais s’en remettant totalement à D.ieu.
Jésus montre aussi sa confiance, "Mais non ! C'est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci!" et aussi cette certitude que "si le grain de blé meurt, il portera du fruit".
De sa mort, un peuple nouveau va naître, "Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruits".
Jésus a aussi la certitude de la victoire, "Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tout à moi"... "le prince de ce monde va être jeté dehors".
C'est la victoire de la vérité, celle de la révélation de D.ieu.
La croix devient alors non un instrument de haine et de douleur, mais l'instrument du triomphe de l'Amour.
Jésus était venu pour rendre témoignage à cette vérité.
Quand Jésus a dit "Père, glorifie ton nom", une voix est venu du ciel et a dit "Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore".
D.ieu nous dit qu’il s’est révélé tel qu’il est à travers les enseignements de Jésus et qu’il se révélera pour toujours au travers du sacrifice de Jésus qui nous fait comprendre son Amour infini.
L'humanité doit entendre enfin la Bonne Nouvelle de l'Amour de D.ieu.
Jésus dit "Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, c'est pour vous".
00:05 Publié dans Prières et méditations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs
28.03.2009
Humilité
Aujourd’hui, jour de Shabbat, je voudrai vous faire partager ce passage du Livre des Proverbes (Michelé 21, 30) que devraient méditer tous ceux, notamment ceux qui parlent au nom de D.ieu, qui croient connaitre Sa volonté, qui croient détenir la vérité et qui imposent leurs vues avec intransigeance.
אֵין חָכְמָה וְאֵין תְּבוּנָה וְאֵין עֵצָה לְנֶגֶד יְהוָה׃
‘ein tevouna, vé ‘ein h’oh’ma, vé ‘ein é’tsa lé néguéde Hachem ha
Il n'y a ni sagesse, ni intelligence, Ni conseil en face de l'Éternel.
00:05 Publié dans Prières et méditations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs, juifs
27.03.2009
Soutien fasciste à l’Église
En France, les catholiques de l’extrême droite fasciste qui ont participé dimanche 22 mars 2009 aux échauffourées devant Notre-Dame de Paris en agressant les militants d’Act Up, annoncent la création d'un groupe Act Hope et l'organisation d'actions à venir.
Act Hope, groupe liberticide présent aussi bien sur les sites réactionnaires et intégristes habituels comme E-deo, Salon Beige..., que sur Facebook où il revendique 731 membres déclare "Le collectif Act Hope s'est constitué dans le cadre de la défense de l'Église catholique et de notre Souverain pontife, le pape Benoit XVI".
Avec comme slogan "Soutenir partout et toujours notre Pape", ce collectif brun-beige évoque une "provocation honteuse du PCF et des Verts, de distribuer massivement des préservatifs à la sortie de la messe dominicale de Notre-Dame de Paris" alors même que cette distribution a eu lieu sur un lieu public et constituait une action non violente d’inquiétude face aux propos irresponsables et criminels du pape Benoît XVI sur le préservatif.
Le groupe qui dénonce "fermement les méthodes de ces associations et partis politiques irrespectueux des bonnes mœurs et des croyants eux-mêmes" indique "Le nom de notre collectif vient en réaction à l'association lobbyste d'Act Up".
A l'appui de ces groupes, on retrouve tout naturellement les membres connus de l'extrême droite française comme Carl Lang, Bernard Anthony et Marine Le Pen.

Marine Le Pen, l'héritière du mouvement d’extrême droite, le Front National déclare haineusement "J'aimerais bien d'ailleurs que les militants d'Act Up, plutôt que de venir s'allonger et faire de la provocation devant Notre-Dame, aillent peut-être devant quelques mosquées pour plaider contre la lapidation. Mais ça, il faut avoir un petit peu plus de courage".
A l'appui également de ces violences, le double discours du clergé, entre ceux défendant sans honte les propos intégristes du pape Benoît XVI et ceux qui, d’ailleurs hypocritement, pour les faire passer, ont essayé de les minimiser tout en les acceptant.
Dans la première catégorie, Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, appelle "Devant la partialité, voire la falsification de certains médias, les catholiques doivent aller à la source de l'information et communiquer autour d'eux par tous les moyens, à commencer par l'Internet".
On voit qu’il a été entendu par les catholiques intégristes qui deviennent le vrai soutien de cette Église.
Pour le prélat d’extrême droite, "Fils et filles de l'Église, nous pouvons garder la tête haute, car les propos du Pape ont été confirmés par les évêques d'Afrique et par les chefs d'État de ces pays où le Sida fait des ravages, dénonçant le "racisme latent" de ces occidentaux qui voudraient leur imposer leurs schémas mortifères, au nom de la sacro-sainte licence sexuelle ou bien du matérialisme mercantile dont on voit bien à qui il profite".
Pour couvrir leur véritable intention de l’instauration d’une Église intégriste reprenant un rôle important dans la vie politique, le pape Benoît XVI et l’Église catholique romaine ont choisi pour choix de communication de se faire passer pour des victimes.
Ces groupes fascistes qui s'organisent sont vus comme des soutiens par l’Église catholique romaine qui justifie ses positions sur leurs idées liberticides et leurs actions.
Cela rappelle de façon inquiétante et de plus en plus, les appels à la haine et à l’intolérance vécus en France dans les années trente, et qui ont conduits aux persécutions.
Nous devons plus que jamais rester vigilants, dénoncer et lutter pour que la liberté d’opinion continue à être respectée dans la non-violence.
Le clip de propagande des fascistes d’Act Hope : http://www.gloria.tv/?media=24158
Seigneur, protège notre monde de la haine.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs, fascisme
26.03.2009
Rejet du réalisme
Au Vatican, une cinquantaine de manifestants d'associations de lutte contre le sida et de partis de gauche ont salué à leur manière le retour du pape en Italie, en manifestant place Saint-Pierre.
Ils étaient munis de préservatifs et de bougies en souvenir des victimes du sida et brandissaient des pancartes où était inscrit "Pour la vie, pour les préservatifs" ou "Oui à la vie, oui à la liberté".
Monseigneur Angelo Bagnasco, cardinal italien, président de la Conférence épiscopale italienne (CEI) en ouvrant les travaux de cet organisme "Nous n'accepterons pas que le pape fasse l'objet de moqueries et d'offenses sur les médias ou ailleurs. Il représente pour tous une autorité morale que ce voyage en Afrique a fait davantage apprécier encore".
Le pape Benoît XVI a déclaré au début de son voyage en Afrique, la semaine dernière, que la distribution de préservatifs ne peut "pas régler le problème du sida" et que, "au contraire", leur "utilisation aggravait le problème".
Ces déclarations ont suscité un tollé auprès des organisations de lutte contre la maladie et ont été vivement critiquées par plusieurs gouvernements.
Monseigneur Angelo Bagnasco a dans ce contexte critiqué "une polémique, sur les préservatifs, qui franchement n'avait pas lieu d'être".
L’inconscience de cette Église, ou plutôt son intégrisme n’a plus de limites.
Le chef de l'Église catholique italienne a fustigé "Ce n'est pas un hasard si les médias africains n'ont porté aucun intérêt particulier à ces propos si ce n'est pour l'insistance pleine de préjugés des agences internationales et pour les déclarations de certains hommes politiques européens".
Plus généralement le cardinal dénonce "une lourde critique qui dure plus que de raison (...) de notre pape bien-aimé" et dont il fait remonter l'origine à l'affaire de la levée il y a deux mois de l'excommunication de quatre évêques intégristes dont l'un avait tenu des propos négationnistes.
Par qui ce pape peut il encore être aimé, si ce n’est par les catholiques intégristes et liberticides?
L’homophobe Monseigneur Tony Anatrella est lui aussi monté au créneau pour défendre le pape dans Famille chrétienne où il déclare "Le discours du pape n’a rien de régressif, il est prophétique!"
Il poursuit "Quand j’entends des ministres ou des secrétaires d’État dire qu’on ne peut pas s’appuyer sur des "critères théologiques" pour faire une politique sanitaire, je suis effaré ! Le pape se situe d’abord sur un plan humain".
En quoi inciter les personnes à ne pas se protéger, à se faire contaminer et à contaminer d’autres personnes, est humain?
En France, des responsables de la médecine et de la recherche, dont Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008, publient dans le Monde daté de mercredi 18 mars une "lettre ouverte à Benoît XVI" à qui ils demandent de revenir sur ses propos sur le sida.
Les signataires de la lettre ouverte déclarent que la déclaration du pape sur les préservatifs "est contredite par les résultats de 25 ans de recherche scientifique" et accusent le pape d'un "cynisme insupportable" considérant que sa position est "dangereuse pour l'humanité".
Ils continuent "Votre rang vous permet de consulter les experts les plus éminents avant de vous exprimer publiquement".
Ils soulignent "Ces avis auraient dû vous éviter cette prise de position aux conséquences dramatiques, qui, n'en doutons pas, marquera votre pontificat".
Les responsables concluent "Il est encore temps de revenir sur vos propos".
Outre Françoise Barré-Sinoussi, la lettre est signée par Jean-François Delfraissy, le directeur de l'agence de recherches sur le sida (ANRS), et de Bertrand Audoin et Yves Lévy, deux responsables du Sidaction.
On le voit par les déclarations des responsables de l’Église catholique romaine, le pape Benoît XVI ne reviendra pas sur ses déclarations, bien au contraire lui et l’Église les revendiquent.
L’Église catholique romaine est criminelle et ne doit pas être écoutée. La vie doit être protégée par tous les moyens.
Seigneur, protège-nous des irresponsables.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs
25.03.2009
Justification de l’injustifiable
En France, suite à l’interruption de grossesse, pour lui sauver la vie, de la fillette de neuf ans à Recife au Brésil, voici la réponse ignoble dans un communiqué du 14 mars 2009, de l'évêque de Fréjus-Toulon.
Voici le communiqué de Monseigneur Dominique Rey.
"De retour du Brésil où j’accompagnais une délégation d’évêques et de prêtres, j’ai été tenu directement au courant de l’affaire de la petite fille brésilienne de 9 ans qui a été violée puis a subi un avortement. Elle attendait des jumeaux.
La presse internationale s’est emparée de cette affaire dans un contexte politique particulièrement polémique. En effet, actuellement, au Brésil sont débattues des dispositions législatives tendant à élargir le droit à l’avortement. Certains lobbies se sont saisis d’une tragédie particulière pour justifier l’extension des conditions légales de l’interruption volontaire de grossesse. La manière dont cette affaire a été souvent rapportée et traitée travestit l’objectivité des faits et instrumentalise un drame particulier au bénéfice de la transgression du respect de la vie.
L’impératif de la Charité à laquelle nous appelle l’Évangile a deux versants. En premier lieu, la Charité est attachée au principe de la Vérité. Aimer quelqu’un c’est refuser de lui mentir. En ce qui concerne l’avortement, l’Église répète depuis toujours qu’il constitue une offense à la vie même s’il est légalisé par la loi et promu par certains courants d’opinion publique. Depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, toute vie est sacrée. Elle mérite d’être respectée d’autant plus qu’elle est fragile. Une humanité qui nie ce respect inaltérable de la vie court à sa propre perte.
En parlant d’excommunication, l’Église souligne ce principe non négociable. Inscrite dans le droit de l’Église, l’excommunication a une double fonction. Elle rappelle à l’humanité une limite à ne pas franchir, un interdit à ne pas transgresser. Faute de quoi, elle n’est plus digne de ce pour quoi elle existe. De plus, l’excommunication a toujours été présentée dans une perspective thérapeutique et médicinale. Elle invite à une prise de conscience, à une conversion, elle ouvre à la Miséricorde du Seigneur.
En effet, la Charité s’accomplit toujours dans la Miséricorde. C’est là son deuxième volet. Comme l’enseigne le Christ, tout légalisme enferme dans la peur. Tout au long de Son ministère public Jésus a fait grâce à ceux qui s’écartaient des commandements de Dieu.
Dans cette très-douloureuse affaire de cette petite fille brésilienne nous avons pu recevoir de multiples témoignages de cette Miséricorde vécue par les communautés chrétiennes qui l’entouraient et l’accompagnaient face à la pression de certains lobbies qui s’exerçait sur elle et sur sa mère. Le Père Rodrigues, curé de leur paroisse, s’est dépensé sans compter pour cette famille en mobilisant toutes ses ressources pour la soutenir dans l’épreuve. Il dénonce "la manipulation de conscience et le manque de respect pour la vie humaine" dont toute la famille a été l’objet.
Cette tragédie nous place sur la ligne de crête de la Charité. Celle-ci doit rappeler à temps et à contretemps le respect dû à la vie (qui sommes-nous pour décréter qu’un être fût-il au stade embryonnaire de son développement mérite d’être éliminé ?) et d’autre part manifester notre compassion vis-à-vis des plus faibles et des plus fragiles comme cette petite fille victime des pulsions criminelles de son beau-père violeur.
Contrairement à ce qui a été diffusé par de nombreux médias, ni la petite fille ni la mère n’ont fait l’objet d’une excommunication. La conférence des évêques du Brésil en reprécisant les premières déclarations faites par l’archevêque de Recife invite la communauté internationale qui s’est saisie de cette affaire, mais aussi chacun d’entre nous, à tenir ensemble les deux versants de la Charité.
"Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent", chante le psalmiste.
Aimer c’est rappeler la vérité de ce qu’est la vie, et œuvrer de toutes ses forces pour la rendre possible."
Comme d’habitude pour justifier son inhumanité cette Église joue la victime du complot et de "la manipulation de conscience". Alors que c’est elle qui ne cesse de manipuler les consciences.
Ce prélat hypocrite, comme l’Église qui les évoque sans cesse, parle de Compassion, de Miséricorde, de Charité sans savoir la signification de ces mots.
Ce communiqué ignoble et lâche rappelle douloureusement les déclarations sans action parlant de "charité", de ces prélats catholiques qui durant la Seconde Guerre mondiale, regardaient avec "compassion", s’en remettant à D.ieu et sans intervenir, les nazis emmener les Juifs vers les camps de la mort.
Seigneur, comment peuvent ils parler en ton nom?
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs
24.03.2009
Agression fasciste
En France, le dimanche 22 mars 2009, des militants d’Act-Up Paris ont organisé un "die-in" à la sortie de la messe dominicale de Notre-Dame de Paris, pour dénoncer les propos criminels du pape Benoît XVI, sur le préservatif.
Vers 12h30, une vingtaine de militants d'Act Up-Paris se sont allongés pacifiquement sur le parvis de Notre-Dame.
Les militants scandaient "La capote, c'est la vie, le pape l'interdit", "Église complice du sida", Ils tenaient une affichette à l'effigie du pape Benoît XVI avec ces mots "Écoutez cet homme, soyez séropo".
Michaël Quilliou, secrétaire général d'Act-Up Paris a déclaré "C'est une action pacifique en écho aux propos de Benoît XVI, qui engagent la responsabilité de l'Église et qui arrivent au moment où on a tant de mal à avoir un discours construit sur la prévention du sida".
Eric Marty, un responsable de l'association a rappelé "Aujourd'hui, le sida fait 8.000 morts par jour et le préservatif est le seul moyen de se protéger du sida".
Voilà la réalité que ne veut pas voir l’Église.
Parallèlement, une distribution de préservatifs devant la cathédrale a donné lieu à des agressions de la part de plusieurs dizaines de jeunes catholiques qui s’en sont alors pris aux manifestants.
Ces catholiques s'en sont alors pris verbalement et physiquement aux manifestants, en criant "La capote c’est la mort, le pape n’a pas tort", "Act-Up assassin", "Crevez-en vite du sida" tout en chantant des cantiques en latin et en lançant des œufs pourris et des sacs d’eau sur les militants au sol.
Un cordon de policiers a séparé les militants d’Act Up, des catholiques liberticides.
Reprenant les explications habituelles et hypocrites de l’Église, de la mauvaise compréhension des propos du pape, Diane, une catholique pratiquante parisienne, interrogée par l’AFP, a déclaré "Je suis indignée de voir une manifestation sur le parvis de Notre-Dame pour insulter le pape, dont les propos ne sont pas exactement ceux qui ont été relayés dans la presse".
La manifestation s’est dispersée vers 13h.
Auparavant, peu avant midi, Hélène Bidard, conseillère de Paris et la fédération PCF de la capitale avaient de leur côté organisé une distribution de préservatifs sur le parvis de la cathédrale.
Une bousculade a opposé une trentaine de militants écologistes et communistes à une vingtaine de militants d'extrême-droite. Une personne a été légèrement blessée.
La Préfecture de Police a indiqué à l’AFP que la police a procédé à onze interpellations et un manifestant a été placé en garde à vue pour violences sur agent de la force publique.
La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot s'est dite "scandalisée" après ces incidents, tandis que le PCF a affirmé qu'il "ne se laissera pas impressionner".
Un autre fait est aussi à noter.


Pour la première fois depuis quinze ans, le logo du Sidaction a été affiché pendant la messe de l’émission "Le Jour du Seigneur" diffusée sur France 2.
Selon le site Internet du journal le Point, c'est Patrice Duhamel, le numéro 2 du groupe France Télévisions, qui a demandé lui-même que le logo figure pendant le programme, suite aux propos du pape Benoît XVI.
Ces violences inadmissibles contre des personnes pacifiques qui font part de leurs inquiétudes face à l’irresponsabilité et à la non-assistance à personne en danger que propagent le pape Benoît XVI et l’Église catholique romaine, montrent le sens de la liberté et du dialogue des ces catholiques.
Seigneur, protège-nous la violence.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs
23.03.2009
Surenchère intégriste
En Angola, dans son incroyable intransigeance et inhumanité, qui ne semblent désormais plus rencontrer aucun frein, le pape Benoît XVI intensifie les scandales qu’il suscite, et qui sont quotidiens ces derniers temps, en dénonçant l’avortement pour raison médicale.
Après le tollé mondial suscité mardi 17 mars 2009 par ses déclarations irresponsables et criminelles, mais préméditées avec soin, sur le rejet du préservatif dans la lutte contre le sida en Afrique, le pape Benoît XVI a en effet pourfendu l’avortement thérapeutique lors d’un discours vendredi 20 mars au siège de la présidence angolaise à Luanda.
Plus rien ne semble arrêter sa fureur intégriste.
Selon lui, brandissant le sceptre de l’apocalypse, il s’agit d’une menace contre les "fondements mêmes" de la société, comme d’ailleurs tout ce qui ne correspond pas à sa vision rétrograde du monde.
Le pape Benoît XVI ose déclarer en toute inhumanité "Combien est amère l’ironie de ceux qui promeuvent l’avortement au rang des soins de la santé des "mamans" ! Combien est déconcertante la thèse de ceux qui prétendent que la suppression de la vie serait une question de santé reproductive".
Il faisait là spécifiquement référence au Protocole de Maputo.
Ce document qui a été adopté par l’Union africaine (UA) en 2003 est relatif aux droits des femmes en Afrique et complète la Charte africaine.
L’article 14 du Protocole de Maputo appelle les gouvernements à autoriser "l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus".
Ces dernières déclarations montrent donc que le pape approuve implicitement l’excommunication de Recife, au Brésil.
C’est la première fois depuis son élection en 2005 que le pape Benoît XVI ose s’opposer aussi spécifiquement à l’avortement thérapeutique, point sensible sur lequel en général les autorités catholiques se montraient plus prudentes, sinon, tolérantes.
Par là même, il fait preuve d’une abominable inhumanité en se moquant ouvertement de la souffrance personnelle, horrible et destructrice des femmes qui ont été violé.
Et il est totalement révoltant et inhumain de refuser l’interruption de grossesse pour sauver une mère, d’autant plus que très souvent en n’intervenant pas, c’est la vie de la mère et la vie de l’enfant qui sont en danger de mort.
La conscience morale de l’humanité établit pourtant bien depuis longtemps la différence éthique évidente entre un avortement dit de "confort", appelé ainsi d’ailleurs injustement car c’est toujours une épreuve douloureuse et traumatisante pour une femme, et une interruption de grossesse fondée sur des raisons médicales impératives de sauvegarde de la vie.
Il est donc maintenant tout à fait certain que le pape Benoît XVI entend par ces nouvelles déclarations, appuyer l’intransigeance révoltante de Monseigneur José Cardoso Sobrinho, l’archevêque de Recife qui a excommunié une mère dont la fillette avait subi une interruption de grossesse suite à son viol répété par son beau-père, qui lui n’a pas été excommunié.
La fillette n’a que neuf ans, et l’avortement a été fait par l’équipe médicale, également excommuniée, parce que sa vie ainsi que celle des jumeaux qu’elle attendait, étaient en danger. L’interdiction de l’usage du préservatif par le pape, pour lutter contre le sida est "criminelle".
Son opposition à l’avortement thérapeutique est "monstrueuse".
Ce pape est guidé par le Mal.
Il est totalement indigne de notre Messie et de son enseignement.
Seigneur, libère-nous de l’inhumanité.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs
22.03.2009
Venir à la lumière
L’Évangile de ce quatrième dimanche de Carême est l’épisode où Jésus dit à Nicodème que le Fils de l’Homme doit être élevé (Jean 3, 14-21).
Le texte commence par faire référence au "serpent de bronze" qui "fut élevé par Moïse dans le désert".
Cet épisode se passe dans le désert du Sinaï pendant l'Exode à la suite de Moïse.
Les Hébreux sont assaillis par des serpents venimeux, et comme ils n'ont pas la conscience très tranquille parce qu'une fois de plus ils ont "récriminé", "murmuré", ils sont convaincus que c'est une punition du D.ieu de Moïse.
Ils vont alors supplier Moïse d'intercéder pour eux "Le peuple vint trouver Moïse en disant : Nous avons péché en critiquant le Seigneur et en te critiquant ; intercède auprès du Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents ! Moïse intercéda pour le peuple et le Seigneur lui dit : Fais faire un serpent brûlant (venimeux) et fixe-le à une hampe : quiconque aura été mordu et le regardera aura la vie sauve. Moïse fit un serpent d'airain et le fixa à une hampe ; et lorsqu'un serpent mordait un homme, celui-ci regardait le serpent d'airain et il avait la vie sauve" (Nombres 21, 7-9).
Ce n’est pas de la magie de la part de Moïse mais le contraire.
Moïse transforme ce qui était jusqu'ici un acte magique en acte de foi.
La coutume d'adorer un dieu guérisseur représenté par un serpent de bronze enroulé autour d'une perche était courante.
Moïse dit "faites bien tout comme vous avez l'habitude de faire, mais ne vous trompez pas de dieu, il n'existe qu'un seul D.ieu, celui qui vous a libérés d'Egypte. Faites-vous un serpent, et regardez-le (en langage biblique, "regarder" veut dire "adorer") ; mais sachez que celui qui vous guérit, c'est le Seigneur, ce n'est pas le serpent. Quand vous regardez le serpent, que votre adoration s'adresse au D.ieu de l'Alliance et à personne d'autre, surtout pas à un objet sorti de vos mains".
Jésus reprend cet exemple à son propre compte "De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle".
De la même manière qu'il suffisait de lever les yeux avec foi vers le D.ieu de l'Alliance pour être guéri physiquement, désormais, il suffit de lever les yeux avec foi vers Jésus sur la croix pour obtenir la guérison spirituelle.
Jean dira, au moment de la crucifixion de Jésus "Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé" (Jean 19, 37).
"lever les yeux" veut dire "croire" en Lui, reconnaître en Lui l'Amour même de D.ieu.
Jean insiste sur la foi. Nous restons libres face à la proposition d'Amour de D.ieu, notre réponse peut être celle de l'accueil ou du refus.
Dans le texte Jésus reprend ce thème "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle".
Jésus en faisant un rapprochement entre le serpent de bronze élevé dans le désert et sa propre élévation sur la croix, montre sa fidélité à la Torah.
Jésus l’accomplit en lui donnant une nouvelle dimension.
Dans le désert, seul le peuple de l'Alliance était concerné, désormais c'est chaque homme, c'est le monde entier, qui est invité à croire pour vivre, "Tout homme qui croit en lui obtiendra la vie éternelle".
Et il ne s'agit plus de guérison extérieure, il s'agit désormais de la guérison spirituelle, de la transformation de l’homme, du salut qu’apporte le Messie.

La croix sur laquelle le Fils de l'homme est élevé, n’est pas vue comme un instrument de supplice, mais comme la plus belle preuve de l'Amour de D.ieu.
La croix est à la fois la preuve de la haine et de la cruauté de l'homme, mais elle est plus encore la preuve de la douceur et du pardon de Jésus qui accepte de la subir pour nous montrer jusqu'où va l'Amour de D.ieu pour l'humanité, "Qui m'a vu a vu le Père" (Jean 14, 9).
Et cet Amour est contagieux.
00:05 Publié dans Prières et méditations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chrétiens inclusifs


































