11.01.2008
Communication mensongère
En France, Act Up-Paris dénonce les belles paroles du Président de la République Nicolas Sarkozy face à la réalité des actes de son gouvernement.
L’association de lutte contre le sida a dénoncé la réception, mardi 8 janvier, par Nicolas Sarkozy, du chanteur Bono mué en figure altermondialiste.
L'association qui dénonce la diminution par la France de sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose s’interroge "En 2008, Nicolas Sarkozy va priver de traitements 10 000 malades du sida. S'en vantera t'il devant Bono?"
Act Up-Paris déplore "À travers le Fonds mondial, la France finançait en 2007 le traitement de 140 000 malades du sida. Cette baisse de 7 % de sa contribution revient donc à supprimer le traitement de 10 000 personnes", qualifiant de "manquements du président qui auront pour conséquence de réduire l'accès aux traitements dans les pays du Sud".
Cette réception du chanteur Bono n’est encore une fois qu’une opération de communication servant à l’image de Nicolas Sarkozy, à l’opposé de la réalité de sa politique.
Autre figure de l'exécutif à subir la colère des militants d’Act Up-Paris, la Garde des Sceaux, Rachida Dati, alors que l'assemblée a examiné, mardi 8 janvier, en première lecture, le projet de loi relatif à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental.
L’association déclare "Act Up-Paris dénonce cette mesure de rétention intervenant après qu'une peine de prison a été purgée, sans qu'aucune infraction n'ait été commise, et sur la simple base d'une expertise psychiatrique cherchant à évaluer "la dangerosité d'un individu"".
Avancée médiatiquement comme une mesure visant à lutter contre la récidive des pédophiles, ce projet de loi est dénoncé par l'opposition et notamment par Robert Badinter qui rappelait sur France 2 que "depuis la Révolution française, on va en prison pour des actes ou crimes qu'on a commis, pas pour ce qu'on est, pas au nom d'une dangerosité indiquée par des psychiatres".
Selon Robert Badinter, il s'agirait d'un "changement radical" du droit français conduisant à maintenir une personne en prison "au titre d'une infraction virtuelle, d'un crime qu'il pourrait éventuellement commettre s'il était libre".
Act Up-Paris exige l'abandon de ce projet de loi "qui attente aux droits humains en privilégiant l'enfermement à vie en vertu d'une présomption à la récidive, au détriment d'une amélioration nécessaire de la prise en charge en détention et hors les murs".
Nous sommes en train de revenir à l’emprisonnement arbitraire digne de la France d’avant la Révolution et des régimes dictatoriaux.
Voilà donc la vérité et la triste réalité qui sont à l’opposé des belles paroles de Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse de mardi 8 janvier. Ces paroles ne sont que communication mensongère.
Nicolas Sarkozy continue à se donner une image humaniste alors qu’il est en train d’installer dans notre pays des lois iniques allant à l’encontre des droits de l’Homme.
Le site d'Act Up-Paris : http://www.actupparis.org
Seigneur, protège la vérité et la liberté.
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07.01.2008
Expulsion de malades
En France, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot a rappelé lundi 31 décembre sur France Inter que "toute personne malade est en situation de demander de ne pas être expulsée" et que les malades du sida en particulier n'avaient "aucune crainte à avoir".
Des associations ont constaté et dénoncent le placement de personnes malades, femmes enceintes, d'enfants en bas âge et des conditions sanitaires déplorables dans des centres de rétention, où sont gardées les personnes sans papiers en attente d'expulsion.
Ces dernières semaines, les grèves de la faim et la dénonciation des conditions indignes dans les centres de rétention, ont mis en lumière la façon honteuse dont sont traités des êtres humains.
L’association Act Up-Paris dénonce également l’expulsion de personnes séropositives et atteintes du sida vers leur pays d’origine où les traitements ne sont, pour beaucoup, pas accessibles.
Rappelons que le 14 novembre 2007, Act Up-Paris, AIDES, Demain le Monde, Handicap International, Médecins du Monde, Sidaction, Solidarité Laïque, Solidarité Sida, Solthis et WorldVision ont obtenu confirmation officielle qu’Eric Woerth, ministre du Budget, avait inscrit dans sa proposition de budget 2008, une baisse de 7% de la contribution française au Fonds mondial contre le sida.
Ces expulsions reviennent à envoyer ces personnes à la mort.
Et quand ces personnes ont la chance de pouvoir rester en France, c’est seul, leur famille étant expulsée. Leur choix est de vivre seul ou mourir.
Est cela notre humanité?
Roselyne Bachelot a déclaré qu'elle était "évidemment sensible à ce dossier". Cela suffit il? Elle dit "Je veux rappeler la loi française qui s'applique, c'est-à-dire qu'une personne malade est en situation de demander à ne pas être expulsée".
Elle a ajouté "Les personnes atteintes du sida n'ont aucune crainte à avoir, elles peuvent recevoir des soins dans notre pays même si elles sont en situation irrégulière".
Mais a t’elle la possibilité de faire respecter ce qu’elle dit?
Les belles paroles ne suffisent pas alors que la politique de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration et de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, est de faire du chiffre en expulsant par an 25 000 immigrés sans papiers, boucs émissaires des difficultés des français.
Interrogée pour savoir pourquoi certains malades étaient quand même placés en rétention administrative, Roselyne Bachelot a répondu "il faut qu'ils fassent la démarche judiciaire qui va bien".
Facile à dire quand étant d’origine étrangère, ne connaissant pas les lois françaises, considéré comme un délinquant et que l’on est malade!
Est-ce donc cela le changement annoncé par le Président Nicolas Sarkozy?
Il y a des jours où j’ai honte d’être français.
La preuve du mensonge : http://www.actupparis.org/mot858.html
Seigneur, donne un peu d’humanité à notre monde.
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18.12.2007
Violence contre les pauvres
En France, à Paris, samedi 15 novembre, quelques heures après avoir été installé, près de Notre-Dame de Paris, le nouveau campement de l’association Les Enfants de Don Quichotte a été évacué par les forces de l'ordre.
Les gendarmes mobiles sont intervenus, bousculant sans ménagement les sans-abri et les membres de l’association. Ils ont détruits l'ensemble des tentes, qu'ils ont chiffré à plusieurs dizaines.
Augustin Legrand, porte-parole de l'association, avait auparavant déclaré que 250 tentes avaient été montées, soit presque autant qu'au plus fort du campement installé l'an dernier, à la même période, le long du Canal Saint Martin.
Cette intervention policière a été violente. Dans la bousculade, un militant de l'association est tombé dans la Seine avant d'être repêché par la brigade fluviale, dont deux canots pneumatiques et une barge avaient été mobilisés pour l’expulsion des sans-abris.
Remonté sur le quai, il a été interpellé ainsi que d’autres membres de l’association. Jean-Baptiste Legrand, frères d'Augustin, a également été interpellé.
Les militants de l'association se sont ensuite rassemblés sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour appeler les Parisiens à venir "exprimer leur solidarité" avec les sans-abri.
Selon un journaliste de l’AFP, la présence de deux tentes sur le parvis a provoqué une nouvelle intervention des forces de police, encore plus violente que la précédente.
Le gouvernement avait averti, vendredi 21 décembre, qu'il ne tolèrerait aucun nouveau campement.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne tolèrent pas les miséreux, ils ne tolèrent que la misère. Et celle-ci doit rester cachée!
La ministre du logement, Christine Boutin, avait prévenu qu'elle "n'acceptera pas d'avoir des tentes, donc elles seront évacuées par les forces de police".
Magnifique déclaration d’une catholique pratiquante!
Cyniquement, après la fin du campement le long du Canal Saint Martin, en 2006, elle avait déclaré "à la fin de ce campement les personnes (...) se sont retrouvées dans des conditions sanitaires et psychologiques beaucoup plus graves que quand elles étaient entrées sous la tente". Elle a exhorté "les personnes qui seraient sollicitées pour aller sous la tente de ne pas y aller".
Pour Christine Boutin, la solution est donc que les sans-abri couchent dehors dans le froid et meurent!
Pour Augustin Legrand, "les promesses non tenues" du gouvernement, qui font que "cette année encore, plusieurs milliers de personnes dorment sur les trottoirs", justifient cette nouvelle action.
En France, alors que le froid arrive, au moins
13 000 personnes dorment encore chaque nuit dans la rue.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement parlent et promettent beaucoup mais la réalité des sans-bri reste l’abandon et la misère. Et que serait cette réalité sans le travail des associations et des bénévoles?
Denis Baupin, adjoint Verts au maire de Paris, s'est rendu sur les lieux que tentait d'investir l’association Les Enfants de Don Quichotte, samedi 22 décembre au matin, pour apporter son "soutien" à l'action menée par l'association.
Après l'intervention des forces de l'ordre, il a dénoncé "la violence incroyable qui a été déployée par les forces de police pour déloger ce début de campement" .
Il a déclaré "La réponse à apporter au scandale du mal logement n'est ni la matraque, ni jeter des individus dans la Seine, mais d'apporter des réponses immédiates, concrètes, à tous ces gens en situation d'urgence" en demandant notamment "la réquisition des locaux vides".
Les sans abri ont droit à du respect et de l’attention et non à de la violence.
L’État français qui dépense beaucoup d’argent pour recevoir un dictateur et sa suite, se soucie bien peu de ces personnes qui coutent de l’argent et ne rapportent rien.
C’est cela la realpolitik de Nicolas Sarkozy!
Seigneur, protège les faibles.
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18.06.2007
Le travail rend libre
En France, déjà lors de son discours d'investiture à la présidence de son parti le 28 novembre 2004, Nicolas Sarkozy s'était positionné à droite, annonçant son intention de bâtir un projet politique pour "la France du travail".
Nicolas Sarkozy a ainsi dénoncé "l'égalitarisme" et souhaité que "la France du travail" soit "au coeur de toutes les politiques".
Devant les militants UMP, il avait affirmé sa volonté de faire "renaître" les "valeurs essentielles" du "travail" en y ajoutant la famille et la patrie. Des mots qui depuis ont été omniprésents dans tous ses discours.
Tout au long de ses interventions, Nicolas Sarkozy martèle aussi le mot "réussir".
Lors de son discours d'investiture à la présidence de l’UMP, il disait "Ce qu'il nous faut maintenant, c'est redonner à la France et aux Français le goût de réussir et de la réussite". Pour lui le bonheur semble donc se limiter à la réussite matérielle, selon une vision très américaine du sens de la vie.
Nicolas Sarkozy semble oublier que les valeurs de la République ne sont pas "Travail, Famille, Patrie", mais "Liberté, Égalité, Fraternité".
L'idée que "le travail libère l'individu" revient avec régularité dans les discours de Nicolas Sarkozy depuis 10 ans. Il affirme régulièrement que "le travail rend libre", alors que le but de tous les humanistes est au contraire de libérer l'homme du travail.
Chaque salarié sait aussi par expérience que le travail est une servitude dès lors que l'on ne perçoit en salaire qu'une infime partie du fruit de son travail. Le salarié sait aussi que le travail est aliénant lorsqu'il rentre chez lui le soir vidé de toute énergie.
Nicolas Sarkozy dit sur France 2, au Journal de 20h, le 12 février1998, "Le travail est une valeur d'émancipation" et "Le travail ce n'est pas l'aliénation, le travail c'est l'émancipation".
Sur France 2, au Journal de 20h, le 29 mars 2005, il dit "Le travail libère l'individu" et "Le travail est une valeur de libération". Tout ça pour nous expliquer qu’il va falloir travailler plus.
Faire miroiter un meilleur bien être matériel par toujours plus de travail est honteux alors que la différence de revenus entre les plus riches et les pauvres s’est immensément accru ces cinq dernières années.
Ce qui est en cause est la juste rétribution du travail et une plus juste redistribution des richesses créées par le travail de ceux que l’on laisse au bas de l’échelle sociale.
Est il juste que ceux qui font les travaux les plus pénibles et les moins valorisants soient ceux qui gagnent le moins?
La solution trouvée par Nicolas Sarkozy est que si l’on veut gagner plus pour vivre décemment, il faut travailler plus.
Ce qui est en cause est le système libéral du toujours gagner plus, au détriment du mieux être et où l’on favorise et valorise le fort plutôt que d’aider le faible.
Ce système va à l’encontre de l’humanisme qui doit être la base d’une société plus juste.
Cet humanisme social devrait aussi être le combat de tous chrétiens mais depuis bien longtemps le christianisme est devenu un pouvoir qui protége les puissants et les nantis et leur système.
Beaucoup se sont battus pour cet humanisme et ont conquis les acquis sociaux que nous avons aujourd’hui. Mais ces acquis, Nicolas Sarkozy veut les remettre en cause en essayant de nous expliquer qu’on ne peut les maintenir que si l’on fait encore plus d’efforts et de sacrifice. Cela est un mensonge. Et de plus ce sont toujours les mêmes qui doivent faire des efforts et accepter que leurs acquis diminuent.
Pendant ce temps une petite catégorie de la population vit dans un luxe arrogant.
Les richesses doivent être redistribuées avec justice, chacun doit avoir un travail et pouvoir en vivre décemment, pouvoir accéder à l’enseignement, et avoir du temps pour la culture et les loisirs.
Pour ceux qui ont la mémoire courte, il faut rappeler que l'inscription à l'entrée du camp de concentration nazi de Dachau était précisément "Arbeit macht frei" ("le travail rend libre").
Ce slogan est d'autant plus cynique que les nazis utilisaient l'anéantissement par le travail pour avilir les prisonniers et briser leur esprit.
"Arbeit macht frei" est une application du principe d'inversion systématique de la réalité mis au point par Joseph Goebbels, ministre de la propagande du IIIè Reich. La même technique de propagande est utilisée par George W. Bush lorsqu'il qualifie l'invasion de l'Irak de "libération de l'Irak".
On retrouve encore ce principe d'inversion dans "1984" de George Orwell, où un régime totalitaire a pour slogan "la liberté, c'est l'esclavage" .
On doit combattre cette dérive libérale-fasciste que va mettre en place le gouvernement de Nicolas Sarkozy, où tous les avantages sont pour les entreprises et où ceux qui travaillent sont sous surveillance et doivent travailler toujours plus, et sans rien dire.
Le but est une population servile et au travail pour produire de la richesse pour les nantis et en recevoir seulement les miettes, ce qui l'incitera à toujours travailler plus, par obligation, pour tenter de vivre décemment.
Seigneur, protége les petits.
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16.06.2007
Sous surveillance
En France, discrètement, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France".
En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'État, sur simple demande.
Le décret en préparation exprime le fantasme "Big Brother", tout savoir sur tout et tous, même l'impossible.
Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc…), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d'un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d'un article, d'une photo, d'une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.
En substance, devraient être conservés les mots de passe, "pseudos", codes d'accès confidentiels et autres identifiants, numéros de carte bancaire, détails de paiement, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales, le numéro de l'ordinateur ou du téléphone utilisé, le moyen d'accès à un réseau, les date et heure d'appel, de connexion et de chacune de leurs consultations ou contributions sur un site Internet.
Le texte imposerait d'identifier quiconque, en France, aura mis en ligne, modifié ou supprimé une virgule dans son blog, un "chat", ou sur le Web. Techniquement, on peut, certes, tenter de savoir qui s'est connecté à un site et constater sur Internet ce qu'il diffuse à un instant donné.
Même les États-Unis de George W. Bush et leur "Patriot Act" d’après le 11 septembre n'ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation, qui soulèverait sans doute l'opinion publique américaine d'aujourd'hui, mais s'opère sans bruit en France.
En cas de résistance, ou juste de passivité, la sanction encourue est lourde, les fournisseurs d'accès à Internet ou les sites Internet français qui ne conserveraient pas toutes ces données seront passibles de 375 000 euros d'amende et leurs dirigeants, d'un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, sans compter la fermeture de l'entreprise, l'interdiction d'exercer une activité commerciale, etc…
Il y a avec un tel projet confusion entre le renseignement d'État et la justice, qui relègue la séparation des pouvoirs au rang de fiction juridique.
Certes, le gouvernement consultera la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), brandie en épouvantail par les ministères. Mais l'avis de celle-ci, même défavorable, sera dépourvu du moindre effet juridique depuis la refonte de la loi informatique et libertés, intervenue en 2004.
Voilà donc la société de liberté que met en place Nicolas Sarkozy et son gouvernement.
Seigneur, protége la liberté.
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10.05.2007
Un Président proche du peuple
En France, le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy a de curieuses manières d’être cet homme proche de tous les français, comme il l’a sans cesse déclaré lors de la campagne électorale.
Nicolas Sarkozy, plusieurs fois pendant la campagne des élections présidentielles, s’est déclaré le candidat des travailleurs. Il le disait de façon très sérieuse découvrant les visites dans les usines, toujours entouré par ses nombreux gardes du corps.
Mais pour prendre quelques jours de "retraite" avant son entrée en fonction, il n’a pas choisi des vacances dans la simplicité pour rester proche de ce peuple qu’il dit aimer et qu’il veut défendre.
On le retrouve à Malte pour une croisière en Méditerranée, sur un yacht luxueux de 60m de long, Le Paloma, yacht appartenant à l’un de ses véritables amis, l’homme d’affaires milliardaire Vincent Bolloré.
Nicolas Sarkozy s’est rendu à l’aéroport de La Valette, à Malte avec sa femme Cécilia, son fils Louis, 10 ans et quelques proches à bord d’un jet privé appartenant au même milliardaire, avant d’embarquer sur le yacht.
Le navire comprend sept cabines luxueuses et peut accueillir 12 invités en plus des 17 hommes d'équipage.
Le prix de la location du yacht pour ces 3 jours est de 100 000 €. Avec le jet privé et les 3 voitures Mercedes, c’est une escapade à plus de 200 000 €.
Après ce petit périple en Méditerranée, il se retrouvera dans un hôtel de grand luxe dans les Alpilles, hôtel qu’il connaît déjà pour l’avoir fréquenté avec ses nombreux amis du show biz. Pour l’occasion il a fait vider l’hôtel de ses clients.
Voilà donc la manière de Nicolas Sarkozy de rester près du peuple.
Où est le Président qui se voulait humble et rassembleur, le soir de son élection?
A ce sujet, Patrick Menucci, ancien directeur-adjoint de campagne de Ségolène Royal a déclaré à l’agence Reuters "C'est un signal désastreux donné au pays, notamment auprès des 53% des Français qui gagnent moins de 800 euros et qui ont voté pour lui".
Le conseiller municipal de Marseille, qui est aussi secrétaire national du PS a aussi a ajouté "Je trouve que c'est un très mauvais départ en étant sur le yacht d'une personnalité du CAC-40. Il confirme ainsi qu'il est le président du CAC-40".
Vincent Peillon s’indigne et déclare "On n'a jamais vu quelqu'un qui affiche de façon aussi provocatrice le goût de l'argent et sa proximité avec les milieux d'affaires, à peine élu".
Le député européen UDF, Jean-Louis Bourlanges a estimé de son côté sur France Info que le choix de Nicolas Sarkozy relevait d'un "luxe inutilement ostentatoire".
Les journaux quant à eux ironisent. Libération titre à la une "Boat people" et l’Indépendant du Midi parle de "Sarko Maltaise".
Voilà donc avec quelle arrogance, Nicolas Sarkozy va défendre les si nombreux pauvres de notre pays.
On peut se demander si un jour il y a vraiment eu la Révolution française et l’Abolition des privilèges. Seigneur, apprend l’humilité et le respect à nos dirigeants.
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07.05.2007
Dramatique inconscience
Les Français ont préféré "Travail, Famille, Patrie" de Nicolas Sarkozy plutôt que "Aimez vous les uns les autres" de Ségolène Royal.
Triste constat de l’inconscience.
Notre ciel de liberté risque de vite s’assombrir.
Les temps bien sombres de notre Histoire reviennent avec leur cortége de souffrances et d’exclusion.
Nous allons devoir rester vigilants.
Et résister quand se sera nécessaire.
Et protéger ceux qui ne vont manquer d’être montrés du doigt et stigmatisés par ce nouveau pouvoir.
Que ce blog soit le refuge de la liberté contre tout autoritarisme et brutalité.
Seigneur, protége la liberté, l’égalité et la fraternité.
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05.05.2007
La bête immonde
En 1933, à la suite d'une élection démocratique, Adolf Hitler accédait au pouvoir dans une Allemagne rongée par la crise économique, où les citoyens ordinaires avaient subi un appauvrissement sans précédent à cause d'un chômage massif et d'une inflation galopante, créant dans l'opinion un sentiment d'amertume et le désir d'un changement fort pour remettre l'Allemagne sur la bonne voie.
Adolf Hitler était alors perçu comme "l'homme providentiel", le seul ayant l'autorité et la détermination nécessaires. Il bénéficiait du soutien du patronat et des classes aisées, en même temps que d'une partie des classes populaires victimes de la crise. Le danger représenté par Hitler était alors complètement sous-estimé ou ignoré par les médias et par la majorité de "l'intelligentsia".
A l'issue de la seconde guerre mondiale, les Allemands, et dans une moindre mesure les Italiens, ont durablement pris conscience des dangers du fascisme. Mais cette prise de conscience n'a pas eu lieu en France, où le régime fasciste de Vichy pouvait être considéré comme imposé par la défaite et l'occupation, et non véritablement choisi par les Français, alors qu'en réalité, les fascistes représentaient une force politique importante en France pendant les années 30, et le régime de Vichy bénéficiait d'un large soutien populaire.
Mais les Français se sont dispensés de faire leur examen de conscience, et la "bête immonde" n'a pas été éradiquée dans les esprits comme en Allemagne. D'où la montée en puissance du Front National et l'actuelle dérive du principal parti de droite, l'UMP, vers l'extrême-droite.
Nous sommes aujourd'hui au XXIième siècle, et le fascisme est de retour avec un nouveau visage. Il "a évolué vers une forme moderne", débarrassé de l'anti-sémitisme, mais en conservant les mêmes principes et les mêmes méthodes qui sont l’autoritarisme, le culte de la répression, le mépris de la démocratie, la propagation de la haine, la désignation de boucs-émissaires, et l’absence de scrupules, la fin justifiant les moyens.
Ainsi, Nicolas Sarkozy est violent, rempli de haine, et ne supporte pas les opinions différentes des siennes. Autre caractéristique du fascisme, Nicolas Sarkozy ne cesse de stigmatiser des catégories de personnes en les désignant à la vindicte publique et en les utilisant comme boucs-émissaires :
- les jeunes des banlieues qui sont les "racailles", à nettoyer au "karscher".
- les pauvres qui sont les "assistés".
- les chômeurs qui sont "ceux qui se lèvent tard".
- les "soixante-huitards" et l'esprit de Mai 68 qui sont la cause de tous les maux de la France.
- les syndicalistes qu’ils appellent "ces braillards".
- les défenseurs des droits de l'homme, qu'il appelle avec mépris les "droits-de-l'hommistes". Ce n'est pas un hasard si l'édition italienne du livre de Sarkozy a été préfacée par Gianfranco Fini, le leader de l'Alliance Nationale, précédemment dénommée MSI, le parti fasciste mussolinien.
Et ce n'est pas un hasard non plus si Nicolas Sarkozy est la deuxième personnalité préférée des électeurs du Front National après Jean-Marie Le Pen.
Son ambition dévorante, sa soif de pouvoir, sa démagogie, son mépris de la démocratie, son intolérance et sa haine font de Nicolas Sarkozy un danger majeur s’il est élu.
Sa soif de pouvoir est d'autant plus inquiétante qu'il a déclaré vouloir modifier la Constitution pour étendre les pouvoirs présidentiels.
Les observateurs objectifs qui ont approché Nicolas Sarkozy disent qu'il émane de lui de la violence. Anecdote révélatrice, lorsque Nicolas Sarkozy a été mis en cause par une manipulation dans l'affaire Clearstream, il a dit "je trouverai le responsable de ça et je le pendrais à un croc de boucher".
Comme il l'a souvent montré à l'Assemblée Nationale ou à Argenteuil, Nicolas Sarkozy est un violent, et il gouvernera dans la violence, il dressera les uns contre les autres, et le résultat pourrait être une guerre civile. Les cinq semaines d'émeutes qu'il a déjà provoqué en 2005 ne sont sans doute qu'un avant-goût de ce qui pourrait arriver s’il s'empare du pouvoir.
Il est alors probable qu'il utilisera le soulèvement populaire comme prétexte pour prendre les pleins pouvoirs, comme l'article 16 de la Constitution le permet lorsque "l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu".
Voilà ce qui peut nous attendre si nous laissons notre démocratie et nos libertés être prises en otage.
La liberté, l’égalité et la fraternité sont entre nos mains.
Ouvrons les yeux et ne nous trompons pas.
Seigneur, protége notre liberté.
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03.05.2007
Retour en arrière
En France, Henri Weber, ancien leader de Mai 68 et député européen socialiste proche de Laurent Fabius, a déclaré dans un communiqué, lundi 30 avril "Nicolas Sarkozy a trouvé un nouveau bouc émissaire : après les immigrés, les fonctionnaires, c'est Mai 68 qui est désormais responsable de tous les malheurs de la France!".
Henri Weber ironise en ajoutant "Imputer à un événement vieux de 40 ans nos difficultés d'aujourd'hui est inepte. C'est comme si on attribuait à l'affaire Dreyfus la responsabilité de la défaite de 1940!".
Il déclare que "Mai 68 fut un grand mouvement démocratique et libertaire", qui a été "à l'origine du mouvement de libération des femmes, des mouvements écologiques, régionalistes, homosexuels".
Les événements de Mai 68 furent en effet l’occasion de penser la politique autrement.
Il rappelle que "Ce fut aussi la plus grande mobilisation ouvrière de l'histoire de France".
Le mouvement qui débuta avec les étudiants, rallia toutes les catégories de la population, des intellectuels jusqu’aux ouvriers dans un grand mouvement d’idées, de liberté et de fraternité. Après, rien ne fut tout à fait pareil.
Mai 68 fut à la base du modèle social français actuel. C’est ce modèle justement que veut remettre en cause Nicolas Sarkozy.
Ce fut l’occasion d’une prise de conscience politique avec une plus grande implication et un plus grand contrôle des citoyens sur les décisions.
Ce grand brassage d’idées fut aussi à l’origine du mouvement associatif, très important dans notre pays.
Henri Weber rappelle que la "campagne de la droite" et de son leader contre Mai 68 a ces "deux objectifs" : "En finir avec le modèle social français" et "revenir à l'ordre moral répressif et à l'exercice autoritaire du pouvoir qui prévalaient avant le soulèvement de mai".
Nicolas Sarkozy a encore attaqué dimanche 29 avril "les héritiers de mai 68", les accusant d'avoir imposé "le relativisme intellectuel et moral".
Formule qui indique, comme on le sait, que Nicolas Sarkozy n’aime ni la liberté, ni le débat d’idées et la démocratie.
Ces déclarations vont dans le même sens que celles du pape Benoît XVI et du Vatican qui eux aussi combattent "le relativisme intellectuel et moral" .
L’on sait aussi que le pape Benoît XVI et le Vatican n’aiment ni la liberté, ni le débat d’idées et la démocratie.
Triste temps de conformisme et de normalisation.
Seigneur, ouvre les cœurs au respect de la liberté.
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