11.01.2008

Communication mensongère

08b5151f5b59a34c0810169a933647d1.jpgEn France, Act Up-Paris dénonce les belles paroles du Président de la République Nicolas Sarkozy face à la réalité des actes de son gouvernement.
0f75d1836b0868a6559af640e2870fff.jpgL’association de lutte contre le sida a dénoncé la réception, mardi 8 janvier, par Nicolas Sarkozy, du chanteur Bono mué en figure altermondialiste.
L'association qui dénonce la diminution par la France de sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose s’interroge "En 2008, Nicolas Sarkozy va priver de traitements 10 000 malades du sida. S'en vantera t'il devant Bono?"
21dc57f16837798377036337b74ce4b3.jpgAct Up-Paris déplore "À travers le Fonds mondial, la France finançait en 2007 le traitement de 140 000 malades du sida. Cette baisse de 7 % de sa contribution revient donc à supprimer le traitement de 10 000 personnes", qualifiant de "manquements du président qui auront pour conséquence de réduire l'accès aux traitements dans les pays du Sud".
Cette réception du chanteur Bono n’est encore une fois qu’une opération de communication servant à l’image de Nicolas Sarkozy, à l’opposé de la réalité de sa politique.
fc1db6f52581be7425030b3ff6494297.jpgAutre figure de l'exécutif à subir la colère des militants d’Act Up-Paris, la Garde des Sceaux, Rachida Dati, alors que l'assemblée a examiné, mardi 8 janvier, en première lecture, le projet de loi relatif à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental.
L’association déclare "Act Up-Paris dénonce cette mesure de rétention intervenant après qu'une peine de prison a été purgée, sans qu'aucune infraction n'ait été commise, et sur la simple base d'une expertise psychiatrique cherchant à évaluer "la dangerosité d'un individu"".
3af43d5e658f68b4ba1e32ba0aaa0a6e.jpgAvancée médiatiquement comme une mesure visant à lutter contre la récidive des pédophiles, ce projet de loi est dénoncé par l'opposition et notamment par Robert Badinter qui rappelait sur France 2 que "depuis la Révolution française, on va en prison pour des actes ou crimes qu'on a commis, pas pour ce qu'on est, pas au nom d'une dangerosité indiquée par des psychiatres".
Selon Robert Badinter, il s'agirait d'un "changement radical" du droit français conduisant à maintenir une personne en prison "au titre d'une infraction virtuelle, d'un crime qu'il pourrait éventuellement commettre s'il était libre".
Act Up-Paris exige l'abandon de ce projet de loi "qui attente aux droits humains en privilégiant l'enfermement à vie en vertu d'une présomption à la récidive, au détriment d'une amélioration nécessaire de la prise en charge en détention et hors les murs".
Nous sommes en train de revenir à l’emprisonnement arbitraire digne de la France d’avant la Révolution et des régimes dictatoriaux.
Voilà donc la vérité et la triste réalité qui sont à l’opposé des belles paroles de Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse de mardi 8 janvier. Ces paroles ne sont que communication mensongère.
Nicolas Sarkozy continue à se donner une image humaniste alors qu’il est en train d’installer dans notre pays des lois iniques allant à l’encontre des droits de l’Homme.
Le site d'Act Up-Paris : http://www.actupparis.org
Seigneur, protège la vérité et la liberté.

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