28.02.2009
Hypocrisie
Au Royaume-Uni, où il est arrivé mercredi 25 février 2009, après avoir été déclaré persona non grata en Argentine, l’évêque intégriste négationniste Richard Williamson a demandé "pardon devant Dieu" à tous ceux qu’il a blessés pour ses déclarations négationnistes.
Il l’a fait dans une lettre au Vatican publiée jeudi 26 février à Rome par l’agence catholique Zenit.
Monseigneur Richard Williamson dit dans cette lettre, qu'il regrette "la douleur" qu’il a causée "avant tout à l’Église, mais aussi aux survivants et aux parents des victimes qui ont subi des injustices sous le IIIe Reich".
Monseigneur Richard Williamson, l’un des quatre évêques intégristes dont le pape a levé l’excommunication le 24 janvier, avait fait scandale à la télévision suédoise en niant l’existence des chambres à gaz et en minimisant l’ampleur de la Shoah.
Il écrit "Je demande pardon devant Dieu à toutes les âmes qui se sont honnêtement scandalisées par ce que j’ai dit", ajoutant avoir "seulement exprimé l’opinion d’un non-historien".
L’agence catholique Zenit précise que cette lettre datée de Londres lui a été transmise par la commission Ecclesia Dei présidée par Monseigneur Dario Castrillon Hoyos, le cardinal chargée par le Vatican des négociations avec les intégristes.
Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi a indiqué à l’AFP ne pas avoir été informé de cette lettre "qui semble un courrier privé".
L’évêque intégriste indique dans sa lettre qu'il répond à une demande du pape Benoît XVI et de son supérieur, Monseigneur Bernard Fellay de "reconsidérer" ses déclarations "en raison des graves conséquences qu’elles ont eues".
L’évêque avait déclaré "Je crois qu’il n’y a pas eu de chambres à gaz (…) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration mais pas un seul dans les chambres à gaz".
Ces déclarations négationnistes recueillies en novembre 2008 en Allemagne par une télévision suédoise avaient été diffusées quelques jours avant la levée, par le pape Benoît XVI, de l’excommunication des quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X.
Face à l’indignation suscitée, et malgré le fait que les positions antisémites de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X sont évidentes, le supérieur Monseigneur Bernard Fellay avait hypocritement demandé "pardon" au pape Benoît XVI, qui visiblement semble partager les mêmes idées, pour les propos de Monseigneur Richard Williamson et avait "interdit" à celui-ci "toute prise de position publique sur des questions politiques ou historiques".
Le Vatican avait de son côté précisé que Monseigneur Richard Williamson devait retirer ses déclarations "sans équivoque et publiquement" avant d’être admis aux fonctions épiscopales dans l’Église catholique.
Monseigneur Richard Williamson avait dans un premier temps refusé de revenir sur ses déclarations et les avait même confirmées.
Il est étonnant qu’il change brusquement d’avis aujourd’hui.
Ce revirement est sans aucun doute diplomatique et ne concerne pas les propos négationnistes et antisémites eux-mêmes.
Ce que veulent avant tout les intégristes, avec la bénédiction du pape Benoît XVI, c’est être réintégrés dans l’Église catholique romaine pour pouvoir agir de l’intérieur.
Cet hypocrite demande de pardon de Monseigneur Richard Williamson va permettre au pape Benoît XVI, la polémique étant extérieurement close, de réintégrer définitivement et complètement ces évêques nazis au sein de l’Église catholique romaine et petit à petit d’y faire rentrer les idées intégristes.
Rappelons que le Vatican avait menti en assurant que les déclarations de Monseigneur Richard Williamson n’étaient "pas connues" du pape "au moment de la levée de l’excommunication".
Seigneur, où est ton Église?
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27.02.2009
Pour l’Amour
En Italie, les homosexuels, habitués à l'homophobie de certains de leurs responsables politiques, ont reçu un spectaculaire soutien de la part de l'acteur et réalisateur Roberto Benigni lors du 59e Festival de San Remo, qui s’est déroule au Théâtre Ariston du 17 au 21 février 2009, et ceci en direct sur la télévision publique italienne, la RAI.
Roberto Benigni, célèbre pour ses monologues enflammés, a délivré lors de la soirée d'ouverture du festival, un long et émouvant plaidoyer contre l'homophobie en même temps qu'un hymne à l'amour, homosexuel comme hétérosexuel.
Cela s’est passé une heure avant que l’auteur-compositeur milanais Giuseppe Povia chante Luca era gay ("Luca était gay"), une chanson caricaturale véhiculant tous les clichés homophobes, dont le texte raconte l'histoire d'un gay guéri de son homosexualité.
Roberto Begnini a déclaré pour déplorer les positions homophobes du pape Benoît XVI et du Vatican, "Les homosexuels ne sont pas en dehors du projet de Dieu. Les gays ne sont pas le péché, le péché est seulement la stupidité".
En dépit de plusieurs tentatives, l'Italie n'est en effet jamais parvenue à concrétiser un projet d'union civile, à cause notamment de la forte influence de l’homophobe Église catholique romaine.
Roberto Benigni, réalisateur et acteur du film "La vie est belle", a rappelé l'absurdité et l'horreur des déportations d'homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale en ajoutant "Les homosexuels ont été torturés dans les camps de concentration car ils aimaient une autre personne. Imaginez si chacun de nous avait été torturé juste à cause de son sentiment amoureux. C’est une absurdité. C’est incroyable qu’on parle encore et de nouveau des homosexuels. L’amour est plus rassurant que la foi".
Puis, avec son engagement et son emphase bien connus, Roberto Benigni a récité, devant seize millions de téléspectateurs, une lettre passionnée que Oscar Wilde écrivît à son aimé "Bosie", Lord Alfred Douglas, extraite de "De Profundis".
Dans la salle, l'émotion était palpable et le public a vite offert une standing ovation au comédien.
Au Vatican, les réactions ont du être très différentes.
Seigneur, soutiens les défenseurs de la liberté et de l'Amour, contre la haine.
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26.02.2009
Consternant
En Italie, le chanteur milanais Giuseppe Povia a finalement interprété "Luca era gay" vendredi 20 février 2009, au cours du festival de San Remo, un concours de chansons très suivi et pratiquement culte.
Le texte de la chanson accumule les poncifs sur les errements de la vie gay et les moyens de retrouver "le droit chemin".
Giuseppe Povia affirme que cette chanson est le fruit de sa propre expérience, étant "retourné" à l'hétérosexualité, et qu'il a "converti deux de ses amis qui pensaient être gays jusqu'alors et qui maintenant se sont mariés".
Le thème de cette chanson déchaîne les passions depuis que Povia l'a annoncé en début d'année 2009.
Le Milanais chante l'histoire de Luca, qui se croyait d'abord gay avant d'en "guérir" en réfléchissant sur lui-même.
Les paroles sont consternantes, "Luca était gay, et maintenant il vit avec elle, Luca parle la main sur le cœur et dit je suis un autre homme".
Surfant sur le scandale, le chanteur a choisi d’entretenir la polémique en choisissant de garder secret le texte de sa chanson le plus longtemps possible.
Le public italien l'a pratiquement découvert le jour de son passage officiel en compétition. Accompagné d'une guitare, Giuseppe Povia paraît plutôt réciter une parabole de catéchisme, ouvrant de grands yeux comme pour s'assurer que tout le monde comprend bien chaque mot de son message.
Le texte enfile les poncifs et les caricatures, "Ma mère m'aimait trop, j'étouffais sous ses attentions; mon père ne prenait aucune décision, et nous ne parlions jamais ensemble... maman dénigrait toujours papa, et me disait: ne te marie jamais par pitié".
Vient ensuite la rencontre avec un homme. Là encore, ce ne sont que lieux communs, "je pensais que c'était de l'amour, je réussissais à me sentir moi-même avec lui, puis cela ressembla de plus en plus à une compétition, à qui serait le meilleur au lit".
Heureusement, Luca réalise enfin son problème, "je recherchais mon père à travers les hommes, et j'allais avec eux pour ne pas trahir ma mère".
Le dénouement n'est pas loin et Luca rencontre une femme qui le comprend. Il pardonne alors à son père et à sa mère, "maintenant je suis devenu un père, et je suis amoureux de la seule femme que j'aie jamais aimé".
En fait pour devenir hétérosexuel, il faut juste faire un petit effort de réflexion sur soi. Et bien évidemment, ceux qui restent homosexuels manquent de lucidité.
Totalement débile!
Et pour compléter le spectacle de patronage catholique, un couple de jeunes mariés arrive sur le plateau, danse un slow en s’embrassant.
Ce qui est le plus grave est que le chanteur profite d'une des plus puissantes tribunes médiatiques pour faire passer son message de discrimination. En effet, 15 millions d'Italiens assistent aux retransmissions télévisées du festival de San Remo, soit près d'un téléspectateur sur deux.
Le message militant de Giuseppe Povia va bien au-delà d'une simple chanson et est un véritable manifeste idéologique digne de l’Église catholique romaine.
Que peuvent penser des jeunes gays découvrant leur homosexualité quand ils entendent une telle propagande culpabilisatrice et discriminatoire?
Seigneur, protège-nous de la stigmatisation.
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25.02.2009
Exclu pour humanité
En Australie, un prêtre catholique, démis de ses fonctions pour avoir permis à des femmes de prêcher et béni des couples homosexuels, a annoncé vendredi 20 février 2009, qu'il braverait l'autorité de son évêque, en continuant à célébrer la messe.
Le père Peter Kennedy de la paroisse Sainte Mary de Brisbane, dans l'est de l'Australie, a indiqué qu'il attendait "une église pleine à craquer" destinée à montrer l'hostilité des paroissiens à la décision de l'évêque, Monseigneur John Alexius Bathersby.
Le père Peter Kennedy à déclaré à l’AFP, "Je pense qu'il m'a congédié de façon injuste et la communauté est d'accord avec moi. Alors je reste inflexible et il ne peut rien y faire".
Il a également indiqué depuis l’église où il officie depuis 28 ans, "Je ne sais pas ce qui va se passer mais nous allons continuer notre liturgie comme nous en avons l'habitude".
Le prêtre septuagénaire a reconnu qu'il avait enfreint les règles de l'Église mais il a fermement défendu ses positions, estimant qu'elles étaient conformes aux vœux du Vatican que chaque fidèle participe activement à la liturgie.
En qualifiant au passage l'Église catholique de "plus grand club masculin de la planète", il a aussi ajouté "Nous prenons cela très au sérieux et les femmes qui ont souhaité prêcher ont été les bienvenues à notre messe".
Le prêtre a également avoué avoir béni une dizaine d'unions gays et lesbiennes dans l'église Sainte Mary.
Il a précisé "Nous ne les avons pas mariés mais nous avons fait une bénédiction".
Monseigneur John Alexius Bathersby a indiqué qu'il avait démis le père Peter Kennedy de ses fonctions d'administrateur de la paroisse St Mary parce que ce dernier avait ignoré ses mises en garde.
Voilà encore une fois montré le sens du dialogue de l’Église catholique romaine, dogmatique et dictatoriale.
La seule réponse à tous désirs d’évolution et d’humanité, est pour le Vatican la condamnation et l’exclusion. Il faut obéir et se taire.
Il faudrait un raz de marée de prêtres qui désobéissent.
Ce devrait être un devoir pour tous ceux qui se réclament de l’Amour de Jésus de désobéir à cette hiérarchie misogyne et homophobe.
Il n’y a vraiment plus rien à espérer de cette Église.
Seigneur, tes enseignements seuls doivent nous guider.
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24.02.2009
Association de la haine
A l’ONU, mercredi 18 février 2009, les pays africains, les pays musulmans et le Vatican ont fait bloc contre la reconnaissance de l'homosexualité, en s'opposant catégoriquement à la mention du concept d'orientation sexuelle dans le projet de déclaration internationale sur le racisme, en cours d'élaboration.
Emmenés par l'Afrique du Sud, les pays du groupe africain, les pays musulmans dont l'Iran, l'Arabie saoudite et l'Indonésie, ainsi que le Vatican, se sont vigoureusement opposés à ce que ce texte, qui doit être adopté en avril à la conférence de Genève sur le racisme, mentionne le concept d’orientation sexuelle.
L'homosexualité est considérée comme un délit dans de nombreux pays africains et musulmans et comme un désordre mental par le Vatican.

Cette association de la haine homophobe veut donc que les gays continuent d’être pourchassés et persécutés.
Les pays occidentaux, dont l'Europe et les États-Unis, et les pays latino-américains ont quant à eux défendus la mention de l'orientation sexuelle dans le texte.
Dans son état actuel, le projet de déclaration propose de "condamner toutes les formes de discrimination et toutes les autres formes de violations fondées sur l'orientation sexuelle".
L'Egypte et le Nigeria ont notamment argué du fait que la conférence ne pouvait pas "internationaliser un concept qui n'a pas été agréé dans les instances (onusiennes) concernées, que ce soit l'Assemblée générale ou le Conseil des droits de l'Homme".
C’est de la part de ces États, une manière hypocrite d’exprimer les choses pour ne pas avoir à dire qu’en réalité ils acceptent la discrimination et la persécution des gays.
Les Pays-Bas ont répliqué en estimant précisément que les "défis croissants" créés par la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle "n'avaient pas reçu une reconnaissance internationale suffisante".
Faute d'un accord, les discussions ont été renvoyées à une date ultérieure, comme l'ont été jusque-là les différents thèmes qui ont fait débat.
En cours d'élaboration depuis plusieurs mois, le projet de texte oppose notamment pays islamiques et Européens sur le thème de la diffamation des religions, un concept récusé par les pays occidentaux démocratiques et laïcs.
On constate une fois de plus que ce sont les États où la référence religieuse est la plus importante qui véhiculent la haine homophobe.
On constate que le Vatican qui ne cesse par le biais du pape Benoît XVI de justifier la discrimination à l’égard des gays, se retrouve en accord sur les mêmes positions de haine que les pays musulmans exécutant les gays.
Seigneur, protège-nous de ceux qui répandent la haine.
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23.02.2009
Départ de l’Église
Aux Pays-Bas, un théologien de renom, a décidé de quitter l’Église catholique romaine.
Malgré les persécutions dont ils sont régulièrement l’objet de la part du pouvoir dictatorial du Vatican, et aujourd’hui de manière plus intense que jamais sous le pontificat du pape dogmatique et intransigeant Benoît XVI, il est très rare que les théologiens catholiques malgré le manque de liberté intellectuelle et l’obéissance aveugle qui leur est demandée, finissent par quitter l’Église.
Le goût de la souffrance semble être souvent de mise au sein de cette Église.
Pourtant, Jean-Pierre Wils, un jésuite qui enseigne la théologie morale à l’université de Nimègue, vient d’annoncer qu'il abandonnait l’Église suite à la décision du pape Benoît XVI de réhabiliter les quatre évêques intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, dont Monseigneur Richard Williamson, ouvertement négationniste.
Rappelons que malgré les belles paroles toutes diplomatiques des hauts prélats du Vatican et malgré la confirmation par Monseigneur Richard Williamson de ses propos niant la Shoah, le pape Benoît XVI n’est pas revenu sur la levée d’excommunication des quatre évêques intégristes, montrant ainsi sa communion de pensée avec les lefébvristes.
Le professeur Jean-Pierre Wils a expliqué "Je ne veux plus être identifié avec cet esprit antimoderne, antipluraliste et totalitaire de cette Église".
Il rappelle, si besoin était, que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X est un groupe "extrêmement réactionnaire et profondément antisémite" qui a toujours sympathisé avec les dictateurs et les régimes d’extrême-droite.
Il déclare à juste titre que l’immense majorité des membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X pense que le Concile Vatican II reste un mauvais concile, infesté par les Juifs et les francs-maçons qu’ils haïssent.
On retrouve là les idées nauséabondes du soit disant complot judéo-maçonnique contre l’Église qu’ont toujours défendues les membres de l’extrême droite admirant le nazisme.
Pour les intégristes, le Concile Vatican II ne peut donc pas faire autorité et est inacceptable.
Sur ce point, les propos tous récents de Monseigneur Bernard Tissier de Mallerais, l’un des quatre évêques dont l’excommunication a été levée, donne raison à Jean-Pierre Wils.
Monseigneur Bernard Tissier de Mallerais a en effet déclaré, le 1er février 2009, au quotidien italien La Stampa "Nous ne changerons pas nos positions, mais nous avons l’intention de convertir Rome, c’est-à-dire d’amener le Vatican vers nos positions".
Cette rupture de Jean-Pierre Wils avec l’Église catholique romaine n’est pas une rupture avec les enseignements de Jésus, mais bien avec cette institution vaticane qui à Rome et dans le monde entier, manipule les consciences et impose une dictature combattant toutes libertés et toutes évolutions.
Jean-Pierre Wills a eu le courage de quitter cette Église qui a depuis longtemps trahi tout ce que Jésus nous a enseigné.
Cela devrait faire réfléchir et inspirer tous ceux qui depuis toujours et à tous les niveaux de cette Église protègent leur pouvoir en acceptant une obéissance aveugle à la hiérarchie et se taisent même lorsque cette Église bafoue les idées qui font de nous des disciples de Jésus.
Seigneur, révèle ta vraie Église.
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22.02.2009
Se lever et marcher
L’Évangile de ce septième dimanche du temps ordinaire est l’épisode où Jésus guérit un paralytique (Marc 2, 1-12).
A partir de cette guérison du paralysé, qui inaugure une série de discussions avec les scribes et les pharisiens, Marc va montrer la diversité des accueils de ceux qui reçoivent la Parole de D.ieu.
En raison des foules, Jésus avait pris la décision de ne pas entrer publiquement dans les villes (Marc 1, 45). Il le fait donc discrètement, mais cela ne reste pas ignoré.
Dans ce texte, nous trouvons Jésus, sans autre précision "à la maison", une maison où il a l’habitude de venir, comme étant un peu la sienne, en tout cas celle d’un membre du groupe des disciples.
La foule se bouscule à l’extérieur au point que l’entrée en est obstruée.
Personne ne veut laisser sa place à un autre et l’arrivée des quatre hommes, porteurs d’un brancard, n’est pas acceptée.
Ils ont pourtant voulu répondre charitablement au souhait de leur ami paralysé, qui est de rencontrer Jésus avec l’espoir d’être guéri.
Alors l’imagination des amis rejoint l’audace de leur foi.
Par l’escalier extérieur, fréquent dans ces régions pour atteindre la terrasse, ils montent pour rejoindre Jésus.
Puis ils défont facilement la toiture faite en clayonnage ou couverte en tuiles comme c’est usuel à cette époque.
Ils obtiennent ainsi un espace suffisant pour y faire glisser le paralysé et qui va leur assurer, en bas, la place d’y poser le brancard.
Il ne suffisait pas d’écouter, émerveillés. Il fallait agir pour que le paralysé soit guéri.
Chacun de nous a besoin de l’action des autres pour être conduit aux pieds de Jésus.
Les autres ont autant besoin de nous que nous avons besoin d’eux.
Devant les cinq amis, Jésus réagit avec son cœur, comme il l’avait fait pour le lépreux, "Voyant leur foi", celle du paralysé dont il a compris la démarche, mais aussi celle des porteurs qui ne se sont pas découragés devant les obstacles pour être charitables.
Grâce à leur intervention, Jésus peut guérir leur ami.
L’infirme de la piscine de Bethzatha, à Jérusalem, n’avait pas eu la chance d’avoir des amis pour l’aider (Jean 5, 2).
Il n’y a pas de demande explicite. Les gestes accomplis parlent d’eux-mêmes, "Mon fils, tes péchés sont remis".
Ce terme grec "tecnos" exprime toujours une affection particulière. Il signifie aussi "mon enfant" à qui je suis lié par des liens familiaux.
Le paralysé, selon la pensée de son temps, devait considérer son infirmité comme un châtiment du péché.
Jésus lui pardonne, le réintègre dans son état d’homme juste, il n’est plus dans l’état du péché.
A l’acte de foi du paralysé et des porteurs, Jésus a répondu par le don de son Amour et non par le sens de la seule Loi, "Le malade ne sortira pas de sa maladie jusqu’à ce que Dieu lui ait pardonné ses péchés" est-il dit dans l’un des traités de la Michna.
Et c’est là que vont naître les réserves des scribes présents.
Jésus parle au présent, "Tes péchés sont remis". Ils le sont au moment même où Jésus parle.
Jésus ne dit pas que c’est lui qui les remet.
Le présent marque qu’il y a unité et concomitance entre son geste, ce pardon, la foi des porteurs et celle du paralysé, et la guérison.
Les scribes de Galilée réfléchissent. Ils ne se sont pas encore mobilisés contre Jésus, comme le seront quelque temps plus tard, ceux de Judée et de Jérusalem.
Ils ne discutent pas entre eux, ils "raisonnaient en eux-mêmes", dans leur pensée.
Pour eux D.ieu seul peut pardonner les péchés. Or Jésus ne pardonne pas au nom de D.ieu, mais par sa propre autorité.
Il exprime qu’il a l’autorité suffisante pour cela, "Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre".
Il fait comprendre clairement aux scribes qui Il est.
Puis il se tourne vers l’infirme, "A toi, je dis, lève-toi".
Ces guérisons ne sont pas destinées à affirmer sa messianité et sa divinité. Elles sont faites d’abord par Amour.
Alors le paralysé se lève, comme sans réfléchir, et traverse la foule. Il emporte avec lui son brancard, preuve du miracle.
Tous en sont stupéfaits, "Nous n'avons jamais rien vu de pareil".
Mais tous n’en tirent pas les mêmes conclusions.
Les uns commencent leur long cheminement d’opposition à la mission de Jésus.
Les autres rendent gloire à D.ieu.
Devant ce que nous donne D.ieu dans notre monde et dans notre vie, nous répondons avec des réactions semblables, positives ou négatives.
Il nous faut dépasser les coutumes et les habitudes pour rejoindre D.ieu.
D.ieu nous appelle à le rejoindre avec nos frères dont nous portons le brancard, au travers l’obstacle de la foule et de la toiture.
Il attend nos audaces et malgré nos infirmités spirituelles, Il nous donne cette possibilité de nous lever et de marcher.
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21.02.2009
Engagement réel
En France, les associations de défense des gays rappellent la nécessité pour la France d'améliorer les conditions d'accueil et d'étude des dossiers des demandeurs d’asile.
La Commission européenne, interrogée récemment par des eurodéputés sur une décision chypriote d'expulsion d'un demandeur d'asile iranien homosexuel, a réaffirmé l'obligation pour les États membres de "garantir un statut de réfugié aux personnes qui sont l'objet d'une crainte bien fondée de persécution en raison de leur appartenance à un groupe social particulier, y compris un groupe ayant comme caractéristique l'orientation sexuelle".


L'Inter-LGBT, l'ARDHIS et Solidarité Internationale LGBT rappellent la nécessité pour la France d'améliorer les conditions d'accueil et d'étude des dossiers des personnes demandant l'asile du fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
Nicolas Sarkozy, l'actuel président de la République française, pendant sa campagne électorale, déclarait "si vous êtes persécuté pour votre orientation sexuelle, vous devez pouvoir bénéficier du droit d'asile" appelant à une évolution des critères administratifs par ce que "Être persécuté en raison de sa sexualité, c'est choquant et inadmissible. La France doit faire sienne cette position chaque fois qu'un homosexuel est martyrisé parce qu'il est homosexuel".
Les associations estiment que l'actualité récente est en totale contradiction avec ces engagements, évoquant notamment le cas de Saad, jeune gay égyptien passé très près de l’expulsion vers son pays d'origine début février, s’il n’avait pas été soutenu par les associations gays et de défense des droits de l’Homme.
Les associations déclarent encore "Au-delà de ce cas, ce sont probablement des dizaines d'autres qui, chaque année, échappent à la vigilance des associations et sont livrés à l'arbitraire d'un danger réel dans leur pays d'origine".
C'est la raison pour laquelle l'Inter-LGBT, l'ARDHIS et Solidarité Internationale LGBT demandent à la France une grande vigilance dans le traitement de ce type de dossiers face à des difficultés pour les demandeurs d'asile, telles que la notion de pays d'origine sûr et la procédure prioritaire d'examen qui y est associée étant contestée, "Dans la liste des quinze pays établie par l'OFPRA le 12 juin 2006, cinq pénalisent les relations homosexuelles entre adultes consentants".
Pour l'Inter-LGBT, l'ARDHIS et Solidarité Internationale LGBT, la protection effective des personnes gays, lesbiennes et transgenres cherchant à trouver asile marquerait "l'engagement réel de la France en faveur de la lutte contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie dans le monde".
Souhaitons que cette demande soit réellement entendue par les autorités françaises pour que la France reste pour tous, partout dans le monde, le pays des droits de l’Homme.
Seigneur, donne la protection et la sécurité aux persécutés.
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20.02.2009
Visibilité chinoise
En Chine, la fête de la Saint-Valentin a été l'occasion de plusieurs rassemblements d'homosexuels dans plusieurs villes du pays et notamment à Pékin.
Ces actions voulaient manifester la visibilité des homosexuels dans une société qui les ignore encore largement.
Des parodies de mariages gays ont eu lieu samedi 14 février à l'occasion de la fête de la Saint Valentin.
Une trentaine de lesbiennes et de gays se sont notamment rassemblés à Pékin, à proximité de la place Tiananmen.

Un couple d'hommes et un autre de femmes, habillés en costumes de mariés, ont distribué des fleurs et posé pour les photographes.
Cette manifestation, qui n'était pas autorisée par les autorités, n'a cependant pas été troublé par l'intervention des forces de police pourtant très nombreuses dans cette partie de la capitale chinoise.
Le but de cette action qui a créé un mouvement de curiosité et d'étonnement auprès de la foule des passants était, selon les organisateurs, de favoriser la visibilité et l'acceptation des homosexuels en Chine.
Des tracts ont aussi été distribués revendiquant le droit au mariage gay.
Zhang Yi, l'un des hommes à avoir posé en tenue de marié a déclaré "Venir ici et faire ces photos est amusant, et c'est une chance pour tout le monde d'entrer en contact avec nous pour une meilleure compréhension. Mais comme pour tout, il faut du temps".
Une étudiante participant à la manifestation a dit quant à elle "Beaucoup de gens autour de moi ne voient pas la communauté gay, ils ne savent même pas que l'on existe (...) Grâce à l'événement d'aujourd'hui, je veux dire à tout le monde que nous sommes très nombreux parmi eux (...) et que nous sommes comme tout le monde".
Les militants gays pékinois ont affirmé que d'autres manifestations du même type avaient eu lieu dans trois autres villes de Chine.
Ces rassemblements attestent de l'émergence d'une communauté LGBT qui aspire à la visibilité et à la sociabilité en Chine.
C’est en effet par la visibilité et l’éducation que sont combattus les préjugés.
La situation des homosexuels en Chine était florissante jusqu'à la Longue Marche de Mao-Tsé-Toung.
Elle est devenue épouvantable pendant l'expansion communiste, et surtout au moment de la Révolution Culturelle de 1965 à 1975, où le sort le plus enviable qui était réservé aux gays était le camp de rééducation.
Des milliers, peut-être des millions de gays furent exécutés sommairement d'une balle dans la tête ou sont morts d'épuisement et de mauvais traitements dans les camps de travail car "atteints d'un vice occidental" et "incapables d'assurer l'expansion du peuple chinois".
Néanmoins, petit à petit, les choses ont été en s'améliorant, du moins dans les grandes villes.
Il est vrai que vu l’importante population du pays, les homosexuels chinois sont au nombre de cent vingt à cent quarante millions.
Le gouvernement chinois, devenu pragmatique et soucieux d'un peu de respectabilité sur la scène mondiale, a finalement choisi d'essayer de "faire avec".
C’est pourquoi les lois anti-gay ont été abolies en 1997.
Malgré cela, avant les Jeux Olympiques, une implacable vague de répression homophobe s'est abattue sur les gays chinois.
Des bars et des saunas gays ont été fermés, le personnel et les clients chinois ont été arrêtés, des sites Internet gays ont été fermés, des raids et des arrestations ont eu lieu dans les lieux de drague, des associations gays ont été dissoutes.
L’avenir dira si la situation des gays et lesbiennes s’améliore de façon réelle.
La manifestation à Pékin : http://www.dailymotion.com/video/x8e1n8_pekin-la-communau...
Seigneur, fais que les gays et lesbiennes puissent vivre au grand jour sans être persécutés.
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19.02.2009
Partenariat spécifique
En Hongrie, le gouvernement a approuvé un nouveau texte légalisant le "partenariat enregistré".
La Cour constitutionnelle avait en effet annulé, en décembre 2008, la loi qui devait prendre effet au 1er janvier 2009 reconnaissant des droits aux couples homosexuels.
Le Parlement avait approuvé le partenariat enregistré en décembre 2007.
Mais la Cour constitutionnelle hongroise l'avait annulé in extremis estimant qu'elle "dévalorisait le mariage" et que seule une loi spécifiant que le partenariat civil concernait exclusivement les couples de même sexe pouvait être constitutionnelle.
Le nouveau texte approuvé par le gouvernement réserve donc strictement le partenariat enregistré aux couples de même sexe.
Et il prévoit un autre partenariat, un "partenariat domestique" pour les couples de sexe différent.
Le nouveau partenariat enregistré offrira certains droits aux partenaires, mais moindre que ceux du mariage et très en retrait par rapport au premier texte.
Ainsi, non seulement le droit d'adopter et d'accéder à la procréation médicalement assistée restent bannis, mais la nouvelle proposition de loi revient sur la signature en mairie, au profit du notaire, et sur la possibilité d'opter pour le nom de son conjoint.
Et en matière d'héritage, la famille reste prioritaire sur le partenaire enregistré.
Si le gouvernement est tombé d'accord sur la nouvelle version de la loi, il reste encore au premier ministre, Ferenc Gyurcsány, à la faire voter par le Parlement.
Cette refonte de la loi pourrait réserver des surprises politiques dans la mesure où certains députés avaient conditionné leur vote en faveur du "partenariat civil" initial au fait qu'il s'applique également aux couples hétérosexuels, alors que le nouveau texte propose un statut spécifique aux couples homosexuels.
Il est triste que des lois soient élaborées spécifiquement pour les gays alors que la vraie égalité serait des lois semblables pour tous les citoyens.
Bien des combats sont encore à mener dans le monde pour que malgré nos différences nous ayons tous les mêmes droits.
Aimer est aimer quelles que soient nos différences.
Seigneur, fais que l’Amour soit vainqueur.
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