20.11.2009

Égalité et discrimination

Drapeau France 5.jpgEn France, le président du MoDem a plaidé mercredi 18 novembre 2009 pour "une approche positive du droit des homosexuels à vivre une vie de couple reconnue devant la loi".
Francois Bayrou 3.jpgModem.jpg


François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem) a expliqué sur la chaîne Public Sénat, "Les sociétés évoluent et les gens aussi" comme "mon regard sur la reconnaissance du droit des homosexuels à vivre une vie de couple reconnue devant la loi. Je trouve qu'il faut avoir une approche positive de ce point de vue là".
Couple gay 63.jpgInterrogé sur le PaCS, il s'est dit "favorable à l'idée de l'égalité des droits entre couples constitués devant la loi".
Il a expliqué "Je suis favorable à l'égalité des droits fiscaux, sociaux et en matière de succession. Je trouverais tout à fait normal et possible que l'on ait une signature en mairie". Pères gays 14.jpgConcernant l'adoption, le leader centriste a expliqué n'avoir jamais compris "la discrimination qui est exercée par quelques uns sur ce droit là".
Il déclare "En France, les célibataires ont le droit d'adopter. Si les célibataires ont le droit d'adopter, je ne reconnais pas aux pouvoirs publics la faculté d'aller scruter dans leur vie personnelle (...) la vie intime de quelqu'un ne regarde pas l'État, donc je suis contre cette discrimination".
François Bayrou a fait valoir que "Lorsque deux personnes vivant en couple élèvent un enfant ensemble, il faut que soit reconnu un lien entre ces deux personnes et l'enfant".
Il a rappelé "Voilà pourquoi j'avais défendu une idée qui était, ce qu'on appelle l'adoption simple, qui était la faculté d'inscrire dans la reconnaissance publique, ultérieurement, en cas de mort, d'accident ou de séparation, un lien entre les deux personnes qui élèvent cet enfant" en expliquant qu'il suffirait "d'une simple modification législative pour que l'adoption simple n'interrompt pas les droits du parent qui avait les droits parentaux précédents".
Armoiries du Vatican 1.jpgFrançois Bayrou, pourtant catholique pratiquant, bien sûr en désaccord avec les positions intransigeantes et homophobes du Vatican sur la reconnaissance homosexuelle, a toujours défendu la laïcité de la République et avec courage et humanité défend une vraie société d’égalité.
Pendant ce temps là, l’UMP réaffirme ses positions discriminatoires.
Xavier Bertrand, président de l'UMP.jpgXavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP se dit opposé à l'adoption par les couples homosexuels.
Il ajoute dans un entretien au journal La Croix qu'il n'est pas non plus favorable au mariage homosexuel.
Homoparentalité 1.jpgIl déclare "Ma famille politique est opposée à l'adoption par les couples homosexuels. La loi ne le permet pas et je ne vois pas pourquoi il faudrait la changer". Simplement pour l’égalité de tous les Français!
Il ajoute "Je ne suis pas favorable non plus au mariage homosexuel car, derrière, se pose précisément la question de la filiation et de l'adoption par les couples homosexuels. J'estime qu'il est important de poser des repères (...) en l'occurrence un père et une mère".
Il poursuit pour se justifier "Le candidat Nicolas Sarkozy n'a pas proposé l'adoption par les couples homosexuels", et "ne pas (y) être favorable ne veut pas dire qu'on est conservateur par nature". Alors comment cela s’appelle t’il?
Selon Xavier Bertrand "Vouloir conserver des repères stables", n'est "pas incompatible avec une approche moderne de la société".
Voilà encore une fois un joli discours hypocrite de la part d’un membre du parti au pouvoir.
De beaux discours sur l’égalité et derrière aucune volonté et réalité des actions.
Seigneur, aide-nous à obtenir l’égalité.

19.11.2009

Danger pour la démocratie?

Drapeau France 8.jpgEn France, Anne Hidalgo ne renonce pas dans son combat pour permettre la célébration de cérémonies de PaCS dans le 15ème arrondissement de Paris, dont elle est l'une des élues, malgré le refus obstiné du maire UMP.
Anne Hidalgo, première conseillière au maire de Paris 2.jpgAnne Hidalgo dénonce l'attitude de Philippe Goujon, maire du 15ème arrondissement, par ailleurs patron de la fédération UMP de Paris qui s'obstine à refuser ces célébrations alors même qu'elles n'ont qu'une portée symbolique, ne sont pas prescriptives de droits nouveaux et qu'il n'est pas demandé au maire réfractaire de célébrer lui même ces évènements mais de permettre à des conseillers d'arrondissements progressistes de le faire.
Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris 2.jpgMais Philippe Goujon interdit de surcroît aux élus de l'arrondissement d'en organiser.
Pour Anne Hidalgo l’attitude du maire est "Lâche, consternante et injuste".

PaCS en mairie.jpgElle est l’initiatrice d'un vœu porté au vote du conseil d'arrondissement pour que les pacsés qui le souhaitent puissent bénéficier d'une cérémonie en Mairie à l'instar de ce que qui se pratique dans d'autres arrondissements parisiens, mais de gauche, ou dans d'autres villes françaises, dont certaines gérées pourtant par la majorité présidentielle comme Nice, Bordeaux…
Un débat avait lieu au conseil d'arrondissement lundi 16 novembre suite à ce vœu déposé par Anne Hidalgo avec les élus de son groupe PS, PRG et PCF.
A l'issue de la discussion les élus de droite ont suivi le maire, revenant ainsi sur un vœu invitant toutes les mairies d’arrondissement à célébrer le PaCS auquel certains UMP avaient apporté leur soutien lors du dernier Conseil de Paris.
Malgré le fait qu'Anne Hidalgo ait obtenu un vote à bulletin secret n'a pas permis de renverser le conservatisme sur le sujet.
Et ceci même si le Maire d'arrondissement n'a pas fait le plein des voix, il a obtenu pour autant que le vœu soit rejeté.
Pierre-Yves Bournazel, président du groupe UMP du 18e arrondissement.jpgPourtant Pierre-Yves Bournazel, le président du groupe UMP du 18e arrondissement déclarait récemment dans Le Parisien "Les temps changent et notre électorat aussi, il faut en tenir compte!"
Mais ce n'est visiblement pas l’avis de Philippe Goujon.
Anne Hidalgo déclare au sujet de ces élus s’opposant à ces cérémonies de PaCS, "Ces élus ont fait preuve d’un double langage honteux".
Elle ajoute "Leur progressisme de façade a laissé place à des certitudes conservatrices, à moins que ce ne soit à une profonde absence de conviction".
Elle s’interroge encore, "Comment ne pas rire jaune, lorsque le patron de l’UMP Paris met en garde contre une mise en "danger" de la démocratie et une "déstabilisation du consensus républicain", que causerait l’organisation de cérémonies du PaCS?"
Homophobie 13.jpgSur son blog, Anne Hidalgo estime que derrière les arguments de Philippe Goujon, "se dessinent une nouvelle fois l'intolérance et l'obscurantisme d'un autre âge".
Pour l'élue PS "La droite est aujourd'hui, ce qu'elle était hier", "en 1999, la droite expliquait qu'elle était contre ce progrès car la société ne l'accepterait jamais. Aujourd'hui, la société a adopté le PaCS et c'est bien la droite qui s'acharne à le refuser".
Seigneur, pourquoi toujours ce refus de reconnaitre la réalité?

18.11.2009

Retour en arrière délirant

Drapeau France 9.jpgEn France, Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, ex-ministre de la Ville, et défendrice des positions, donc de l’homophobie, de l’Église catholique romaine, était l'invitée, le 15 novembre 2009, de l'émission C Politique sur la chaîne de télévision France 5 présentée par Nicolas Demorand.
Depuis la décision de justice qui, il y a deux semaines, a autorisé une lesbienne vivant en couple à adopter, on pouvait supposer qu'à un moment ou un autre, le droit d'adoption par un célibataire allait être remis en question.
Certains en rêvaient... Christine Boutin en digne protectrice de la famille mère-père l'a fait.
Christine Boutin 12.jpgChristine Boutin a déclaré lors de l’émission C Politique, "Moi, comme je pense qu'un enfant a besoin d'un papa et d'une maman, eh bien je dis qu'il faut interdire l'adoption par les célibataires".
Si l’on va au bout de son résonnement, quand un des parents d’un enfant meurt, faut-il enlever l’enfant au parent restant, sous prétexte qu’il a besoin d’un papa et d’une maman? Elle répond non ayant ensuite du mal à faire croire au sérieux de son argumentation.
Pères gays 14.jpgContinuant sa démonstration, pour justifier sa position de refus de l’adoption pour les couples gays, elle développe une argumentation totalement délirante.
C’est un mélange informe de pseudo-psychologie, d’anti-société de consommation, d’antilibéralisme et d’anti-progressisme.
Pour elle, c’est ce qu’elle appelle "la consommation du désir" qui serait la cause de tous les maux de notre société, et notamment de l'envie des homosexuels de fonder une famille.
Comprenne qui pourra!
Si ce sont les seuls arguments des opposants à l’adoption par les couples gays!
Le résultat de cette démonstration fumeuse est que Christine Boutin est donc prête à tout pour empêcher les homosexuels d'adopter, y compris retirer à l'ensemble de la population le droit d'adopter en tant que célibataire, droit acquis en 1966.
Homophobie 11.jpgEncore une fois, elle nous montre bien qu’elle est totalement réactionnaire, et de plus qu’elle nie la réalité existante.
En tout cas, les déclarations de Christine Boutin montrent que le combat pour l'égalité ne concerne pas que les homosexuel(le)s.
L’intervention de Christine Boutin lors de l’émission C Politique : http://www.dailymotion.com/video/xb5vk7_c-boutin-veut-int...
Seigneur, pourquoi un tel rejet de l’Amour?

17.11.2009

Pour l’adoption gay

Drapeau France 5.jpgEn France, un membre du gouvernement se retrouve du coté d’une majorité de Français qui souhaitent que l’adoption par les couples homosexuels soit possible.
Hervé Morin, président du Nouveau Centre.jpgEn effet Hervé Morin, le président du Nouveau Centre et ministre de la Défense, en opposition à la prise de position du gouvernement, s'est dit le 11 novembre 2009 "favorable" à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.
Le ministre interrogé sur Canal+, a indiqué que "si nous existons (le Nouveau Centre), ça n'est pas forcément pour penser exactement la même chose que l'UMP".
Hervé Morin a fait valoir que "L'amour d'un couple, c'est beaucoup mieux que les services de la DDASS".
Nouveau Centre.jpgIl a ajouté qu’il "compte engager une réflexion (sur cette question) au titre du Nouveau Centre".
Il a insisté avec justesse "Ce qui compte, d'abord et avant tout, c'est l'amour que peut avoir un enfant, quelle que soit la configuration du couple".
Homoparentalité 2.jpgQuant aux Français, ils ne suivent pas les appels contre la possibilité d’adopter par les couples homosexuels et les tentatives de justification de la discrimination, lancés par l’UMP, les associations familiales catholiques et l’homophobe Église catholique romaine.
En effet, à la suite de plusieurs décisions de justice qui ont déjà prouvé que les tribunaux intègrent peu à peu les problématiques d'adoption des couples homosexuels, un sondage rendu public le 13 novembre sur Canal+ montrent que, pour la première fois, les Français sont majoritairement favorable à ce type d'adoption.
Pères gays 17.jpgMères gays 6.jpg





Selon ce sondage BVA réalisé pour La Matinale, 57% des personnes interrogées disent oui au droit d'adopter par des couples homosexuels, contre 41% qui s'y opposent.
Pour mémoire, la proportion de Français favorables à ce type d'adoption n'était que de 28% il y a seulement dix ans, et de 48% en 2005.
Ce sondage révèle aussi que les mentalités n'évoluent pas de la même façon selon la sensibilité politique.
Les sympathisants de droite restent farouchement opposés à l'adoption par les couples homosexuels à 62% contre 37%.
A gauche, la tendance est inverse, avec 71% de "pour" et seulement 28% de "contre".
Nicolas Sarkozy 38.jpgAu vu de ces résultats, la position du gouvernement de Nicolas Sarkozy ne risque pas d’évoluer, gouvernement qui va probablement insister sur son refus d'autoriser l'adoption par les couples homosexuels, pour ne pas se couper de son électorat.
Ce gouvernement s’il était vraiment pour l’égalité et la reconnaissance de la diversité, devrait écouter la majorité des Français pour qui, la chose essentielle pour un enfant abandonné est de retrouver l’Amour d’une famille quelle qu’elle soit.
Cela développerait aussi l’acceptation et le respect de la diversité.
Seigneur, merci pour l égalité qui progresse.

16.11.2009

Contre l’adoption gay

Drapeau France 6.jpgEn France, sans surprise, la décision du tribunal administratif de Besançon le 10 novembre 2009, d'accorder un agrément d'adoption à Emmanuelle, enseignante lesbienne, a conduit les opposants haineux à l'homoparentalité à exprimer publiquement leur opposition.
Luc Chatel.jpgCe fût en premier lieu, le rappel de la position du gouvernement, via son porte-parole Luc Chatel, qui a rappelé que "le gouvernement a eu l'occasion de dire à plusieurs reprises, le président de la République lui-même s'est exprimé sur le sujet, que nous n'étions pas favorables à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels".
Nicolas Sarkozy avait en effet déclaré dès 2006, "Le modèle qui est le nôtre doit rester celui d'une famille hétérosexuelle".
Eric Raoult.jpgUMP.jpg
Éric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis, signataire de l'Entente parlementaire contre l'homoparentalité, a rajouté le 11 novembre "Dès qu'il y a un enfant, il faut un papa et une maman".
Christian Vanneste 11a.jpgTandis que dans un communiqué, l’homophobe Christian Vanneste, autre député UMP, a condamné "la malheureuse décision" du tribunal qui "fait l'objet de l'habituel rouleau compresseur médiatique du groupe de pression homosexuel".Marine Le Pen 4.jpgFront National (FN).jpg
Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, dénonce dans un communiqué cette "scandaleuse décision".
Elle déclare "Ainsi donc, sans que les Français ni leurs représentants élus n'en aient décidé, sur simple décision d'une instance européenne et de la Halde, structure technocratique sans légitimité démocratique, on assiste à un bouleversement du droit de la famille".
Elle poursuit haineusement "Comme dans l'affaire Mitterrand, cette décision consacre la disparition d'une certaine morale d'État et le triomphe d'une société hédoniste où les volontés de certains adultes priment sur les droits légitimes des enfants", confirmant l'amalgame qu'elle fait à tort entre les "aveux" publics de Frédéric Mitterrand, son homosexualité et la pédophilie.
Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC).jpgDes collectifs tels que la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC), ajoutent "L'éducation d'un enfant et en particulier le processus progressif de la découverte et de l'affirmation de son identité sexuelle, exigent plus que de simples "référents" de deux sexes, mais bien la présence d'un homme et d'une femme qui entretiennent une relation stable d'amour. Pour la CNAFC, cette décision de justice démontre la nécessité que le législateur clarifie ce qu'est l'intérêt de l'enfant. La CNAFC demande au législateur de prononcer sans équivoque le droit de l'enfant à avoir un père et une mère et de rappeler formellement que ce droit est premier, il prévaut sur tout "droit à l'enfant"".
Collectif pour l'enfant.jpgLe Collectif pour l'enfant, qui prétend représenter une soixantaine d'associations, s'interroge "On est en droit de se demander si la décision prise par le tribunal n'est pas idéologique, et si ce n'est pas en raison de son homosexualité que cette femme a reçu le droit d'adopter". La bêtise est décidemment incommensurable.
Familles de France.jpgL'association Familles de France, dans un communiqué, n'hésite pas à parler de "discrimination à l'égard des enfants" et déclare dans son délire haineux que cette décision "contraire au code civil, au droit de la famille et à la Convention Internationale des Droits de l'Enfant".
Elle ajoute "Sous prétexte de ne pas vouloir discriminer une personne célibataire demandant le droit à l’adoption, le tribunal administratif de Besançon ne s’est par rendu compte qu’il discriminait ainsi l’enfant adopté en lui refusant le droit d’avoir un père et une mère. Comment un tribunal peut-il refuser un père adoptif à un enfant qui n’a déjà pas eu la chance d’avoir son père et sa mère biologique? Pour le tribunal, le désir d’adulte a été plus fort que le droit de l’enfant".
Armoiries du Vatican 1.jpgEt bien sûr, ces associations justifient leurs positions discriminatoires par celles de l’homophobe Église catholique romaine qui dans son combat obsessionnel contre l'Amour homosexuel, s’oppose à l’adoption par les couples gays et lesbiens.
Elle rappelle que "pour le bien de l'enfant", un couple de parents est, selon elle, dans un discours normatif excluant toute diversité, constitué par un homme et une femme, dans un communiqué diffusé le 12 novembre 2009 par la Conférence des évêques de France (CEF).
Jean-Charles Descubes, évêque de Rouen.jpgMonseigneur Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et président du Conseil Famille et Société de la CEF, dans une déclaration publiée sur son site Internet après la décision du tribunal administratif de Besançon, indique "Le droit français reconnaît la possibilité pour une personne célibataire d'adopter des enfants".
Il poursuit "Toutefois, l'adoption n'est pas une question de droits individuels mais a pour but la protection de l'enfant, privé de ses parents naturels. C'est l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit donc guider les décisions politiques et administratives. Les droits et le bien de l'enfant limitent le droit à l'enfant".
Monseigneur Jean-Charles Descubes ajoute "L'adoption permet à des enfants de faire l'expérience d'une famille et d'y être éduqué avec des repères de filiation qui doivent demeurer clairs. Une famille requiert la complémentarité de deux êtres, homme et femme, dont l'union trouve sa source dans la différence sexuelle inscrite dans les corps. Pour l'enfant, la différence irréductible des sexes de ses parents est la base et le modèle qui lui permet de construire son identité et de se situer à sa juste place parmi d'autres".
Ce discours discriminatoire pseudo-scientifique est totalement faux, les nombreux enfants de couples homosexuels et des études sérieuses le prouvant.
Il faut pour le bon développement psychique de l’enfant, qu’il ait autour de lui, une composante masculine et une composante féminine.
Mais ces composantes n’ont pas besoin d’être celle des personnes élevant l’enfant.
Il y a toujours ces deux composantes dans l’environnement proche de l’enfant même si les parents sont de même sexe.
Ce qu’il faut surtout à un enfant est de l’amour et qu’on lui apprenne le respect de la diversité.
Seigneur, la seule chose qui compte est l’Amour.

13.11.2009

Appel pour le mariage gay

Drapeau France 9.jpgEn France, la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, souhaite que les couples homosexuels puissent se marier.
C’est pour elle une prise de position, au nom de "l'égalité des droits".
Cet appel intervient à l'occasion du dixième anniversaire du PaCS, le pacte civil de solidarité.
Hélène Mandroux, maire de Montpellier.jpgHélène Mandroux a lancé samedi 7 novembre 2009, un "appel de Montpellier" pour cette ouverture du mariage aux couples homosexuels.
Appel de Montpellier.jpgCet appel proposé à 200 maires de France, quasiment tous de gauche, a été présenté lors d'une cérémonie dans le cadre du festival Bleu, Blanc, Rose, organisé par le Collectif contre l'homophobie (CCH).
Des maires de gauche étaient présents à ses côtés à la Maison des relations internationales de la Ville de Montpellier, dont le député-maire PS du XIe arrondissement de Paris, Patrick Bloche, coauteur et corapporteur du PaCS.
Bertrand Delanoë 1a.jpgPierre Cohen, maire PS de Toulouse.jpg






Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, est également signataire, ainsi que Pierre Cohen, le maire de Toulouse.
Hélène Mandroux précise sa position dans un texte dont copie a été transmise à l'AFP.
Elle y souligne que "l'homosexualité est aujourd'hui une réalité sociologique dans toutes les couches de la société".
Et, pour la maire de la huitième ville de France, "il n'est pas concevable que notre pays refuse durablement la même protection et les mêmes droits à certains couples du fait de leur orientation sexuelle".
PaCS.jpgLe PaCS, rappelle t’elle, "a été créé pour offrir un statut à des couples qui ne peuvent ou ne veulent se marier".
Elle note qu’il a "conduit à une plus grande visibilité et une meilleure acceptation de la diversité des couples".
Mais, malgré des "améliorations successives", il reste "largement désavantageux en cas de décès d'un des partenaires, particulièrement aléatoire pour les couples binationaux".
Elle poursuit, "En une décennie les mentalités ont évolué. La loi doit évoluer elle aussi", et estime que le moment est donc "venu de franchir une nouvelle étape en ouvrant le mariage aux couples homosexuels".
Hélène Mandroux précise qu'elle se tient "en dehors de toute considération d'ordre religieuse ou philosophique".
Elle écrit "Je me place uniquement sur le terrain de l'égalité des droits".
Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon (LGP).jpgLa Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon "salue et soutien" l’appel lancé par Hélène Mandroux, rappelant que "le courage politique" en faveur de l'égalité était son slogan lors de la Gay Pride de juin 2009.
La LGP déclare "Il est temps de protéger les couples et familles homoparentales, c’est une urgence sociale et républicaine. Il est inadmissible qu’une telle discrimination existe encore dans notre pays".
L'association donne rendez-vous à "toutes les personnes pour qui l’égalité doit être synonyme de réalité", samedi 14 novembre à 18h, Place du Marché aux Fleurs à Montpellier.
L’appel de Montpellier : http://www.montpellier.fr/3187-l-appel-de-montpellier.htm
Seigneur, protège ceux qui veulent les mêmes droits pour tous.

12.11.2009

Pas de différences entre les personnes

Drapeau Suède 1.jpgEn Suède, une femme pasteur de l'Église luthérienne de Suède est devenue dimanche 8 novembre 2009, le premier évêque ouvertement homosexuel du pays.
Eva Brunne, évêque lesbienne de Stockholm en Suède 1.jpgL’Église luthérienne de Suède a annoncé dans un communiqué qu’Eva Brunne, 55 ans, a été sacrée évêque du diocèse de Stockholm lors d'une cérémonie à la cathédrale d'Uppsala, au nord de la capitale suédoise, en présence du couple royal, le roi Carl XVI Gustaf et son épouse.
C’est la première fois que la principale obédience religieuse suédoise qui revendique 73 % de la population, intronise un prélat ouvertement homosexuel.
Le communiqué ne faisait pas état de l’homosexualité de la nouvelle évêque, lesbienne assumée.
Eva Brunne, évêque lesbienne de Stockholm en Suède 2.jpgLa nouvelle évêque est unie contractuellement avec une femme avec qui elle élève un enfant de 3 ans.
Elle a choisi comme mot d'ordre de son épiscopat, "Ne faites pas de différences entre les personnes" , une phrase de la Bible tirée de l'Épître de Saint Jacques.
C’est une phrase que devrait bien méditer les autres Églises.
Armoiries du Vatican 1.jpgL’Église catholique romaine tout particulièrement, elle qui refuse l’égalité des femmes dans l’ordination, et rejette la diversité de l’Amour homosexuel.
Eva Brunne pour justifier son choix, a déclaré que cette phrase "exprime la vision d'égalité entre les hommes qui fonde l'Église et rappelle notre responsabilité dans la société et dans le monde".
Elle avait été choisie en mai 2009 pour remplacer une autre femme à la tête de l'évêché de la capitale suédoise.
Mariage 10.jpgL'Église luthérienne de Suède, une des plus ouvertes au monde sur l'homosexualité, a approuvé officiellement, lors d'un synode le 22 octobre, le mariage des homosexuels dans ses églises.
Le mariage homosexuel est autorisé par la loi suédoise depuis le 1er mai 2009.
Les premiers mariages homosexuels religieux sont attendus d'ici quelques semaines.
En Suède, le mariage à l'église a valeur de mariage civil.
Seigneur, merci pour la reconnaissance et le respect de la diversité.

11.11.2009

Répression vaticane

Drapeau Vatican 1.jpgLe Vatican, il y a quelques semaines, prenait une initiative répressive sans précédent contre des religieux italiens qui veulent un vrai débat hors de tout dogmatisme figé sur le choix de la fin de vie.
La Congrégation pour la Doctrine de la Foi vient en effet de lancer un avertissement chargé de menaces aux quarante-trois religieux italiens signataires d’un appel pour la liberté de réflexion sur les questions de fin de vie.
MicroMega.jpgL’appel a été lancé par la grande revue intellectuelle italienne MicroMega suite à l’affaire Eluana Englaro et à l’occasion de la discussion au Sénat italien d’un projet de loi sur la biologie.
Eluana Englaro.jpgEluana Englaro, italienne de 38 ans était plongée dans un coma végétatif sans espoir de réveil depuis dix sept ans quand son alimentation et son hydratation artificielle ont été débranché après autorisation de la Justice et été décédée le 9 février 2009.
Cette décision avait été condamnée sans appel par l’inhumain Vatican.
Fin août déjà, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avait envoyé une lettre à tous les évêques ou supérieurs religieux, leur demandant de convoquer les signataires de ce document faisant partie de leurs religieux, de les réprimander en les avertissant sévèrement et éventuellement de prendre des mesures canoniques.
St Pierre de Rome 5.jpgLe Vatican justifie cette sévérité, hors de l’ordinaire, par la gravité des enjeux.
Il est rare en effet, que le Vatican s’en prenne, non pas simplement à une personne mais à un groupe de personnes.
En 1974, la "suspens a divinis" avait été infligée à de nombreux prêtres italiens qui s’étaient déclarés publiquement en faveur du "Non" au référendum destiné à empêcher le divorce.
Dom Giovanni Franzoni 2.jpgParmi ces prêtres se trouvait une figure connue de l’Église italienne, Dom Giovanni Franzoni, Abbé de Saint-Paul-Hors-les-Murs, qui, par la suite, quitta les ordres.
En 1989, une partie des soixante quatre théologiens signataires de l’appel de Cologne, dénonçant la restauration en cours fut également sanctionnée.
Vita trentina.jpgA cette occasion, Don Vittorio Cristelli, directeur de l’hebdomadaire diocésain Vita trentina, fut limogé pour le seul fait d’avoir abrité cet appel dans sa publication.
Aujourd’hui, l’appel lancé par les quarante trois religieux italiens justifiait d’interrompre l’alimentation et l’hydratation d’un malade en phase terminale et sans espoir de guérison.
Pour le Vatican, dans son dogmatisme, cette humanité est vue comme une forme d’euthanasie.
De plus, ce dogmatisme refuse la réflexion nuancée du cas par cas, sur la question.
Acharnement thérapeutique.jpgL’appel faisait observer que l’alimentation et l’hydratation forcées ne sauraient être assimilées à un traitement normal et obligatoire mais relèvent en définitive d’un acharnement thérapeutique réellement discutable.
Les signataires invoquaient la force de la raison et la sérénité de la foi, et aussi la liberté de conscience informée et responsable.
Mais on sait que la hiérarchie du Vatican est contre la liberté de conscience et impose ses vues intransigeantes.
Carlo Maria Martini.jpgAu sujet de ces décisions éthiques délicates, Monseigneur Carlo Maria Martini, cardinal, ancien archevêque de Milan, prend quant à lui le contre-pied de l’orientation intransigeante du pontificat actuel de Benoît XVI.
Pour lui, de façon réaliste et humaine, il n’est pas possible de trancher ces questions de façon binaire et de se replier sur une morale simpliste du "tout ou rien".
De plus il affirme que l’Église doit dialoguer avec des experts compétents, et humblement, qu’elle n’a pas des lumières sur tout.
Pas plus qu’elle n’en avait au temps de Copernic ou de Galilée sur le cours des astres.
Seigneur, pardonne à ceux qui trahissent ton humanité.

10.11.2009

Droit au mariage gay

Drapeau Portugal.jpgAu Portugal, le Premier ministre s'est dit déterminé à légaliser le mariage homosexuel, comme il s'y était engagé pendant sa campagne.
José Socrates, premier ministre du Portugal 1.jpgJosé Socrates a présenté jeudi 5 novembre 2009, devant l'Assemblée nationale son programme de gouvernement, calqué "exactement" sur le programme électoral du Parti socialiste qui, bien que minoritaire, "a gagné les législatives", a t’il rappelé.
Mariage 8.jpgParmi les sujets sensibles, José Socrates a réaffirmé sa ferme intention de légaliser le mariage homosexuel, rejetant les récents appels, notamment de l’homophobe Église catholique, à un référendum.
Contrairement à la dépénalisation de l'avortement qui a nécessité deux référendums, le premier, en 1998, avait vu la victoire du non avant que le oui l'emporte en 2007, José Socrates a exclu cette fois-ci l'organisation d'une consultation populaire réclamée par une partie de la droite, des socialistes catholiques et par l'Église.
Il a déclaré à ce sujet "Je n'accepte aucune leçon de démocratie, ni les arguments de ceux qui se souviennent des référendums quand ça les arrange. J'ai assumé cette proposition dans mon programme électoral, je l'ai défendue en débat public. J'ai donc une totale légitimité pour la proposer et la faire approuver par ce parlement".
José Socrates, élu démocratiquement sur un programme comportant le droit au mariage homosexuel, a la légitimité pour mettre cette égalité en place pour les gays et lesbiennes sans nouvelle consultation de la population.
Armoiries du Vatican 1.jpgLa réactionnaire et homophobe Église catholique romaine préférerait un référendum.
Pour gagner elle pourrait ainsi faire, comme elle le fait dès qu’il s’agit du respect et de l’égalité des gays, un ignoble lobbying populiste jouant sur les préjugés de la population, préjugés qu’elle favorise.
Déjà en février 2009, la Conférence épiscopale portugaise avait réaffirmé son opposition à toute tentative "d'assimiler les unions homosexuelles au mariage de familles constituées sur la base d'un amour entre un homme et une femme".
Pour cette Église rejetant la diversité, la famille est fondée sur le mariage entre un homme et une femme et "a le droit de voir reconnue son identité unique et incomparable, sans mélange et sans confusion avec d'autres formes de cohabitation".
Aníbal Cavaco Silva, président du Portugal.jpgEn août 2009, avant les élections, Aníbal Cavaco Silva, le président de centre-droit, s'était opposé à un projet de loi du gouvernement socialiste précédent de José Sócrates visant à octroyer les mêmes droits aux couples unis de fait que ceux mariés.
José Socrates, qui a perdu la majorité absolue lors des dernières législatives du 27 septembre, compte s'appuyer sur les voix de l'ensemble des partis de gauche, favorables au mariage gay et majoritaires au Parlement portugais.
Le chef du gouvernement a rappelé que ce projet de loi était "un geste" à l'endroit des homosexuels que sa génération "a mal traités".
Toutefois le premier ministre n'a pas mentionné la question de l'adoption par les couples homosexuels, qui ne figure pas dans son programme et ne devrait par conséquent pas figurer dans son projet de loi comme le réclament les Verts et le Bloc de gauche (BE, extrême gauche).
Le programme du gouvernement doit être débattu au Parlement mais ne devrait pas être soumis au vote, aucun parti n'ayant exprimé l'intention de déposer une motion de censure.
Cette loi légalisant le mariage gay au Portugal est une avancée de l’égalité et du respect de la diversité contre la stigmatisation et le rejet.
Seigneur, merci pour le respect de l’Amour.

09.11.2009

Menacés de persécutions

Drapeau France 6.jpgEn France, des associations de défense des gays demandent l’annulation des procédures d’expulsion et la régularisation de la situation administrative de deux homosexuels menacés d’une expulsion imminente.
Expulsion.jpgDe nouveau notre pays, qui se dit le pays des droits de l’Homme, veut renvoyer deux gays vers leurs pays où ils seront stigmatisés et persécutés.
Un Camerounais de 30 ans fuyant les persécutions homophobes dans son pays, a été arrêté à Hendaye, une heure après avoir passé la frontière après un périple de plusieurs mois à travers l’Afrique et l’Espagne.
Or, au Cameroun, les relations homosexuelles sont punissables d’un emprisonnement d’un à cinq ans.
Arrestations et condamnations interviennent régulièrement et la stigmatisation sociale et le chantage sont courants.
Un second cas concerne un Chinois de 37 ans, diplômé de lettres françaises et de gestion des entreprises à l’université de Nantes.
Il vit en couple depuis huit ans à Pantin avec un Français, Jean-Paul Marlet.
Son retour forcé serait préjudiciable, tant pour lui que pour ses proches. Il a passé 10 ans de sa vie en France.
Centre de rétention 2.jpgTous deux sont actuellement placés au centre de rétention administrative d'Hendaye dans les Pyrénées-Atlantiques, dans l'attente de leur expulsion.
Les associations à l'origine de la mobilisation dénoncent "Pour chacun d’entre eux, l’expulsion vers leur pays d’origine les expose à la haine, aux persécutions, à des peines de prison du fait de leur homosexualité, qui détruirait la nouvelle vie qu’ils s’étaient employés à bâtir".
Elles rappellent que le statut de réfugié doit être accordé aux personnes LGBT ayant été ou risquant d’être persécutées par les pouvoirs publics de leur pays d’origine.
Ardhis.jpgSOS homophobie 3.jpg
Act Up 1.jpgInter-LGBT 1.jpgL’Ardhis, SOS homophobie, Act Up-Paris et l'Inter-LGBT demandent la libération des deux homosexuels afin que l'un et l'autre puissent effectuer les démarches et procédures leur permettant de rester en France.
Pour obtenir gain de cause, les signataires du communiqué mettent la France en face de ses responsabilités.
Nations Unies gay .jpgIls rappellent qu’en décembre 2008 la France a fait voter aux Nations-Unies la dépénalisation de l’homosexualité et de l’identité de genre.
Et de conclure "Au regard de cette initiative, relevant de la lutte contre l’homophobie à un niveau international, nous attendons, pour le moins, que ce même gouvernement accorde le droit d’asile en France à des LGBT persécutés dans leur pays d’origine".
De belles intentions et engagements non suivis de faits réels, cela semble de plus en plus être l’habitude des autorités françaises.
La politique des droits de l’Homme en France ne serait elle plus que de la communication sans réalité humaine?
Seigneur, protège les persécutés à cause de l’Amour.

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