08.01.2008
Solitude des gays irakiens
En Irak, en vue d'apaiser les tensions entre musulmans chiites et sunnites, le gouvernement a annoncé une amnistie concernant un quart des prisonniers irakiens, soit 5.000 personnes.
Le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh, a toutefois annoncé, le 2 janvier, que les homosexuels ne seraient pas concernés par cette grâce, au même titre que les terroristes, les violeurs, les hauts responsables du régime de Saddam Hussein et les personnes coupables d'adultère…
Quel est le rôle des États-Unis dans cette ignoble décision?
Par ailleurs, le gouvernement irakien a rendu public le nombre de civils tués en 2007.
Il s'élève à 16.232 personnes, un chiffre proche du décompte effectué par l'agence de presse américaine Associated Press (AP), qui en dénombrait 18.610.
On ne sait pas si les homosexuels assassinés par les milices chiites de l'armée du Mahdi, dirigée par le radical chiite Muqtada Al-Sadr, sont comptabilisés dans ces chiffres.
À la fin du mois de novembre 2007, trois des cinq maisons cachant des homosexuels, transsexuels et séropositifs persécutés ont dû fermer, faute de moyens.
Iraqi LGBT, la seule organisation internationale irakienne de soutien aux gays, lesbiennes, transsexuels et séropositifs, risque de disparaître, faute d'argent.
L’association, qui aide depuis 2005 les minorités sexuelles persécutées en Irak à se cacher pour échapper aux attaques de milices chiites et à fuir le pays, dans le but de demander l'asile politique, tente en vain d'obtenir les fonds nécessaires à la survie de son réseau.
Ali Hili, réfugié à Londres, a fondé Iraqi LGBT avec l'aide d'Outrage!, l'une des principales associations britanniques de défense des gays.
Ali Hili déclare "Mais les dons baissent alors que nos besoins augmentent. Nous sommes tout un réseau, malheureusement, je suis le seul à dévoiler mon visage et à donner des interviews, parce que plusieurs de nos membres sont déjà morts après avoir parlé dans les médias et s'être fait repérer sur la toile. Depuis, je suis sous protection et nous refusons de montrer nos projets, c'est trop dangereux. Conséquence: plus personne ne parle des gays en Irak et nous n'avons plus d'argent".
Avec la fermeture de ces lieux de vie, une trentaine de personnes ont ainsi perdu leur abri car il est devenu impossible pour le groupe de payer le loyer des appartements secrets où les personnes traquées se terrent, ainsi que les salaires des deux gardes armés qui les protègent. Les traitements pour les malades manquent et les menaces de mort affluent toujours sur le répondeur d'Ali Hili.
Voilà le sort des gays en Irak.
Et pas un mot des instances internationales, comme si cela était normal.
Seigneur, n’abandonne pas nos frères gays irakiens persécutés.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gay et lesbienne



































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