06.10.2009

Contre le fascisme

Drapeau Serbie.jpgEn Serbie, le président de la République Boris Tadic a appelé jeudi 1er octobre 2009, à "identifier les auteurs d'actes de violence" récents et leurs "inspirateurs", avertissant qu'ils pouvaient mener au "fascisme", lors d'un hommage à un jeune supporteur de football français décédé après une agression.
Dans la soirée, quelque 5 000 personnes ont défilé dans le calme dans le centre de Belgrade en direction de l'ambassade de France à l'appel d'une "Coalition des jeunes contre la violence".
Boris Tadic, président de la Serbie.jpg Boris Tadic a souligné devant la presse "Il est très important d'identifier les groupes à l'origine des actes de violence, les inspirateurs de ces groupes et les idées qui tendent à faire de la violence une valeur au sein de notre société" .
Il a ajouté "Aucune société institutionnalisée ne doit créer une atmosphère de violence, car c'est précisément cette atmosphère qui débouche sur des tragédies telles que l'assassinat de Brice Taton".
Brice Taton.jpgToulouse Football Club (TFC).jpg






Brice Taton, toulousain de 28 ans, supporter du Toulouse Football Club est décédé mardi 29 septembre, des suites d'une agression avant le match de l'Europa League, Partizan Belgrade contre Toulouse.
Partizan Belgrade, club de football.jpgDe nombreux supporters du Partizan Belgrade font partie de groupes nationalistes néo-nazis.
A une quinzaine, ils ont agressés les supporters français avec des barres de fer, des chaînes de vélo et des battes de base-ball.
Trois supporters français ont été sérieusement blessé dont Brice Taton qui est décédé des suites de ses blessures.
Arrêtées dès le lendemain de l'agression par la police serbe, qui s'est notamment appuyé sur les témoignages des supporteurs toulousains présents lors de la bagarre, dix personnes ont été présentées à la Justice et placés en détention pendant trente jours. Un seul a été laissé libre.
Pendant cette détention provisoire, les magistrats doivent décider ce qu'ils retiennent comme chef d'inculpation.
Selon le communiqué du gouvernement serbe, cela pourrait être "tentative de meurtre avec préméditation". Ce type de crime est puni, selon la loi serbe, par une peine de 30 à 40 années de réclusion criminelle.
Partizan Belgrade, club de football 2.jpgLes suspects sont jeunes, âgés de 17 à 27 ans, et certains étaient déjà connus de la Police.
Boris Tadic a appelé toutes les institutions de l'État, les intellectuels, l'Église et les citoyens à une "lutte impitoyable contre la violence", qualifiant ce combat de "priorité essentielle du pays, plus importante même que l'intégration européenne car la violence mène au fascisme".
Le président venait de déposer une gerbe de fleurs et d'allumer un cierge, place de la République, dans le centre de Belgrade, à la mémoire de Brice Taton.
Rama Yade 8.jpgLa secrétaire d'État française aux Sports, Rama Yade, accompagnée du vice-Premier ministre Bozidar Djelic, s'était également rendue un peu plus tôt place de la République pour rendre hommage à Brice Taton. Elle a été reçue jeudi 1er octobre au matin par le président Boris Tadic.
Anti Belgrade Pride.jpgL'agression contre Brice Taton s'était produite juste avant la Belgrade Pride 2009, le 20 septembre dans le centre de Belgrade, que ses organisateurs ont finalement annulée par crainte des violences, plusieurs organisations ultra-nationalistes ayant annoncé qu'elles étaient déterminées par tous les moyens, à empêcher les gays de défiler.
Le Conseil de sécurité nationale a immédiatement adopté des mesures destinées à renforcer la sécurité et à protéger la démocratie après les récents incidents.
Seigneur, protège le monde du retour de la barbarie.

05.05.2009

Candidature haineuse

Drapeau France 8.jpgEn France, l’Union des Étudiants juifs de France (UEJF) se dit "choquée" par la candidature de "l'humoriste" néo-nazi Dieudonné, en Ile-de-France aux élections européennes du 7 juin, annoncée samedi 18 avril 2009 au théâtre parisien de la Main d'Or.
Dieudonné 2.jpgDieudonné M’Bala M’Bala appelle à un "vote antisioniste".
Il déclare dans des propos délirants pour justifier sa haine antisémite, "Il faut se battre contre le système béké. On l'appelle comme ça en Guadeloupe. En France c'est le système sioniste, c'est exactement la même chose. Ce sont les esclavagistes et on est des esclaves. Il faut qu'on se libère!".
CRIF - Conseil Représentatif des Institutions juives de France.jpgIl martèle "Le sionisme gangrène la France, c'est un danger", avant d'appeler à se battre "contre ce repli communautaire. Il faut que la République retrouve son sens et que nous chassions toutes les organisations mafieuses du type le Crif (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) de la République".
Kemi Seba 1.jpgLes personnes appelées à figurer sur sa liste par l’antisémite Dieudonné sont notamment Alain Soral, militant d'extrême-droite, ancien cadre du Front National et ex-plume de Jean-Marie Le Pen qui vient de quitter le FN et Kemi Seba, le fondateur du groupuscule noir radical Tribu Ka, déjà condamné à plusieurs reprises pour antisémitisme et diffamation raciale.
Il en a également appelé à Ahmed Moualek, animateur du site propalestinien et antisémite, Labanlieuesexprime, l'ancien judoka Djamel Bouras et à l'humoriste Jean-Marie Bigard.
Il a aussi annoncé que l'historien négationniste"Robert Faurisson ne fera pas partie de la liste a priori, quoique... il y a peut-être des surprises", en invitant "tous les infréquentables" à le rejoindre dans sa lutte pour ce qu’il appelle "une liberté d'expression".
Raphaël Haddad, président de l'Union des Etudiants juifs de France (UEJF).jpgUEJF - Union des Etudiants Juifs de France.jpg



Pour Raphaël Haddad, le président de l'UEJF, "Dieudonné a pour ambition politique de réunir sur une même liste le maximum de personnes condamnées pour incitation à la haine raciale. Ce vaste programme politique haineux vient rappeler qu'il est bien une étoile montante de l'extrême-droite".
L'UEJF s'étonne que "bien qu'ayant été condamné à plusieurs reprises, Dieudonné puisse encore se présenter aux élections européennes".
Les pouvoirs publics envisagent la possibilité d'interdire ces listes "antisionistes", en se basant sur les lois antiracistes.
Claude Guéant, le secrétaire général de l’Élysée a déclaré au "Forum" de radio J, "Est-ce qu'on peut se présenter aux élections avec un programme ouvertement antisémite?"
Il poursuit en dénonçant une "initiative absolument scandaleuse (qui) doit être condamnée moralement par tous les gens de bonne volonté".
Il conclut "Dieudonné est antisémite tout le temps, c'est absolument odieux".
Harlem Désir.jpgHarlem Désir, député PS européen, tête de liste du PS en Île-de-France aux prochaines élections européennes, a quant à lui déclaré "Le nouveau visage de l'extrême droite, communautariste et antisémite, sera combattu sans relâche".
Dieudonné et Faurisson - J'ai fait l'con Zénith 2008.jpgRappelons que l’ignoble Dieudonné est sous le coup d'une enquête préliminaire depuis le 26 décembre 2008, pour contestation de crimes contre l'humanité commis au cours de la Deuxième Guerre mondiale et injures antisémites, après avoir invité dans son spectacle "J'ai fait l'con", au Zénith de Paris, l'historien négationniste Robert Faurisson et lui avoir fait remettre par un technicien en tenue de déporté juif, étoile jaune sur la poitrine, un "prix de l'infréquentabilité et de l'insolence".
Dieudonné a déjà été condamné à plusieurs reprises pour diffamation publique à caractère racial en raison de ses propos sur la Shoah, ainsi que pour provocation et incitation à la haine raciale.
Étoile jaune.jpgLa haine antisémite comme tous les racismes et toutes les exclusions doivent être combattus avec la plus extrême force.
Toutes les idéologies et les personnes qui s’en réclament doivent être condamnées.
L'ignoble invitation de Robert Faurisson au Zénith: http://www.youtube.com/watch?v=c4ZO9V7eArs
Seigneur, protège-nous de la haine.

15.01.2009

Recrudescence de l’antisémitisme

Drapeau France 9.jpgEn France, des cocktails Molotov sont lancés contre des synagogues, des slogans haineux sont hurlés dans les manifestations pro-palestiniennes, écrits sur les murs et sur Internet.
Etoile jaune.jpgLe lundi 5 janvier, le portail d’une synagogue est attaqué à la voiture bélier à Toulouse.
Le dimanche 11 janvier, il est 22 h 30 quand neuf cocktails Molotov sont lancés contre une synagogue à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Aucun dégât dans le lieu de culte mais la vitrine attenante du restaurant du centre communautaire Ohr Menahem vole en éclats et un début d’incendie se déclare.
Toujours dimanche 11 janvier au soir mais à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg, une autre synagogue était visée par des engins incendiaires.
Encore dimanche 11 janvier, à Monceau-les-Mines, les passants longeant le lycée Henri-Parriat pouvaient lire "Morts aux Juifs!"
Lundi 12 janvier, ce sont des inscriptions pro-palestiniennes et antisémites "Il faut tuer les Juifs!" qui étaient découvertes sur le mur d’un centre social de la banlieue du Puy-en-Velay.
Selon Kémi Séba, le Président du groupuscule radical noir Mouvement des Damnés de l’Impérialisme, les sionistes sont "les nazis du XXIème siècle" et "doivent être abattus".
Samedi 10 janvier il a déclaré en toute impunité lors d'un meeting "A mort Israël! A mort les sionistes" après avoir minimisé la Shoah et averti qu’il mettrait "à sac l’Elysée" si Nicolas Sarkozy "défendait Israël".
Les actes antisémites se multiplient partout en France.
Raphaël Haddad, président de l'Union des Etudiants juifs de France (UEJF).jpgUEJF - Union des Etudiants Juifs de France.jpg



Selon Raphaël Haddad, le président de l'Union des Étudiants juifs de France (UEJF), un total de 55 actes antisémites ont été recensés en France depuis le début de l'offensive israélienne à Gaza, le 27 décembre 2008.
La France compte les plus importantes communautés juive et musulmane d'Europe par leur nombre, avec de 4 à 5 millions de musulmans et environ 600 000 juifs.
Lors d'une réunion d'une vingtaine d'associations organisée à Paris par la secrétaire d'État à la politique de la Ville, Fadela Amara, à la demande de l'UEJF, Raphaël Haddad a déclaré lundi 12 janvier "C'est plus important que ce que l'on a connu en 2001" lorsque la deuxième intifada débutée en septembre 2000, avait progressivement été écrasée par l'armée israélienne.
Il a précisé à titre d'exemple, qu’il y a eu pour toute l'année 2007, 271 actes antisémites.
Plusieurs représentants d'associations ont fait état de "surchauffe" dans certains quartiers de banlieue.
Ils ont été nombreux aussi à dénoncer la vague de SMS appelant à la haine, de mails et de commentaires antisémites qui envahissent Internet.
Les responsables politiques et communautaires s’élèvent contre l’importation en France du conflit israélo-palestinien, qui se traduit essentiellement par une poussée de l’antisémitisme.
Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA).jpgSammy Ghozlan, le président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) constate "Le climat est très malsain. On a reçu depuis le 27 décembre une centaine de signalements antisémites, le plus souvent des injures, des menaces ou des graffitis, plus rarement des agressions".
LICRA.jpgLa Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a dénoncé "la multiplication des dégradations et des actes antisémites en France, en écho aux manifestations pro-palestiniennes" ajoutant "ce qui se lit, s'entend et se voit dans les cortèges de ces manifestations est intolérable".
L’association ajoute "Les Palestiniens n'ont pas besoin de ce soutien contre-productif, ils ont besoin de vrais amis qui les aident à rechercher la voie de la paix avec Israël en rejetant les organisations terroristes qui les prennent en otages".
Les autorités musulmanes en France condamnent aussi les violences.
Conseil Français du Culte Musulman.jpgLe Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a pour sa part condamné les actes de violence contre des synagogues et "réaffirme que rien ne saurait justifier de tels actes, notamment, contre des lieux de prière et de recueillement, et réitère son appel à la responsabilité et à la vigilance contre toute forme de provocations".
La Grande Mosquée de Paris a de son côté ajouté qu'elle "dénonce toutes les agressions de profanation de tous les lieux de culte sans exception" et "abjure la communauté musulmane de France à garder son calme face à la grande émotion que suscite la situation de guerre à Gaza".
Hamas.jpgMais la position des musulmans n’est pas facile car l’une des parties en présence dans le conflit israélo-palestinien, le Hamas est violemment antisémite.
Le Hamas, par la voix de son président, Khaled Machaal, vivant à Damas en Syrie, appelle à la destruction d’Israël.
Hezbollah.jpgOn peut aussi lire dans la Charte du Hamas de 1988, "Le Jour du Jugement dernier ne viendra pas avant que les musulmans ne combattent les juifs, quand les juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres. Les rochers et les arbres diront, O Musulmans, O Abdallah, il y a un juif derrière moi, vient le tuer" (Article 7), "La Palestine est un Waqf musulman consacré aux générations de musulmans jusqu'au Jour du Jugement Dernier" (Article 11), "Il n'existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad" (Article 13), "Israël, le judaïsme, les juifs défient l'islam et les musulmans" (Article 28).
Cette Charte se réfère au Protocole des Sages de Sion, texte écrit à la fin du XIXe siècle par le faussaire Mathieu Golovinski, un russe antisémite.
Il est écrit dans la charte du Hamas "Le plan sioniste n'a pas de limites. Après la Palestine, les sionistes veulent accaparer la terre, du Nil à l'Euphrate. Quand ils auront digéré la région conquise, ils aspireront à d'autres conquêtes. Leur plan est contenu dans " Le Protocole des Sages de Sion ". Leur conduite actuelle est la preuve de ce que nous avançons" (Article 32).
Abdel Aziz al-Rantissi, un des représentants et co-fondateur du Hamas a déclaré en 2003 que la Shoah n'avait jamais eu lieu et que les sionistes étaient derrière les agissements des nazis.
Hamas 4.jpgPar ailleurs les programmes télévisés du Hamas et de sa chaîne Al-Aqsa TV diffusent des émissions aux connotations antisémites, comme l'émission d'endoctrinement pour enfants "Les Pionniers de demain" et de ses personnages, Farfour la souris, Nahoul l’abeille ou Assoud le lapin, déclarant dès sa première apparition qu'il se débarrassera des Juifs en les mangeant.
Qui est le Hamas? : http://paris1.mfa.gov.il/mfm/Data/90196.pdf
La Charte du Hamas : http://paris1.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?Docume...
Restons vigilants, la haine antisémite est loin d’être du passé.
Seigneur, apprends-nous à vivre ensemble quelles que soient nos différences.

05.01.2009

Mouvement terroriste

Drapeau israëlo-palestinien.jpgA Gaza, à la frontière d'Israël, le gouvernement du Hamas se trouve à un tournant de sa courte histoire, alors que le gouvernement israélien a récemment mis en jeu la survie du groupe terroriste.
Lundi 29 décembre, après 3 jours d'offensive de l'armée israélienne sur la bande Gaza, le vice-Premier ministre israélien, Haïm Ramon, déclarait que "le but de l'opération est de faire tomber le régime du Hamas".
Hamas.jpgLe Hamas, un acronyme de "Mouvement de la Résistance islamique" en arabe, est un groupe relativement récent mais à l'influence importante, basée sur un vaste réseau d'aide sociale, d'écoles et d'œuvres de bienfaisance qui cachent ses activités terroristes.
La rupture de la trêve avec Israël, le 19 décembre 2008, est intervenue quelques jours après la célébration de son 21e anniversaire.
Un porte-parole du Hamas indiquait qu'"il semble difficile de pouvoir reconduire (la trêve), et le Hamas est prêt à toutes les éventualités". Ce dirigeant indiquait la volonté du Hamas de recourir de nouveau aux attentats contre Israël.
Frappes terroristes du Hamas sur Israël.jpgN’oublions pas que l’intervention de l’armée israélienne fait suite à la reprise des tirs de roquettes de la part des partisans du Hamas, sur la population civile israélienne, allant jusqu’à viser des écoles maternelles, comme à Beersheva ou à Sdérot.
En intervenant à Gaza, Israël est en position de légitime défense.
Hamas 2.jpgLe mouvement Hamas est à l'origine créé en tant que bras armé des Frères Musulmans, le mouvement islamiste fondé en Egypte. Le Hamas voit le jour juste après le déclenchement de la première intifada, en décembre 1987, crée par le cheikh Ahmed Yassine.
Il est ainsi d'inspiration nettement plus religieuse que nationale.
Prônant la création d'un État islamique sur l'ensemble de la Palestine historique, de la Méditerranée au Jourdain, il s'était opposé aux accords d'Oslo de 1993 qui avaient débouché sur la création de l'Autorité palestinienne.
Contrairement au Fatah, le Hamas refuse de reconnaître le droit à l'existence de l'État d'Israël, dont il préconise la destruction.
Attentat en Israël.jpgInscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne, des États-Unis ou encore du Japon, le Hamas est lié à la plupart des attentats suicide et des tirs de roquettes sur Israël, ces dernières années.
En 2006, il profite du discrédit du Fatah dans l'opinion, du à la corruption du parti au pouvoir et à l'absence de réelles avancées concernant la création d'un État Palestinien, pour remporter les élections législatives du mois de juin.
Le Hamas prend définitivement le pouvoir par les armes à Gaza un an plus tard en juin 2007 en chassant son adversaire historique, le Fatah, dans un bain de sang.
Depuis le gouvernement du Hamas, dirigé par Ismaïl Haniyeh, n'a de cesse de contester la légitimité de Mahmoud Abbas à la tête de l'Autorité Palestinienne et de dénoncer le blocus pour raison de sécurité, de la bande de Gaza par Israël. Le Hamas est en fait réellement dirigé depuis Damas, la capitale syrienne, par Khaled Mechaal.
L’on connait le soutien notamment financier que donne la Syrie, ainsi d’ailleurs que l’Iran, aux terroristes islamistes du Hamas.
Khaled Mechaal, chef du Hamas.jpgKhaled Mechaal, a appelé samedi 27 décembre les Palestiniens à déclencher une nouvelle intifada contre Israël et a évoqué une reprise des attentats suicide, dans un entretien à la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira, en déclarant "Nous appelons à une intifada contre l’ennemi (Israël). La résistance va se poursuivre par des opérations suicide".
Et ce sont les populations civiles de la bande de Gaza qui ne demandent qu’à vivre en paix, qui subissent les conséquences de la haine de leurs dirigeants assassins, malgré le fait que les frappes aériennes israéliennes ne visent que les installations du Hamas.
Mais l’on sait que les terroristes du Hamas mettent leurs infrastructures au milieu des quartiers civils se servant de la population comme bouclier.
La création d’un État palestinien ne peut être envisagé que dirigé par un régime démocratique qui reconnaitrait l’État d’Israël et son droit à vivre en paix.
Seigneur, protège la terre d'Israël.

31.12.2008

Immonde

Drapeau France 8.jpgEn France, vendredi 26 décembre 2008, le comédien antisémite d’extrême droite Dieudonné donne la dernière représentation de "J’ai fait l’con" devant 5 000 spectateurs, au Zénith à Paris.
Dieudonné.jpgDieudonné, au bout d’une heure trente de spectacle, accueille sous les applaudissements du public, l’universitaire Robert Faurisson, condamné à de multiples reprises par la justice française en raison de ses théories immondes, négationnistes selon ses opposants ou révisionnistes selon ses partisans, théories qui nient l’existence de la Shoah.
Robert Faurisson.jpgRobert Faurisson fait d’ailleurs actuellement l’objet d’une nouvelle enquête judiciaire pour avoir qualifié l’Holocauste de "religion officielle" qui "continue d’abuser des millions de gens par des procédés grossiers".
Après un échange verbal sur le ton de l’humour avec Dieudonné M’Bala M’Bala, Robert Faurisson reçoit alors sur scène le prix "de l’infréquentabilité et de l’insolence" des mains du technicien de Dieudonné, Jacky, déguisé en déporté juif avec une étoile jaune sur la poitrine.
Ce sketch a provoqué de vives réactions, dans les associations juives et dans les associations antiracistes.
CRIF.jpg"Mascarade odieuse", s'insurge le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), exigeant que les pouvoirs publics "cessent de subventionner les salles où se produit le multirécidiviste Dieudonné".
SOS-Racisme, de son côté, juge que "ce qui s'est déroulé au Zénith de Paris (...) ne peut être considéré comme une simple "provocation"".
L’association s’interroge en déclarant "Chacun des spectacles, et notamment au Zénith de Paris, est une possible occasion d'un dérapage. La question se pose alors : les spectateurs de Dieudonné vont le voir pour rire ou pour huer les Juifs?"
SOS-Racisme déclare également qu’il faut "attirer l'attention sur les personnes assistant aux spectacles de Dieudonné".
Jean Marie Le Pen 4.jpgLe 26 décembre au Zénith, Jean-Marie Le Pen, parrain de la troisième fille de Dieudonné, sa femme Jany et sa fille Marie-Caroline étaient présents dans la salle. L’information, rapportée par un témoin sur place, a été confirmée par Jacques Vassieux, le conseiller régional FN de la région Rhône-Alpes qui a déclaré "Il était dans la salle avec son épouse, Jany, ainsi que de nombreux adhérents du FN".
Étaient également présents ce soir là, l'écrivain Alain de Benoist, plusieurs personnalités d'extrême droite comme Dominique Joly, un conseiller régional FN, Patrick Bourson, un proche de Jean-Marie Le Pen, ou encore l'ancien leader du GUD (Groupe Union Défense), Frédéric Chatillon.
Mais aussi la militante pro-palestinienne extrémiste Ginette Skandrani et le leader radical noir Kémi Seba, ancien responsable du groupuscule Tribu Ka dissous en 2006 par le ministère de l’Intérieur et fondateur du Mouvement des Damnés de l’Impérialisme.
UEJF - Union des Etudiants Juifs de France.jpgCette liste d'invités fait dire à l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) que l'humoriste est un "nouveau leader de l'extrême droite", un constat partagé par SOS-Racisme qui voit dans cet incident "l'affirmation d'une ligne politique, fût-elle brouillonne, d'extrême droite".
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a laissé entendre qu'il pourrait porter plainte contre Dieudonné.
Sur RTL, Serge Klarsfeld, le président de l'Association des fils et filles de déportés juifs de France a quant à lui déclaré "Je vis douloureusement" cette "provocation", estimant qu'il s'agissait avant tout d'une "mise en scène" destinée à "renforcer le public de Dieudonné" et qu'il n'y a pas "eu de propos négationnistes" sur scène. De ce point de vue-là, il doute que des poursuites soient possibles.
Dans Le Journal du dimanche, Dieudonné a expliqué qu'il avait invité Robert Faurisson dans un souci de "liberté d'expression".
Triangle rose 1.jpgEtoile jaune.jpgAprès l’homophobe Christian Vanneste qui insulte les gays au nom de la liberté d’expression, le militant d’extrême droite Dieudonné déverse ses propos antisémites, lui aussi au nom de la liberté d’expression.
Tous les appels à la haine ne sont pas et ne seront jamais une liberté d’expression et doivent être condamnés fermement.
La vigilance et l’union sont plus que jamais nécessaires contre la bête immonde.
Seigneur, protège-nous de toutes les exclusions.

16.12.2008

Ouvertement fascistes

Drapeau Italie 2.jpgEn Italie, aujourd’hui, des membres du parti fasciste Alliance Nationale occupent des positions de haut niveau dans le gouvernement de Silvio Berlusconi et dans le pays.
Et cela ne semble préoccuper personne au niveau européen!
Souvenons nous que sainement, en 2000, la participation du FPÖ, parti d’extrême droite de Jörg Haider, au gouvernement du Parti Populaire (OVP) de Wolfgang Schlüssel, avait créé une crise au sein de l’Union Européenne. Celle-ci décréta des sanctions contre le gouvernement autrichien, excluant ses membres des réunions et des organes de l’Union.
Gianfranco Fini, président du parlement italien.jpgAlleanza Nazionale.jpgAujourd’hui, en Italie, Gianfranco Fini, le président du parti Alliance Nationale est le nouveau président de la Chambre des députés italiens.
Gianni Alemanno, Alleanza Nationale italienne, maire de Rome 2.jpgGianni Alemanno, le nouveau maire de Rome a également un passé fasciste.
Il a défendu dernièrement le fascisme dans une interview accordée au journal Corriere della Sera, en déclarant que "le fascisme avait aussi eu ses bons côtés" et que "Nombreux étaient ceux qui y ont adhéré en toute bonne foi".
Dans sa jeunesse, Gianni Alemanno avait été membre du "Front de la jeunesse" du MSI, le parti inspiré du fascisme de Benito Mussolini.
Il est marié avec la fille de Pino Rauti, un membre fondateur du MSI qui a fondé en 1956 le mouvement terroriste d’extrême droite Ordine Nuovo.
Deux semaines à peine après les élections législatives qui devaient mener la coalition de Silvio Berlusconi au pouvoir, Gianni Alemanno était élu le premier maire de droite de Rome depuis la Seconde Guerre mondiale, à la grande joie de ses supporters, manifestant le bras levé, le salut fasciste.
Ignazio La Russa, ministre de la Défense italienne.jpgIgnazio La Russa, le ministre italien de la Défense, a également fait part de son admiration pour les fascistes italiens.
Le 8 septembre 2008, lors , d'une cérémonie commémorativedurant laquelle le président Giorgio Napolitano a déposé une couronne de laurier au monument des partisans de Rome à la Porta San Paolo, Ignazio La Russa a déclaré que, pour sa part, il se sentait obligé de rappeler la mémoire des soldats qui ont été au service de la "République sociale italienne".
Il a ajouté "Ce serait ne pas écouter la voix de ma conscience que de ne pas commémorer les soldats de la République sociale de Salò, qui, de leur point de vue, se sont battus pour les valeurs de la patrie et ont résisté à l’avancée des troupes anglo-américaines en Italie. Ils méritent aussi le respect de tous ceux qui considèrent l’histoire de l’Italie avec objectivité".
MSI - Movimento sociale italiano.jpgComme son père, Ignazio La Russa a été un membre actif du principal parti fasciste italien d’après-guerre, le Mouvement social italien (Movimento sociale italiano, MSI), précurseur de l’Alliance nationale.
Ignazio La Russa est le ministre du gouvernement Berlusconi qui est le responsable du déploiement de soldats à l’intérieur du pays, tout en transformant d'anciennes casernes militaires en camps d’internement pour des immigrés "illégaux", afin de les garder militairement.
La nouveauté réside dans le fait que les nostalgiques du fascisme expriment désormais ouvertement leurs idées.
Christian Abbiati, gardien de but du Milan AC.jpgChristian Abbiati, gardien de but du Milan AC, a déclaré à la Gazetta dello Sport, "Je partage certains idéaux du fascisme : la patrie et les valeurs de la religion catholique… j’admire la capacité à assurer l’ordre social et à garantir la sécurité des citoyens".
Et il précise qu’il possède chez lui un buste de Mussolini et que la sonnerie de son portable reprend le refrain de Facetta Nera, chanson raciste et colonialiste des années 30.
Gianluigi Buffon, gardien de but de la Juventus de Turin.jpgQuant à Gianluigi Buffon, gardien de but de l’équipe nationale, a été vu portant un T-shirt arborant le chiffre 88 qui signifie "Heil Hitler" dans la symbolique des nostalgiques du nazisme. Il a en outre célébré la victoire italienne dans la Coupe du monde avec un drapeau tricolore orné d’une croix celtique.
Fabio Cannavaro, capitaine de la Squadra Azzurra, a lui, fait l’éloge des camps "Evita Péron", les colonies de vacances organisées par l’extrême-droite.
Daniele De Rossi, milieu de terrain de la Roma et de l’équipe d’Italie, est sympathisant de Forza Nuova, le mouvement de la jeunesse fasciste.
Alberto Aquilani, son compagnon de club et d’équipe nationale, collectionne les bustes de Mussolini.
Paolo Di Canio et Fabio Tacconi sont aussi des footballeurs admirateurs du fascisme.
Cette vague atteint, si on en croit de récents sondages, la population elle-même.
En effet 19% des Italiens jugent normal qu’un candidat fasciste soit présent sur une liste électorale.
Cette situation ne semble pas émouvoir les autres pays européens.
Nous devons rester vigilants, la bête immonde relève la tête partout en Europe et cela dans l’indifférence ou avec la complicité de beaucoup.
Nous devons dénoncer ces idées avant que ne s'étendent les persécutions xénophobes, antisémites et homophobes.
Seigneur, garde nous du retour de la barbarie.

11.12.2008

Droits de l’Homme secondaires

Drapeau France 5.jpgEn France, la polémique sur l’utilité de Rama Yade dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, a été lancée mercredi 10 décembre 2008, jour anniversaire des 60 ans de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
Bernard Kouchner.jpgC’est en effet le moment qu’a choisi Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, pour remettre en cause le poste que Rame Yade occupe pour défendre les droits de l’Homme.
Dans un entretien au journal Le Parisien, il déclare "J'ai eu tort de demander un secrétaire d'État aux droits de l'Homme. C'est une erreur. Car il y a une contradiction permanente entre les droits de l'Homme et la politique étrangère d'un État, même en France".
Il ajoute "On ne peut pas diriger la politique extérieure d’un pays uniquement en fonction des droits de l’Homme".
Au sujet de Rama Yade, "Il ne faut pas de titre pour être efficace".
Le temps au sein du gouvernement, de la secrétaire d’État aux droits de l’Homme, semble compté.
Rama Yade 2.jpgRama Yade n’est pas dans les meilleurs termes avec Nicolas Sarkozy, depuis qu’elle a refusé de se présenter aux élections européennes de juin 2009.
On lui demande de justifier et de défendre son action. Dans un entretien au journal Métro, elle estime avoir "fait beaucoup de choses" depuis sa nomination, il y a dix-huit mois.
Pendaison 14.jpgUn bilan dans lequel elle n'omet pas de noter sa déclaration, toujours prévue pour ce mois de décembre, contre l'homophobie à l'étranger.
Elle confirme "À la fin du mois, je vais lancer à l'ONU un appel universel pour la dépénalisation de l'homosexualité. Une soixantaine d'États vont nous rejoindre".
Elle évoque également les lignes directrices de son travail pour lutter contre les violences faites aux femmes, adoptées par l'Union européenne, ou contre le recrutement d'enfants soldats.
Elle conclue "Tous ces chantiers en si peu de temps ont permis à la France de montrer son rôle leader sur la question des droits de l'Homme et d'être suivie par d'autres États".
Mais cela ne semble plus intéresser le gouvernement.
Droits de l'Homme.jpgLe vrai visage du gouvernement de Nicolas Sarkozy semble se révéler au sujet de sa notion de défense des droits de l’Homme.
Rama Yade et la défense des droits de l’Homme semblent aujourd’hui devenus gênants.
Le président de la République et le ministre des Affaires étrangères voudraient ils ménager les gouvernements qui bafouent les droits de l’Homme?
En ces temps de crise, les intérêts économiques sont ils redevenus plus importants que la défense des persécutés?
Le secrétariat d'État aux droits de l'Homme n’a il été créé que pour l’image et pas pour la réalité de ses actions?
Rama Yade a-t-elle pris son rôle trop au sérieux?
Seigneur, aide tous ceux que l’on persécute.

01.12.2008

Tentation autoritaire

Drapeau France 8.jpgEn France, après la mort de quatre SDF en un mois en région parisienne, le gouvernement envisage de recourir à l'hébergement obligatoire des sans-abri, proposition qui a suscité un tollé chez les associations s'employant depuis des années à tenter d'amortir la crise du logement.
Christine Boutin 2.jpgChristine Boutin, la ministre du Logement a annoncé le lancement d'une réflexion sur l'opportunité de rendre obligatoire la mise à l'abri des SDF quand la température descend sous -6 degrés, avant d'indiquer sur France Info que ce seuil restait à affiner.
Nicolas Sarkozy, le Président de la République a estimé en Conseil des ministres que le gouvernement a "le devoir et la responsabilité" de "ne pas laisser mourir" les SDF de froid.
Toujours les mêmes paroles chaque année à la même période, à quand les actes?
Samu social.jpgXavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, évoquant "le délit de vagabondage" en vigueur jusqu'en 1994 a déclaré que l'hébergement forcé "serait une grave régression".
Il a poursuivi en parlant de la ministre Christine Boutin, "Elle n'y arrivera pas, elle n'a de toute façon pas les moyens légaux de porter ainsi atteinte aux droits de la personne".
Les associations rappellent inlassablement la promesse du candidat Nicolas Sarkozy, le 18 décembre 2006, qui avait dit "D'ici deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid".
Encore une promesse non tenue!
Fondation Abbé Pierre 3.jpgPatrick Doutreligne, secrétaire général de la Fondation Abbé Pierre a déclaré "Nous sommes furieux".
Il a poursuivi "Quelques jours à peine après le jugement contre le Dal et les Enfants de Don Quichotte qu'elle a approuvé, Mme Boutin sort cette idée bête. Une idée qui n'a de réalité que parce que la société a peur d'être accusée de laisser ses pauvres mourir de froid....".
Christine Boutin a fait valoir qu'aucune des 66 personnes installées durablement dans le bois de Vincennes, n'avait accepté de venir dans un centre d'hébergement. Selon elle, il restait 40 places libres en hébergement d'urgence, le week-end du 22, 23 novembre dans le XIIe arrondissement, limitrophe du bois de Vincennes.
Encore faudrait il que ces places d’hébergements d’urgence soient décentes et respectent la dignité des sans abri!
Les enfants de Don Quichotte.jpgJean-Baptiste Legrand, président des Enfants de Don Quichotte, a exprimé son "ras-le-bol".
Il a dit "Chaque année, on pose cette même question de la mise à l'abri. Catherine Vautrin (ministre déléguée à la Cohésion sociale à l'époque) la posait déjà il y a deux ans sur le canal Saint-Martin... C'est compliqué de comprendre pourquoi les gens ne veulent pas aller dans les gymnases? Allez au centre Yves Garrel, dans le XIe, vous comprendrez...".
Emmaüs France 1.jpgDidier Cusserne, délégué général de l'association Emmaüs a annoncé que deux cent soixante-cinq sans-abri sont déjà morts dans la rue cette année.
Face "au manque de places" d'hébergement d'urgence, il a plaidé pour la réquisition.
Il a déclaré "Ce serait le marquage d'une volonté politique", estimant qu'il "ne faut pas qu'il y ait des bâtiments vides autour du bois de Vincennes quand des sans-abri y meurent".
Comme d’habitude quand il a s’agit pour le gouvernement de trouver de l’argent pour les banques, il n’y a pas eu de problème, pour les sans-abri il ne reste rien.
De plus, si les conditions d’hébergement étaient décentes et durables pour les sans-abri, ils y iraient. Ce ne serait pas la peine de vouloir autoritairement les y faire venir.
Seigneur, aide-nous à protèger les faibles et les démunis.

29.10.2008

La faim d’un monde

Dollars.jpgLes États occidentaux viennent de trouver miraculeusement 2 300 milliards de dollars pour renflouer les banques après le désastre de leurs honteuses spéculations.
Aux États-Unis les contribuables devront payer 700 milliards de dollars. En Europe, les gouvernants ont trouvé 1 600 milliards de dollars pour le plan de sauvetage des banques.
C’est donc de l’argent public, celui des citoyens, qui réglera l’addition laissée par les entreprises privées.
Telle est la morale de la "libre entreprise" et de "la loi du marché". Dans la société capitaliste, on "nationalise" les pertes et on "privatise" les profits.
Ceci avec la complicité des gouvernants.
Misère 2.jpgPendant ce temps, les mêmes responsables ne trouvent pas 30 milliards pour sauver des millions d’êtres humains qui meurent de faim dans le tiers-monde.
Aux États-Unis, le budget militaire 2008 était de 515 milliards de dollars, auxquels a été ajouté un complément de 70 milliards de dollars pour faire face aux expéditions américaines en Afghanistan et en Irak.
Les citoyens américains vont être confrontés à une crise économique sans précédent qui va amener son lot de misère supplémentaire. Et les citoyens européens ne seront pas épargnés.
Mais le plus dur va être, encore une fois, pour les pays les plus pauvres.
Que dire des populations abandonnées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine qui meurent de faim?
FAO.jpgDans son rapport annuel sur l’insécurité alimentaire, l’Agence des Nations Unies pour l’alimentation (FAO) écrit "Près de 6 millions d’enfants dans le monde meurent chaque année de maladies liées à la faim et à la malnutrition1 et 852 millions de personnes sont actuellement sous-alimentées".
En fait, ces chiffres doivent être majorés pour 2008, l’Agence annonçant 75 millions de personnes supplémentaires sans possibilité de se nourrir normalement.
Jean Ziegler.jpgJean Ziegler, rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies, déclare que dans le monde, un enfant de moins de 10 ans meure de faim toutes les 3 secondes.
La FAO indique que "La plupart de ces enfants meurent de maladies infectieuses curables, notamment de diarrhée, de pneumonie, du paludisme ou de la rougeole, et qui auraient survécu si leurs constitutions physiques et leurs systèmes immunitaires n’avaient pas été affaiblis par la faim et la malnutrition".
Jacques Diouf, directeur de la FAO.jpgJacques Diouf, le Directeur général de la FAO, déclare que la solution est simple, "Pour éradiquer la faim dans le monde, il faut investir 30 milliards de dollars par an. Cela peut paraître beaucoup, mais tout est relatif : les dépenses d’armement représentent 1 204 milliards de dollars. C’est donc une question de choix politique".
Trouver 30 milliards de dollars par an, comparés aux dépenses de guerre et aux nouveaux sacrifices imposés aux citoyens pour éponger les malversations des banques, est une goutte d’eau dans la mer des profits privés réalisés par une petite minorité de spéculateurs qui sont protégés par les gouvernants.
Ces mêmes gouvernants osent nous dire, en France comme aux États-Unis, que l’on ne peut rassembler ces 30 milliards de dollars au niveau mondial, "faute de ressources budgétaires" .
Voilà l’ignoble loi de notre monde où les gains de quelques personnes se construisent sur la mort de millions d’autres.
Voilà notre triste monde où les financiers organisent la famine et où les gouvernants complices, criminalisent ceux qui la fuient.
Seigneur, protège les plus faibles et les plus démunis.

14.08.2008

Lâcheté présidentielle

6fdcd33f2f73a5f1d13144807d57e75b.jpgEn France, Sa Sainteté le Dalaï Lama, chef spirituel et politique des Tibétains écrasés par le joug chinois, fait un voyage depuis le 11 et jusqu’au 23 août.
e8d4efcea029ca454da86ff5658df8e4.jpgLors de son voyage express à Pékin pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, Nicolas Sarkozy avait indiqué qu'il ne recevrait pas le Dalaï Lama, qui ne l'a pas "demandé".
Donc, le chef de l'État n'aura pas à trancher l'épineuse question d'une rencontre avec le chef des Tibétains en exil, qui aurait fort déplu aux autorités chinoises.
Les autorités chinoises avaient d'ailleurs brandi la menace "de conséquences graves".
Le plus proche conseiller du Dalaï Lama, Tenzin Takla a confirmé qu'"aucune rencontre n'était prévue" pendant son séjour en France à compter du 11 août et qu'il n'y avait pas eu de "demande" dans ce sens.
L'Élysée dans un bref communiqué avait indiqué hypocritement "Le président de la République comprend les raisons qui conduisent le Dalaï Lama, compte tenu des circonstances présentes, à ne pas solliciter un entretien durant son séjour au mois d'août en France".
Mais Nicolas Sarkozy ou des membres du gouvernement français auraient pu souhaiter rencontrer Sa Sainteté le Dalaï Lama à titre privé.
08dea289cf9b31d4fdd015858e9cc409.jpgMais en fait, Nicolas Sarkozy et le gouvernement français n’ont à aucun moment eu l’intention de recevoir le Dalaï Lama, pour ne pas froisser les autorités chinoises.
Le Dalaï Lama a seulement été reçu hier mercredi 13 août par des membres du Sénat, mais de façon privée.
Le président de la République délèguera symboliquement son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, à une "cérémonie religieuse présidée par le Dalaï Lama qui marquera l'inauguration le 22 août d'un important temple bouddhique", selon l'Élysée.
Peut être pour détendre l’atmosphère, en profitera t’elle pour offrir son dernier disque au Dalaï Lama!
055c9ca686a9717a9605f00c9fd7fb9e.jpgb1874d10e64fae5a3b843bf256b759cf.jpgGeorge W. Bush a reçu le chef spirituel tibétain. Angela Merkel l'a rencontré lors de son dernier passage en Allemagne.
Les Chinois n'ont rien dit et n'ont d’ailleurs rien à dire.
Et le président de la République française, lui est heureux d’évoquer des prétextes et de se défiler pour ne pas recevoir le Dalaï Lama, pour ne pas déplaire aux dictateurs chinois.
Hier, mercredi 13 août, l’Élysée visiblement gêné par les questions sur le pourquoi de la non rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï Lama, a indiqué que le Dalaï Lama sera reçu par Nicolas Sarkozy le 10 décembre, avec d’autres prix Nobel de la Paix.
Encore une défilade, le Dalaï Lama ne sera pas reçu en temps que chef des Tibétains.
C'est cela la realpolitik que pourtant le candidat Nicolas Sarkozy avait dénoncé pendant sa campagne présidentielle. Un mensonge de plus!
e66a68f4bd486b826f43a65ec22fb288.jpgRappelons que lors de sa visite à Pékin pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, dans une interview au journal Chine Nouvelle, le président français, Nicolas Sarkozy a célébré "l'amitié historique, indéfectible et inébranlable" entre Paris et Pékin, à qui il décerne même une "médaille d'or" pour l'organisation des Jeux Olympiques.
Les numéros un d'Allemagne, d'Italie et de Grande-Bretagne se sont, pour leur part, dispensés d’assister à cette cérémonie masquant une terrifiante dictature.
Les choses sont simples, ou l’on défend les droits de l’Homme et l’on reçoit le Dalaï Lama, chef spirituel et politique d’un peuple que la Chine est en train d’exterminer ou l’on dit clairement que l’on soutient la dictature chinoise et sa répression de la liberté.
Les conséquences ne seront que celles que l’on prend quand on veut rester libre.
Tout le reste est lâcheté et hypocrisie.
On voit de quel coté sont Nicolas Sarkozy et son gouvernement.
Seigneur, aide les hommes à être libres.

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