20.02.2007
Ukraine homophobe
En Ukraine, le président de la commission ukrainienne de défense des minorités nationales, des relations internationales et des droits humains, le communiste Leonid Grach a réitéré, le 9 février dernier, des propos très violents à l'encontre des minorités sexuelles.
Leonid Grach a estimé, en réponse à une lettre du Centre gay et lesbien Nash Mir (notre Monde) lui demandant d'assurer la protection des homosexuels comme son mandat l'y oblige, qu'une des missions premières de l'État était de protéger la société du vice, et donc de l'homosexualité et du lesbianisme, qu'il qualifiait de "perversions". Il a déclaré "Nous ne pouvons pas admettre en notre âme et conscience l'idée qui consiste à dire que l'état est du côté du peuple qui s'adonne à la débauche, à la propagande pour la dissolution, la permissivité sexuelle, et l'introduction de l'abomination de la séduction au sein de notre société".
En novembre 2006, l'élu avait déjà, lors d'une interview, estimé que l'homosexualité "est une anomalie, causée par l'immoralité et la dépravation de l'Homme".
Ces propos prêtent à penser que l'Ukraine, comme la Lettonie, a nommé à un poste de protection des minorités, un homophobe, sans que le Conseil de l'Europe, où siègent les deux pays, ne s'en émeuve.
Rappelons que la Lettonie a nommé à un poste semblable, le député et secrétaire de la Saeima, le parlement letton, Janis Smits du parti Premier de Lettonie (LPP) qui s’est également distingué par ses propos homophobes.
L'association homosexuelle Nash Mir, qui aimerait que la révolution ukrainienne profite aussi aux minorités sexuelles, demande à la communauté internationale de réagir.
Peter Polyantsev, un militant sensibilisé aux questions de santé et de sexualité en Ukraine, a lancé un appel aux citoyens de l'Union européenne afin que ceux-ci entrent en contact avec leurs gouvernements pour dénoncer la situation.
Il faut savoir qu'en Ukraine, aucune protection spécifique n'est prévue pour les gays, et que le pays reste profondément conservateur, dominé par l'Église orthodoxe.
Seulement 15% de la population disent soutenir les couples gays. Les citoyens des grandes villes telles que Kiev ont un point de vue un peu plus libéral.
Sous la pression du Conseil l’Europe et pour suivre la législation européennes à l’égard des Droits de l’homme, ces pays nomment des personnes à des postes dont le rôle est de protéger les minorités et de faire respecter les droits humains. La nomination à ces postes de personnes ouvertement homophobes montrent bien que ces pays ne comptent pas prendre en compte réellement la défense des droits des gays. L’homophobie reste très présente dans les pays de l’Est.
Des protestations pour les propos de Leonid Grach peuvent lui être envoyées directement sur son E-mail : hrach.leonid@rada.gov.ua
Que notre Seigneur nous aide à plus de justice dans le monde.
00:05 Publié dans Actualités religieuses et/ou gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gay et lesbienne



































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