21.04.2008
Plus de droits
En Europe, le Commissaire Européen aux Droits de l'Homme, Thomas Hammarberg confirme sa place de défenseur numéro un de la cause homosexuelle à l'échelle du continent. Il veut plus de protection pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) en Europe et partout dans le monde. C'est ce qu'il a longuement exposé lors d'une conférence à Bruxelles.
Une conférence sur les droits des personnes LGBT était organisée au Parlement Européen à Bruxelles, le 17 avril, par l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE).
Thomas Hammarberg, le Commissaire Européen aux Droits de l'Homme, dans une vidéo diffusée lors de cette conférence au Parlement européen de Bruxelles, a exprimé un besoin de plus de protection contre les discriminations basées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre.
Il a déclaré "Depuis ma prise de fonction (le 5 octobre 2006), j'ai été effrayé par l'étendue prise par l'homophobie dans un certain nombre de pays d'Europe".
Il s'est également montré concerné par le respect effectif des droits des personnes gays, qui doivent en particulier être protégées des crimes de haines et des discriminations.
Thomas Hammarberg a aussi insisté sur la liberté de rassemblement à l'occasion des Marches des Fiertés pacifiques, auxquelles les autorités nationales et locales ne doivent pas faire obstruction. Il a déclaré que ces marches "ne devraient jamais être entravées par les autorités locales ou internationales", faisant particulièrement référence à la Lituanie.
Le Commissaire Européen a également mentionné la discrimination croissante contre les personnes LGBT et affirmé que les textes législatifs à venir devraient explicitement citer tous les motifs de discriminations sans exclure l'orientation sexuelle, en déclarant "Les régulations et les lois devraient répertorier tous les champs de la discrimination et inclure l’orientation sexuelle, ce qui n’est pas toujours le cas".
Enfin, Thomas Hammarberg a souligné l’importance des Principes de Yogyakarta. Cette initiative d’avocats du monde entier analyse la législation internationale des droits de l’Homme à travers le prisme d’une personne gay et leur pertinence pour le respect des droits de l’Homme pour tous dans l’avenir.
Le Centre LGBT Paris IDF se félicite, par la voix de sa présidente Christine Le Doaré, d'une "telle implication de la part d'un Commissaire Européen".
Si tout soutien supranational est bon à prendre, il convient toutefois de relativiser le poids politique de Thomas Hammarberg, d'origine suédoise.
Le Conseil de l'Europe est une institution indépendante de l'Union européenne, qui rassemble 47 pays, soit tous les pays d'Europe à l'exception de la Biélorussie. Depuis plusieurs années, des autorités nationales ou locales font obstruction aux rassemblements pacifiques, sans que les condamnations officielles de Thomas Hammarberg ne soient suivies de sanctions politiques.
La Slovaquie assure d'ailleurs jusqu'au 7 mai la présidence tournante du Conseil de l'Europe, alors que ce pays freine toute avancée législative des droits des gays et des lesbiennes dans ses frontières.
Et avant elle, la Serbie, Saint-Marin, la Russie et la Roumanie avaient pris la tête de l'institution. Ces États sont très peu enclins à encourager l'émancipation homosexuelle.
Les intentions de Thomas Hammarberg sont louables, mais encore faudrait il que les instances européennes se dotent de structures d’action réelle, obligeant les États membres à respecter les directives prises et sanctionnant les États qui ne les respecteraient pas.
Seigneur, aide au respect de la différence et à l’égalité.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gay et lesbienne



































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