16.05.2008

Violence fasciste

769857cbc1b78e102f9a6662059e691a.jpgEn Moldavie, samedi 11 mai, les participants de la septième Marche des Fiertés Moldave ont subi une grande violence dénoncée par l’association gay moldave GenderDoc-M.
Les participants à la Gay Pride revendiquant une législation contre les discriminations, ont été empêchés de marcher dans le centre de Chisinau.
La police n'a pas garanti le droit à la liberté de rassemblement.
3b27589e9f870a3c434cd50c0017af88.jpgLe Centre gay et Lesbien Paris a déclaré dans un communiqué de soutien "Des groupes agressifs et organisés, notamment constitués d'extrémistes religieux, de membres du mouvement néo-fasciste New Right et de légionnaires ont stoppé le bus des participants, menacé de les en faire sortir et de les frapper".
Le Centre Gay et Lesbien a encore annoncé "La police s'est contentée d'observer passivement sans protéger les marcheurs, pourtant GenderDoc-M avait informé les autorités et le ministère des affaires intérieures dès le 21 avril de l'itinéraire de la marche et demandé une protection policière", alors même que la loi moldave garantit la liberté de rassemblement pour tous et oblige la police à garantir la sauvegarde des participants.
0b7a62965510403326dd1d459df9e9ec.jpgDes observateurs indépendants ont rapporté des propos très violents tenus par les contre manifestants tels que "Battez-les à mort", "Ne les laissez pas s'échapper".
Ils évaluent entre 200 et 400 le nombre de personnes qui ont assailli le bus dans lequel 60 manifestants gays sont restés bloqués 45 minutes.
Pendant ce temps, six voitures de police se tenaient sans bouger, garées à environ 100 mètres.
Le CGL a encore indiqué "Après avoir été contraints de remettre aux contre-manifestants tout le matériel nécessaire pour défiler, banderoles et drapeaux notamment, GenderDoc-M a fini par conduire le bus au local de l'association, suivi par une voiture pleine de fascistes".
Environ sept cent autres membres de groupes extrémistes ont alors fait le siège du local de GenderDoc-M.
La police et une ambulance se sont contentées d'observer la situation de loin et le local est resté bloqué de nombreuses heures.
Simultanément, des centaines d'autres contre-manifestants sont arrivés sur une place centrale de la ville portant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "La famille c'est l'union d'un homme et d'une femme", "l'homosexualité est un pêché" ou encore "l'immoralité ruine la société".
5444e3b472f527dd04b908f2c17584d0.jpgToutes les autres activités prévues à l'occasion de la Marche, en particulier un meeting, ont du être annulées pour absence de sécurité.
Selon la nouvelle loi moldave, une simple notification suffit pour organiser un meeting.
ebcf83df0ff0b6551a8740d458119eaf.jpgPourtant les autorités ont informé GenderDoc-M, la veille de la Marche, que ce meeting ne pouvait être autorisé, violant manifestement la loi moldave. Depuis que le nouveau Maire a pris ses fonctions, GenderDoc-M est la seule association dont les manifestations sont interdites.
GenderDoc-M demande aux autorités moldaves de garantir la liberté de rassemblement pour tous et de garantir la sauvegarde des manifestants.
L'association en appelle aussi à l'Union Européenne, au Conseil de l'Europe, à l'OSCE et aux associations non gouvernementales.
De telles manifestations et violence ne sont pas loin des pogroms contre les juifs sous le régime nazi.
Dans de nombreux pays de l’Est se réveillent et sont soutenus par les autorités et la population, les mouvements nationalistes, xénophobes et homophobes.
Nous devons rester vigilants et dénoncer cette banalisation de la persécution.
Seigneur, protège les gays de la violence.

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